mercredi 3 mars 2010

Compléments d'information de Sophie Marinopoulos

Jean-Vital, je vous confie un message comme « droit de réponse » qui fait suite à vos propos sur votre blog, afin que vous puissiez le mettre à disposition de vos lecteurs.
Nous nous sommes rencontrés il y a quelques années, déjà dix ans, en 2000 à l’APAEC l’association des parents adoptifs des enfants de Colombie et vous faisiez une intervention sur l’adoption, en tant que « spécialiste ». Vous veniez de prendre vos fonctions. Ce jour là devant 200 parents adoptifs attentifs, vous avez dit « que les parents adoptifs étaient parents à 50% ». Cela a jeté un froid. Conscient de l’effroi que vous veniez de créer dans le public des parents vous avez alors modifié « non à 60%...enfin 70% mais pas plus ». Alors que j’avais pris la décision de ne pas intervenir, le président de cette association a demandé mon avis. Je me suis permise alors de vous reprendre et de me tourner vers tous ces parents et leur dire « vous êtes parents à 100% ». Il me fallait les rassurer car votre intervention tenait de la maladresse alors que dans le fond il me semblait que vous vouliez dire l’importance du lien de filiation adoptif tout en insistant sur l’importance du passé de l’enfant, de son pays où il est né, de ses parents d’origine. Là était notre première rencontre professionnelle qui a scellé me semble t-il un respect réciproque. Nous avons su partager et rire de votre annonce un peu refroidissante qui avait mis en larmes un futur papa fragile qui m’a avoué ne plus vouloir adopter s’il ne pouvait pas être le père à part entière de son enfant. Je l’ai rassuré, j’ai repris vos paroles différemment pour expliquer l’attention toute particulière que vous portiez à juste titre aux origines et qu’à aucun moment vous n’aviez voulu destituer les parents adoptifs de l’importance de leur place. N’est ce pas là notre travail ? Ensemble accompagner les familles adoptives ? Mais bien avant cette conférence qui nous a réuni, ma vie professionnelle m’avait mis sur la rencontre des questions d’abandon et d’adoption. Je doute que vous ne le sachiez pas, mais au vu de la mauvaise information donnée à vos bloggeurs, je vous rappelle quelques éléments de mon parcours tout en répondant à vos attaques, et en tentant de resituer le débat autour de vraies questions et non de disputes stériles.
En 1985 je travaille à l’Hôpital de Nantes, à la maternité et je suis dans le service des interruptions volontaire de grossesse. Là je rencontre des femmes de tous âges, tous milieux, voulant interrompre une grossesse, certaines en délais dépassés, ne pouvant même pas partir à l’étranger, dans des pays aux délais plus large. Ces femmes pour certaines ont fait le choix de ne pas garder leur enfant. Ma rencontre avec celles qui abandonnent est née ainsi puis s’est développée dans la maternité où j’ai mis en place des protocoles d’accueil pour elles, leur conjoint, mais aussi pour l’enfant à naître. J’ai constaté que rien n’était fait pour la séparation précoce, que l’abandon était honni alors que l’adoption était vantée. J’ai commencé à travailler cette question car nous ne pouvons pas être « pour l’adoption et contre l’abandon » en France. Egalement il fallait que nous prenions conscience que « l’enfant abandonné et l’enfant adopté était le même enfant et que nous devions apprendre à prendre soin de lui, en prenant soin des parents de naissance ». Aussi quand je lis dans ce blog 25 ans plus tard, sous votre plume, que ma spécialité sur l’abandon n’a rien à voir avec l’adoption, cela me laisse sans voix. Etes vous pris à ce point par le drame de notre société qui ne pense plus l’homme en interaction, en lien tant au niveau de son corps que de son histoire, pour imaginer « que cela n’a rien à voir » ! Que d’années perdues quand on lit d’un nouveau collègue qui arrive 15 ans après vous dans le domaine de l’adoption, des propos pareils ! Je suis sidérée que vous ayez donné tant de place et d’accueil à la violence et pas un mot sur le travail accompli avant votre venu sur le sujet. Jean-Vital nous sommes nombreux a avoir beaucoup fait sur la question, beaucoup avant moi et encore avant. On ne peut ignorer l’histoire ainsi.
Mais je tiens à continuer sur quelques informations qui vous ont échappé sur mon expérience professionnelle, ce que je regrette. Je me serai bien passé de ce rappel mais je n’aime pas que vous mettiez à disposition du plus grand nombre des informations fausses ou erronées me concernant. Donc, nombreux sont les parents adoptifs qui ont entendu ce discours sur l’abandon et l’ont compris. Très vite j’ai reçu en consultation des familles adoptives et leurs enfants. Leur confiance et celles de leurs enfants nous ont fait partager de longues années où le soin psychique auprès de ces familles, a permis au lien filial et parental de se construire et de se stabiliser avec les spécificités de cette filiation particulière, et, à risque. Les enfants ont été mes enseignants. Ils m’ont tant appris. Avides de grandir ils sont lucides et sans détours. Honnêtes, ils ne pardonnent rien à ceux qui les trompe, les utilise, les bouscule, ne les laisse pas être ce qu’ils sont. Ils savent le dire avec leurs mots qui parfois sont des maux du corps. Chaque adoption qui comporte des zones d’ombre est un cancer familial qui un jour où l’autre se manifestera.
Nous sommes au début des années 1990 quand ces consultations se multiplient. Vous n’êtes pas encore arrivé dans l’adoption. Notre différence d’âge n’est pas très grande, notre expérience en l’adoption est immense. Il faudra attendre encore dix ans, dix années pendant lesquelles je poursuis mon travail dans l’abandon et l’adoption. Un prix de la Fondation de France début des années 2000 pour encourager ce travail unique auprès des bébés abandonnés, leur acheter une layette, un album photo, un livre de vie et un jouet. Aujourd’hui cela vous parait simple ? Mais à l’époque j’ai reçu des attaques sévères pour vouloir accompagner ceux qui abandonnent et les grossièretés d’alors étaient presque du même niveau que celles que nous pouvons lire aujourd’hui dans la bouche des familles adoptives qui parlent sur ce blog. Mais qu’importe à mes yeux tous les enfants ont les mêmes droits et la même valeur. Leur santé psychique est aussi importante que leur santé physique. En vous lisant je ne peux que mesurer le peu de connaissance du monde médical de cette santé et son ignorance du corps psychique. Les enfants sont pour leur part mieux enseigné sur ce sujet. De même très vite ils condamnent les expressions de haine et savent que c’est un poison. Il faut parler longtemps avec eux, les suivre de longues années dans une continuité de soin pour approcher l’enfance et sa logique. Dans l‘affaire qui nous occupe, nous avons oublié la fragilité psychique de l’enfance au point que nous ne voulons rien voir ni entendre. Ainsi chaque enfant a pu entendre que sa souffrance devait rester indicible et que son arrivée en France ne pouvait être que du bonheur. Pour preuve chaque manifestation des enfants arrivés à l’aéroport est vue comme un état réactionnel à la fatigue, le décalage horaire, le manque de sommeil. Son existence d’enfant d’avant est annulée. Pour les français avides d’enfant, ils ne quittent pas un pays, une vie, des amis, des liens familiaux, non tout cela n’existe pas. Ils ne font qu’être accueillis, rencontrent des parents sauveurs, et vont vers la seule vie à nos yeux corrects. Chaque enfant trompé deviendra un adulte révolté et la révolte n’a pas la construction saine de la colère. La révolte est à l’image du séisme : destructeur. Espérons que ces enfants venus dans la précipitation, ne soient pas trop plus tard, révoltés.
En 1992 je décide de partir plus d’un an avec mon mari et mes quatre enfants âgés de 20 mois à 12 ans, autour du monde et de passer dans chaque continent pour faire un travail de recherche sur l’abandon et l’adoption. Ce travail m’a permis de comprendre les enjeux culturels de la filiation et j’ai poursuivi cette recherche en multipliant les voyages depuis. Nos enfants par ce voyage n’ont pas fait du tourisme mais on vécu et participé à la vie si différente des enfants rencontrés. La tolérance passera par nos enfants, et les mettre en situation de vivre et d’aider ceux qui n’ont rien, n’est pas inutile pour demain. Ce sont nos enfants qui feront le monde à venir. Ne leurs montrons pas le chemin de la haine avec des blogs qui font l’hymne à la violence mais essayons ensemble de leur montrer que les différents se dépassent et se parlent.
A mon retour fin 1993, j’ai commencé à écrire reprenant mon travail auprès des mères de naissance (terme que j’ai rapporté de Nouvelle Zélande en 1993 et qui a été repris bien souvent) et des enfants adoptés et leurs familles. 70 % de ma clientèle étaient des parents adoptifs. Une dizaine de livres sont nés et l’adoption est au cœur de mes écrits. Je dois beaucoup à mes petits patients adoptés et leurs parents. Quand vers les années 1995 le petit Lionel, enfant confié à ses parents adoptifs, âgé de 5 ans, vivant avec eux depuis sa naissance, a été arraché à eux à 6 heures du matin par une descente de police qui a cassé les fenêtres et enlevé l’enfant au nom d’un conflit administratif hallucinant, puis remis à un « père » biologique qu’il n’avait jamais vu, j’ai été la seule à prendre ma plume et une lettre ouverte est passée dans les médias, que j’ai adressé à Lionel m’excusant du comportement des adultes à son égard. Aucun professionnel n’a réagit. Pas même vous. Mais il est vrai que vous n’étiez pas encore concerné par tous ces enfants. Nous étions loin des engagements de nos maitres, tel le professeur Lebovici, psychanalyste et humaniste pour qui la cause des enfants avait du sens, à l’origine avec d’autres, de l’adoption plénière de 1966, et avec qui j’ai passé ma thèse dans le milieu des années 1980. Il ne mettait pas sur son blog qu’il était le meilleur, où le seul à connaitre l’adoption. Il agissait et faisait avancer les choses. De même qu’on ne s’auto proclame pas parents- (car on le devient dans le regard de nos enfants qui nous reconnaissent à cette place- et ce dans le temps de la vie- une vie à partager- à construire-pour laquelle il faut des années et des années pour pouvoir recevoir ce statut précieux) on ne s’auto proclame pas spécialiste. Ce statut est donné par ceux qui vous nomment, vous invitent dans le monde pour parler de votre spécialité, vous recherchent pour votre expertise, vous sollicitent pour les aider. Il faut du temps, beaucoup de temps pour cela. Il faut aller à la rencontre des autres, les respecter, les écouter et accepter d’apprendre d’eux.
Vous évoquez l’affaire de Nancy, cette affaire est avant tout l’histoire d’un enfant, Benjamin, que Pierre Lévy-Soussan et moi-même avons expertisé, et dont l’adoption plénière a été cassée. Cette histoire va laisser des traces sur toute l’adoption car elle fragilise le lien adoptif et le rend dorénavant réversible ; C’est une atteinte à la filiation adoptive et à la filiation en générale, donc une atteinte à l’équilibre de nos enfants (tous les enfants) qui ont besoin de liens solides. Une affaire est en cours actuellement et je regrette de ne pas voir un mot sur cette question dans votre blog. Oui je regrette que vous n’utilisiez pas votre énergie sur ce sujet grave qui fonde les relations humaines et qui est le fondement de la sécurité de l’enfant- savoir que des parents c’est pour la vie ! Les années 2000 ont vu il est vrai des adoptions de plus en plus différentes avec les adoptions internationales qui depuis 20 ans ne cessent de se multiplier, donnant un autre visage à l’adoption. Elles arrivent dans une société où le désir d’enfant est pris par la frénésie d’adultes qui dans leur expression ambivalente attendent longtemps pour avoir un enfant et quand ils le décident il faut que cela soit tout de suite. Là est notre vigilance collective. Laisser l’enfant au centre de nos préoccupations et lui garder sa place de Sujet. Ne pas chercher à le posséder mais à l’accompagner dans la vie. L’enfant naît dans le couple ou vient par adoption, pour nous quitter. « Va vis deviens » est l’image d’un film incontournable sur le sujet, la plus belle, et, la plus forte de ce que peut être l’adoption. J’espère que nous en parlerons prochainement ensemble loin de toute polémique.
Avant de poursuivre et de finir, deux mots sur le docteur Lévy-Soussan. Comme vous je l’ai rencontré dans une conférence en 1999. Il débutait sur la question. Nous avons tous débuté un jour et nous avons tous parlé un jour avec notre inexpérience. Depuis cette rencontre nous avons travaillé ensemble et il dirige une consultation spécialisé dans les filiations. Vous pouvez ne pas partager ses idées, ni les miennes d’ailleurs, mais vous n’avez pas le droit de parler de quelqu’un et de mettre en doute ses qualités sans savoir ce qu’il fait. Depuis 11 ans il a acquis une expérience en adoption internationale. Chaque jour il reçoit des bébés, des enfants, des adolescents adoptés qui viennent avec leurs parents pour comprendre ce qu’ils vivent en famille. Il n’est pas comme vous le dites, seulement spécialiste des adolescents. Sa qualité d’écoute est reconnue et les familles viennent en confiance pour comprendre ce qui se joue dans la relation à leurs enfants.
Une autre information, sachez que dans les congrès internationaux, nous sommes régulièrement attaqués, par les autres pays sur le comportement des familles françaises qui veulent adopter. Avez-vous conscience que le monde nous regarde agir ? Savez vous qu’au mois de décembre dernier, j’étais invité à parler au sommet africain sur l’adoption internationale et que certains pays africains m’ont renvoyé que nous n’aimions pas les enfants. Pourquoi ? C’est simple 1) l’arche de Zoé, 2) le tirage au sort des enfants par l’AFA (l’agence Française de l’adoption) 3) les agréments refusés qu’un politique peut accorder ensuite et qui prouve l’absence de valeur de ce document. Résultat ils freinent les adoptions et les enfants restent à attendre dans les orphelinats. J’avoue que depuis quelques jours les mails haineux que je reçois, de ce collectif d’Haïti est à l’image de notre mauvaise réputation et ils me font beaucoup réfléchir ( mais je fais la part des choses entre les familles adoptives et les associations de parents adoptifs qui travaillent depuis longtemps pour le respect des enfants, et ce collectif qui ne les représente en rien). Car une chose est réelle : pour devenir parent, il faut avoir su dompter ses propres pulsions de violence, et sa haine personnelle. Sinon aucune relation humaine n’est possible et surtout pas celles à l’enfant. Alors qui sont ces gens sur ce blog et ceux qui alimentent des discours guerriers? Les pays africains auraient-ils vu juste en détectant dans les comportements de certains, une absence de capacité à devenir parent de leurs enfants ? Je vous laisse dialoguer avec vos bloggeurs de cette question en espérant que vous mesurerez que vos comportements sont en soit des freins à l’adoption et que cela empêche à certains enfants d’avoir une vie de famille. A propos d’enfant qui attend. Un enfant d’Haïti a été refusé par ses parents adoptifs en Guadeloupe. Je résume : on l’a sorti de son pays pour le « sauver », de sa culture pour le donner à des « parents » qui au final n’en veulent plus. Il est aujourd’hui en foyer à l’aide sociale à l’enfance. Que faisons-nous ? Qui va aller parler à cet enfant ? Pour lui dire quoi sur ces adultes inconstants ? Et au final, il est sauvé ? Pas un mot sur cet enfant de votre part. Pourquoi ? Y a-t-il des sujets interdits ? Tabous ? Et pour compléter sur cette préoccupation majeure, je souhaite vous transmettre qu’un pourcentage inquiétant d’enfants adoptés sont ré abandonnés par leurs familles adoptives. En statistique ce n’est pas beaucoup si j’ai bien compris la logique dans votre écrit, en vie humaine à mes yeux c’est énorme. Les enfants ne peuvent pas être enfermés dans des statistiques. Vous ne recevez pas ces parents en souffrance de ne pas réussir à construire une vie avec l’enfant, puisque ce sont les cliniciens psys qu’ils viennent voir, seuls capables d’entendre et de comprendre cette souffrance, celle d’un corps psychique à l’agonie. Car oui le corps psychique peut mourir. Et c’est sur ce constat que repose notre demande de prudence que vous refusez d’entendre. Aussi au regard de cette connaissance spécifique de la vie psychique des enfants, de leur santé psychique, une fois encore je vous demande d’encourager des attitudes de prévention pour tous : les enfants, les parents, leur avenir ensemble.
Et pour finir Jean-Vital malgré tout le respect que je vous dois, vous êtes loin d’être le seul « spécialiste » avec vos dix ans d’expérience sur l’adoption dans le monde. Le docteur Chicoine, pédiatre au Canada a plus de 25 ans d’expérience et rentre de 15 jours à Haïti, Johan Lemieux psychologue 20 ans d’expérience, d’autre encore tel Niguel Cantwell (Suisse), Ivonita Trindade-Salavert (Brésil), Anne-Marie Crine (Belgique), Marie-Christine Pifaretti (Suisse), Martin Saint André (Canada), les spécialistes de Terre des Hommes, Marlène Hofstetter, Bernard Boëton…..la liste est bien longue et je m’excuse d’avance pour tous ceux que j’oublie. Nos connaissances de l’adoption, nos « CV » reposent sur nos pratiques, nos expériences professionnelles et ne parlent pas de nos enfants, car être parent n’est pas un statut professionnel sans compter que la pudeur des enfants fait qu’ils n’aiment pas être exhibés comme un faire valoir.
Je regrette de ne vous avoir jamais croisé dans les journées de partage où les questions sur l’abandon et l’adoption, se posent sans tabous, sans haine et sans jugement dans toutes les langues et avec toutes les cultures. Pédiatres, psychologues, psychanalystes, éducateurs, psychiatres, médecins généralistes, juges, assistantes sociales, OAA, associations, échangent leurs points de vue dans le respect de leur profession. On n’entend personne dénigré la spécialité de l’autre (cf. vos propos sur la psychanalyse quelque peu surprenant en 2010 où chacun sait que la psychanalyse évoque la vie affective et émotionnelle…). Là, pas de guerre et de combat, seulement l’envie de s’enrichir, d’écouter un regard différent sur ces questions, avec pour seul objectif commun : être au service des enfants et de leurs familles. Venez aux prochains échanges au Brésil en Août 2010, colloque mondial dont le docteur Lévy-Soussan est le président. Si cela n’est pas possible il y a le canada en octobre et bien d’autres encore. Appelez-moi que nous en parlions.
Ma réponse est bien longue mais la quête de la paix comme valeur absolue à défendre est un long cheminement alors qu’une déclaration de guerre tient en une ligne. Mon arrière arrière grand père, Frédéric Passy, premier prix Nobel de la paix, l’aurait sûrement mieux dit que moi, mais je pense que vous recevrez l’essentiel de ce message.
Je vous garde mon amitié
Sophie Marinopoulos




Je suis désolé j’aurai souhaité que ma réponse parasse dans les commentaires, elle est trop longue pour cela, désolé de « polluer » le message de Sophie Marinopoulos.
Avant toutes choses, je tiens à dire aux lecteurs de ce blog, que j’ai la possibilité de supprimer un commentaire, je ne l’ai fait qu’une fois pour un message écrit en chinois qui orientait vers des sites porno. Je ne l’ai même pas fait quand un vautour me menaçait des pires représailles. Je n’hésiterai pas à le faire si des propos injurieux apparaissaient. Sophie a eu le courage d’écrire ici, dans un milieu que l’on peut qualifier « d’hostile » à son égard. Vous pouvez lui écrire vos ressentiments ou votre accord, lui posez des questions, je ne sais pas si elle les lira et répondra, mais je veux que ce blog reste un lieu de dialogue.
Inutile de dire que je suis très gentil et Sophie très méchante, cela n’avancera à rien, merci pour vos remarques constructives.

Sophie,
Je suis tout à fait heureux de votre message et en toute sincérité, même s’il me laisse un peu sur ma faim, votre réponse est la bienvenue dans ce blog. Ce blog a été initialement créé pour soulager un peu mon boulot et en mettant par exemple des conseils en ligne pour avoir moins de fois à répéter, que faire face à des diarrhées, etc, etc…. Il sert aussi à pousser des coups de gueule, parfois aussi de café du commerce, et si je n’ai aucun regret sur mon message « Merci » écrit en réaction à l’arrêt des rapatriements, j’en ai un peu plus pour mon billet écrit en réponse à Bernardo, où reprenant son ton humoristique que j’aime bien, j’ai pu être parfois trop caricatural.
Il y a deux jours j’ai laissé la parole à notre ami Bernard, je suis content de vous la laisser aujourd’hui. Je suis prêt à ouvrir ce blog à tous, même les gens que j’exécre le plus dans le milieu adoptif : L’Arche de Zoé, peuvent venir me proposer une lettre ouverte, qu’ils sachent juste que ma réponse sera moins « délicate » que celle que je vais vous faire. Plus qu’un droit de réponse, pour vous Sophie, je préfère appeler cela une lettre ouverte ou un complément d’information.
Je reprends dans l’ordre certains de vos thèmes.
A propos de notre rencontre à l’APAEC, je m’en souviens extrêmement bien, je connaissais votre réputation déjà grande et j’avais été heureux d’échanger avec vous. Mais j’ai quand même besoin de corriger certaines choses, c’était en 2004 et non en 2000, j’avais déjà un peu plus de bouteille. Et le chiffre que je donnais était que les parents adoptifs étaient parents à 95% (et jamais à 50 ou même 70, j’en suis sûr je l’ai même écrit), mon but étant bien de dire qu’il ne faut pas oublier la vie d’avant et la famille bio. Suite à votre intervention (lors de la phase des questions), que j’avais trouvé fort juste, et à la discussion que nous avons eu après, j’ai changé et maintenant je dis « vous êtes parents à 100% de vos enfants mais il ne faut pas oublier que vos enfants ont 5% de parenté supplémentaire qui reste celle de leur famille bio ». Je n’ai aucune honte que mon discours ait pu changer, que vous et d’autres m’aient fait comprendre que même mon pourcentage stalinien de 95% n’était pas assez. Ce qui est merveilleux en médecine et plus encore dans l’adoption et les deux à la fois je ne vous dis pas, c’est qu’on en apprend tous les jours ! Autre correction : je ne crois tout de même pas que cela ait pu faire pleurer un papa !
Je me souviens d’une autre conversation passionnée que nous avons eu, on m’avait prédit qu’avec vous je ne pourrai pas m’entendre, car nous avions de grosses discordances sémantiques, vous qui revendiquez le terme abandon moi qui le bannit pour les enfants adoptés ! Or, c’était la même chose, le même respect pour les familles bio qui nous faisait prendre ces positions en apparence opposées, je cite souvent une de vos phrases lors de cette conversation en conférence en précisant votre nom et vos compétences : « les mères sont abandonnantes car elles sont abandonnées » à propos des femmes qui accouchent sur le secret et j’explique derrière que si j’approuve votre formule, je n’aime pas les parents qui parlent trop vite d’abandon pour faire table rase du passé. Nous avons même eu un projet d’article commun » les mots pour les maux », mais nos agendas respectifs nous ont empêchés de faire cela, je le regrette.
Sur tous vos rappels sur vos actions et vos compétences, je ne les remets nullement en doute, ni celle de Pierre, la seule chose que je remets en doute est peut être que vous avez moins l’habitude que moi de voir des enfants tout juste arrivant. Sachez qu’à part ce qui s’est passé il y a quelques jours, j’ai le plus grand respect pour votre travail, vos actions, la façon dont vous avez fait avancer dans notre société la prise en charge des mères et des enfants lors des accouchements sous X.
Cela n’a fait qu’augmenter ma déception (ma colère) de voir que c’est vous deux qui avaient torpillé le rapatriement, j’en reparlerai plus bas.
Je ne reviendrai pas sur vos tentatives de me faire passer pour un petit garçon, bien naïf dans le monde de l’adoption, comme vous le dites le temps n’est plus aux polémiques stériles.
Je ne me prétends pas le seul expert de l’adoption, je vais même vous dire que j’en ai rencontré pas mal qui ont le même raisonnement que moi sur votre action. Je me permets d’en rajouter un à votre liste car on ne le nomme jamais assez : Jean-Jacques Choulot, pourtant qu’est ce qu’on pu s’engueuler ensemble et qu’est ce qu’on se respecte ! Je ne connais pas son avis sur le rapatriement.
Les experts de l’adoption il y en a trop, même la concierge de Bernardo l’adoption l’est, tous les parents adoptifs pensent l’être aussi, certains le sont. Pour ma part, votre allusion m’a un peu gêné, mes enfants adoptés vont bien (pourvu que ça dure), et si je les adorent, ils sont pour assez peu de choses dans mon choix de devenir un spécialiste de l’adoption. Vous et Pierre en êtes de vrais, pas les cellules d’urgence qui étaient à Orly, ni les volontaires de la Croix Rouge, ils ont été dévoués, courageux, mais sans doute débordés par l’émotion d’un phénomène qu’ils ne connaissaient… De leur part, des critiques aussi dures ne m’auraient pas gênés de vous et de Pierre si !
Mon inquiétude actuelle concerne les experts qui sont partis en Haïti, on ne sait pas qui c’est ni leur niveau de connaissance. J’espère des vrais experts.
Nous sommes tous d’accord que l’adoption n’est pas parfaite, sans doute encore moins en Haïti qu’ailleurs que ces rapatriements étaient source de danger, mais est ce raisonnable de s’arrêter à la première rencontre, est ce raisonnable de ne pas plutôt proposer un suivi précis et prolongé médical et psy comme nous le faisons dans les Consultations Adoption.
Tout comme vous je sais combien on peut prendre des coups quand on défend une éthique de l’adoption. Certains de ces coups reçus, j’en suis fier, d’autres ont pu me blesser
Nous avons beaucoup de points communs, je ne vous passe pas la pommade bien au contraire, car une fois encore cela me donne un sentiment de trahison.
J’ai écrit sur ce blog un article sur Vas Vis et Deviens…
Lors de l’affaire de Benjamin, je n’étais pas expert, mais j’avais combattu à vos côtés, j’avais même évoqué et Dieu sait si j’en ai pris des coups ce jour-là cette affaire dans une émission un peu Fleur Bleue (Delarue)… en révelant que pour la première fois la France avait cassé une adoption plénière.
Je vous avoue que j’ignore l’histoire actuelle similaire à celle de Benjamin dont vous me parlez, si c’est celle des « grands parents de Cholet » je l’ai largement évoqué dans ce blog.
Pour Lionel, j’étais trop jeune dans l’adoption pour intervenir en direct, mais s’il y a bien une affaire que j’ai évoquée c’est celle là, en particulier en Polynésie, où je me suis excusé (non Bernardo ne me compare pas à Ségolène) pour cette injure à la culture et au peuple polynésiens.
Malgré cela, je ne suis pas sûr qu’en France on soit si nul que cela, si ridicule, ceux qui viennent nous expliquer que chez eux c’est bien mieux ont parfois des chiffres de ré abandon ou de divorce parental à faire peur ! Mais j’aime bien qu’ils nous disent ce qui ne va pas chez nous, j’ai quand même fait beaucoup d’anthropologie et on voit mieux les défauts chez les autres que chez soi, et Hervé Boechat et Anne-Marie Crine sont des interlocuteurs privilégies pour moi.
Je suis bien d’accord pour les trois critiques que l’ont peut nous faire, j’en rajoute une 4° qui m’a été faite à Madagascar, sur le dossier médical des parents adoptifs très pauvre : un certificat médical bidon, quand nous exigeons des enfants en pleine forme !
Mais je suis fier du rapatriement que la France a organisé non pas le moins mauvais possible mais le meilleur possible. Je suis fier du boulot du SAI et de notre ambassadeur à l’adoption internationale. Si on compare aux autres pays, nous en France, nous n’avons pas enlevé en masse et seuls des enfants vraiment apparentés à des familles françaises sont arrivés.
Je pense sincèrement que ces enfants ont été sauvés e grave danger et je suis très inquiet pour ceux encore là-bas. Tout ne peut être parfait, ces enfants sont plus fragiles que d’autres, mais en tant que spécialistes de l’adoption en avaient vus reçus en urgence ? Avez-vous élargi vos consultations ? Avez-vous mobilisé les équipes psy de votre hôpital pour leur permettre de mieux aller ?
Vous me parlez de cet enfant refusé par sa famille en Guadeloupe, j’ignorai cette histoire, mais je vous crois sur parole, et j’en suis profondément malheureux pour lui. J’ai beaucoup de mal à croire à la mère qui déchire la lettre de la mère bio sous vos yeux. Que d’autres l’aient fait à la maison sans doute, et c’est catastrophique, faut il condamner toutes les familles pour autant ou les soutenir, les aider à progresser ?
Je vous répète que je suis heureux de votre message Sophie, mais je reste sur ma faim, car il ne m’explique toujours pas pourquoi une grande spécialiste de l’adoption a pu faire pour faire prendre de tels risques à des enfants, en jouant sur des phénomènes (moments critiques habituels majorés par un évènement inhabituel) finalement assez prévisibles et connus d’une spécialiste de votre niveau, en tirant sur les vieilles ficelles des ennemis farouches de l’adoption que nous avons condamné ensemble.

JV de Monléon

59 commentaires:

Moushette a dit…

Madame, Merci pour votre réponse sur le blog de JVM !

Je reste moi aussi sur ma faim, car mis à part de longues autobiographies, je ne vois pas grand'chose sur le sort des enfants Haïtiens, pourtant c'est eux qui devraient être au centre des débats ! Ces enfants qui dorment actuellement sous des tentes dans la pluie et que les directeurs des orphelinats ont bien du mal à les approvisionner en nourriture et eau potable. Sans parler de la malaria qui va faire son grand retour avec les pluies.

Personnellement, je ne remets pas en cause votre carrière ni vos compétences, mais je n'arrive pas à comprendre qu'on puisse juger enfants et parents au bout de qqs heures à Orly.

Je suis bénévole pour un OAA, et entre autres, j'accompagne des parents chercher leurs enfants petits, grands, fratries, besoins spéciaux en Inde. Comme je le disais suite à votre article dans mon blog http://moushette.blogspot.com/2010/02/eux-ne-disent-pas-bravo.html , j'en ai souvent vu des vertes et des pas mures lors des premiers jours de démarrage entre parents et enfants. Mais cela n'empeche pas les parents de devenir d'excellents parents à l'écoute de leurs enfants et à leurs enfants de s'épanouir avec eux, bien au contraire !

Une de mes certitudes, c'est qu'on ne peut juger ni les parents, ni les enfants dans leurs premiers instants de rencontre, surtout après des longues heures de vol d'avion infligés à ces pauvres gosses. Si vous aviez formulé vos conclusions à base d'observations de ces familles pendant de longues semaines passées ensemble en France, j'aurais sans doute cautionné vos dires, mais j'ai du mal à accepter qu'on puisse juger et condamner ses enfants et parents aussi rapidement. Sachant que les conséquences sont désastreuses pour tout les enfants non rapatriés qui restent sur place dans des conditions plus que précaires....

J'aimerais avoir une réponse à la question suivante : avez vous revu certains des ces enfants que vous décrivez comme traumatisés depuis leur passage à Orly ?

Deuxième point que j'aimerais aborder : la raison de votre présence à Orly ? Y étiez vous de votre propre gré, ou votre présence ainsi que votre rapport vous ont-il été réclammés par une quelconque autorité ? J'avoue ne pas trop comprendre la raison de votre présence là-bas et ce rapport, mais sans doute doit-il y avoir une bonne raison ?

En tout cas, je vous remercie d'avoir répondu sur le blog de JVM, la démarche est courageuse.

Et comme JVM, j'espère que tout les commentateurs s'exprimeront avec respect et sans injures.

Anonyme a dit…

Bravo à vous quelle magnifique réponse!!! En tout cas cette Sophie est très narcissique, et moi et moi et moi! Quel égo!
Quelle tristesse que cette personne puisse parler ainsi des membres du collectif...
En même temps, ce ne sont pas ses enfants qui sont là-bas...
Elle ne semble pas avoir bien compris ni cerner les parents adoptants. Il lui reste encore bien des choses à apprendre sur nous! Qu'elle soit plus humble et plus vaste dans ses raisonnements. cela manque de profondeur et d'ouverture. Nous lui souhaitons longue vie pour s'améliorer!!!

Anonyme a dit…

Chère Madame,
votre démarche est en effet courageuse, et mérite d'être saluée.
Néanmoins, je pourrais co-signer chaque mot du précédent commentaire. Votre itinéraire dans le monde de l'adoption est fort bien décrit, il vous honore, et permet de mieux vous connaître. Je fais du reste partie des parents qui ont lu et relu avec infiniment d'intérêt l'ouvrage que vous avez co-écrit, "Oedipe Moïse Superman"...
Ceci dit, j'aurais aimé que dans un second temps de votre message, vous soyez capable de vous "décentrer" un peu, et de cesser ces querelles de "spécialistes" réels ou auto-proclamés pour aborder le quotidien des enfants haïtiens à l'heure actuelle, plus de 50 jours après le séisme. Des enfants qui dorment dehors, sous la pluie, avec au mieux des rations protéinées de survie, et de l'eau potable distribuée de façon aléatoire. Des enfants qui pour certains ont vu mourir leurs petits camarades. Des enfants qui savent très bien, car les nounous, sans études psy, savent fort bien préparer les enfants à leur vie future, que des parents les attendent, des parents qu'ils ont rencontrés, avec lesquels ils ont pour la plupart passé déjà plusieurs jours en Haïti (car comme vous le savez sans doute, les parents actuels sont tous allés en Haïti pour comparaître avant le jugement).
Vous avez sans doute une grande connaissance de la problématique psychique de l'adoption, je ne le mets pas en doute. Cependant, il me semble que l'évolution d'un enfant et de sa famille doit être considérée sur le long terme, pas en quelques heures à la descente d'un avion. Avez-vous suivi, au cours des semaines écoulées, personnellement et individuellement les enfants et les familles que vous avez aperçues à l'aéroport ? Pouvez-vous affirmer avec certitude, preuves à l'appui, que la "greffe" n'a pas pris ?
Et quelle est votre connaissance du terrain haïtien ? Combien de séjours avez-vous effectués là-bas ? que savez-vous de la préparation réelle effectuée au quotidien dans les crèches ? Croyez-vous sincèrement qu'une équipe d'experts dépêchés pour une semaine à fin de visiter plus d'une cinquantaine de crèches sera plus efficace que la patience, l'attention et la connaissance intime des nounous qui côtoient des enfants pendant des mois ? J'ai passé pour ma part 3 mois en Haïti en 2007, j'ai travaillé dans une crèche d'adoption, j'ai côtoyé au quotidien le personnel et les enfants dont je me suis occupée, et je peux témoigner de ce que j'y ai vu.
Alors oui, je veux bien reconnaître votre grande compétence, je ne mets pas en doute votre expérience, mais j'aurais aimé que, en cohérence avec vos positions qui ont conduit à une décision gouvernementale lourde de conséquences, vous soyez actuellement sur le terrain, en Haïti, les pieds dans la boue, dormant dehors, au mieux sous une tente, au pire sous la pluie, redoutant les répliques, craignant les épidémies (dont une épidémie actuelle de palu qu'on n'avait pas vue depuis très longtemps dans ce pays à ce degré). Et que vous attendiez que meure le premier enfant non rapatrié à la suite du gel décidé le 11 février, un enfant attendu par ses parents, un enfant disposant de tous les papiers légaux pour partir. Et là, et là seulement, j'aimerais alors savoir quelle position vous défendriez, en votre âme et conscience...
Car l'accompagnement psychologique est nécessaire, plus que jamais, à la suite d'un traumatisme pareil. Le traumatisme est double : il concerne les enfants et les familles adoptantes qui vivent dans l'angoisse chaque minute depuis ce 12 janvier fatal. Mais un suivi psychologique sérieux ne peut se faire quand la survie élémentaire n'est pas assurée. Il peut et doit se faire sur le long terme, dans la sérénité et l'écoute mutuelle.
Respectueusement
Blandine, maman d'un petit garçon haïtien arrivé il y a 2 ans et demi

Brigitte & lilou a dit…

Difficile de répondre à ce message en tant que non spécialiste mais simple parent ... Madame tous les parents adoptant en devenir se nourrissent de vos lectures de spécialistes pour essayer d'être le plus au fait quand l'enfant arrive, et de toute évidence vous avez beaucoup à nous transmettre. Maman d'une petite fille de 6 ans venant d'Haïti, je n'ai de cesse de m'interroger. Aujourd'hui ma nièce est en Haïti, elle fait parti des 117 dossiers bloqués à l'Ambassade à la suite de votre intervention (dixit le gouvernement). J'ai lu avec beaucoup d'attention votre texte mais je ne comprends toujours pas votre point de vue ? Et loin de moi l'idée qu'une rencontre doit être forcément heureuse... La rencontre avec ma fille il y a 5 ans en est une illustration (une semaine de colère non stop à notre rencontre pourtant en Haïti). En quoi ces rencontres à Orly (en dehors du nombre) étaient différentes de celles en temps normal à l'aéroport avec une OAA ? Si ce n'est le trop grand nombres de bras entre la crèche et les parents ? Madame, je respecte votre travail, mais je ne comprends toujours pas vote point de vue et pourtant si d'aventure je le comprenais je le soutiendrais, car JE veux avant tout que ma nièce soit le mieux possible, et là je ne crois pas que ce soit le cas.
Merci en tout cas de votre message.
Brigitte

Romi a dit…

Bonsoir Madame,

Je suis très surprise de vous lire ici, mais je n'ai malheureusement pas la réponse à ma question : Pourquoi préférer que ces enfants restent en Haïti dans le chaos plutôt que d'être dans leur famille adoptive ???

Je respecte votre travail, votre point de vue sur l'abandon, sur les femmes qui veulent accoucher sous x etc ... et comme vous, je pense que l’on devient parent, on ne l'est pas instinctivement .... L’instinct maternel, je n'y crois pas non plus !!!

Que votre message soit fait pour remettre les choses dans l'ordre, pourquoi pas ?? bien au contraire !!
Je n'étais pas au courant de cet enfant abandonné une 2ème fois, et c'est bien triste pour lui.

Je me demande qu'elle serait votre réaction si l'un ou plusieurs de vos enfants seraient à des milliers de kilomètres, sans que vous ayez le droit d'aller le chercher ? Qu'elle serait votre réaction si vos enfants dormaient sous une tente (et je ne parle pas des camps de scouts !)
car pour 117 enfants, leurs parents officiels se trouvent en France. Pourquoi n'ont ils pas le droit de rentrer ?
et les autres enfants, pour certains parents, et donc enfants, ça fait 12, 18 voir 24 mois qu'ils attendent leur enfants ... cet enfant qu'ils ont rencontré pour certains, cet enfant qui avait prévu de rencontrer, car le voyage était prévu pour janvier, février ...
et vous osez parler qu'ils sont trop pressés d'avoir leur enfant ??? mais sur quelle planète vivons nous ??

d'autres part, et là je vous rejoins totalement, cela concerne l'AFA, et les agréments refusés etc ... c'est la France, dans toute sa contradiction.
par contre, nous reparler de l'arche de Zoé, c'est aussi intolérable ... une fois de plus, l'arche est arrivée insidieuse dans le discours.

j'allais oublier : Qui sommes nous ? qui sont ces blogueurs qui osent vous critiquer ou bien ne pas vous comprendre ? je ne suis pas vraiment sure que cela vous intéresse vraiment car nous ne jouons pas dans la même cour d'école ... la façon dont vous parlez de nous, parent du collectif est je trouve assez détestable aussi ...

Merci à JVM pour cette liberté de parole.

Michèle, maman d'un garçon bio et d'une fille adoptée en 2005 en Haiti ..

Sylvie la Grande Bretonne a dit…

en voyant le titre de ce post, je me suis dit: "ENFIN !! enfin, on va pouvoir comprendre, ou essayer de comprendre ce qui s'est passé a Orly, comprendre les motivations, avoir des explications un peu plus substancielles sur la decision (tres tres tres lourde) qui a ete prise suite a ca.... j'ai lu avec avidité ce que je pensais etre la 1ere partie, celle sur la Bio de Mme Marinopoulos (tres etoffee et effectivement meritant le respect).... et j'attendais la suite, les explications qu'une si haute sommité pouvait nous donner, a nous autre simples mortels..... Il doit bien y avoir qqch que nous n'avons pas compris, puisque cette decision nous semble encore completement .... euhh, j'ai meme pas de mot ! "bizarre" pour le moins, et pour rester polie.....

Comme d'autres, je reste donc sur ma faim et je ne comprends toujours pas en quoi le fait d'arreter les evacuations est benefique sur le plan psychique pour ces enfants, en quoi un suivi ici en france, avec les meilleurs specialistes (dont Mme Marinopoulos fait partie) est pire qu'une vie dans des conditions plus que precaires la bas, en attente de parents francais dont ils ont deja entendu parler, a qui ils ont souvent parlé au telephone, et que la plupart a deja rencontré sur place.....
Non, vraiment, je ne comprends pas...

Et je cosigne aussi les questions de Moushette ! en particulier celle qui me turlupine le plus, a savoir la raison de votre presence a Orly.....

J'espere que nous aurons l'occasion de vous relire sur le blog (tres hospitalier ces jours ci !! :o))) de JVM, cette fois avec plus de contenu concernant l'affaire qui nous (pre)occupe presentement.

Et au passage un grand merci au bon Docteur qui nous permet de lire ses "invités" et droits de reponse sur son propre blog. j'aime bcp bcp bcp ca !! :o)

Sylvie la GB, maman d'une louloute adoptée au VN, il y a tout pile un an dans quelques jours

Anonyme a dit…

Madame,

Je vous ai écrit sur votre adresse mail perso, pour vous exposer ma situation et j'aurais aimé avoir votre avis mais je n'ai pas eu de réponse :
Nous sommes en cours d'adoption de deux enfants haitiens ( notre dossier est à l'ibser) jerry (4 ans) et dieula (2 ans).
Notre fils a été transféré en martinique pour y recevoir des soins le 19 janvier. Il se trouve donc en martinique depuis cette date.
vendredi dernier il est sorti de l'hopital et a été placé dans un foyer de l'aide sociale à l'enfance.
Nous connaissons jerry nous sommes allés passer 8 jours avec lui début février, nous lui parlons tous les 2 jours, il s'adapte mais il nous demande quand nous allons venir le chercher?????????????
Nous nous sommes battus pendant un mois avec ministères, sai, médiateur de la république, pour que que nous soyons sa famille d'acceuil jusqu'a ce que la procédure d'adoption soit finalisée. Combat stérile bien entendu.
Nos enfants sont une fratrie séparée!!!
Pensez vous madame que ce ne soit pas déstructurants pour nos enfants d'être séparés après avoir vécu tout ce qu'ils ont vécu.
Je ne suis pas une spécialiste de l'adoption mais je sais que ces enfants vont être des enfants fragilisés par leur vécu mais nous n'hésiterons pas à les faire suivre par des spécialites de l'adoption.

Cordialement

stephanie et jérome parents de jerry et dieula (44)

Anonyme a dit…

Madame,

Merci pour votre intervention. Elle permet de mieux vous connaître et d'apprécier votre parcours et vos compétences.
Ceci dit, je rejoins les commentaires précédents : je ne suis pas spécialiste, simplement une future maman qui souhaite accueillir son fils dans les meilleures conditions possibles pour lui. Et je reste sur ma faim ... nous ( tous les parents adoptants que je connais en tout cas ) sommes tous conscients de l'importance du bien-être psychique de nos enfants. A titre personnel, en me lançant dans ma démarche d'adoption, je n'ai pas imaginé un accueil comme celui fait à Orly, mais je m'y suis préparée et je continue à le faire pour pouvoir aider mon fils du mieux possible si nous nous trouvons un jour dans cette situation ( ma procédure est à ses débuts ).
Parce que si vous parlez, avec raison, de santé psychique, j'aurais aimé vous lire sur la santé psychique ET la santé physique des enfants accueillis, sur l'influence du traumatisme physique vécu par nos enfants sur leur psychisme, sur l'influence du traumatisme psychique ( et physique ) vécu par leurs encadrants ( nounous ... ) sur leur santé psychique à eux, sur l'influence de la disparition de leurs voisins de chambre, de leurs camarades de jeu ... tout cela fait partie de nos enfants et de ceux qui sont arrivés à Orly ...

Moi qui ait un petit là bas, ce sont des questions que je me pose ... et que j'ai posé à une de vos confrères ... parce que c'est dans mon rôle de future maman pour comprendre et aider mon fils et ce même si il arrivera peut être dans des conditions différentes ... et ce sont des questions sur lesquelles j'aurais aimé votre contribution éclairée ...

Quelle part ont les éléments cités plus haut dans les réactions à Orly ? quelle importance a le voyage ? le décalage horaire ? quels éléments sur le passé de ces enfants dans les crèches ( avant et après le séisme ) aviez vous en main ? un suivi avant / après l'arrivée vous semble t il nécessaire ? pour les parents ? les enfants ? les deux ? Quelle différence entre l'accueil à Orly et l'accueil à l'aéroport des enfants adoptés éthiopiens (par exemple ) ?

Des questions comme ça, Madame, j'en ai beaucoup et je suis à la recherche de réponses "qui parlent" à la non-spécialiste, à la maman que je suis, et en lisant votre premier billet et celui-ci, je reste sur ma faim et j'ai toujours du mal à comprendre votre position, si lourde de conséquences, probablement parce que je n'arrive pas à me défaire de l'idée qu'elle a été formulée sur une observation de quelques enfants pendant au mieux quelques heures ( faute d'en savoir plus sur les conditions de votre intervention )

Avec tout mon respect Madame pour votre métier et vos compétences sur le sujet qui nous intéresse aujourd'hui. Et accessoirement pour votre intervention sur ce blog.

Hélèn

Anonyme a dit…

Ni méchant(e) ni gentil(le)

J'ai un grand respect pour chacun de vous 2 et lis en tant que future maman par adoption très attentivement ce que vous nous faîtes partager. J'avoue être un peu perplexe par les échanges que vous, les professionnels, pouvez avoir en ce moment.
Nous serons tous d'accord pour dire que l'intérêt premier que nous soutenons est celui de l'enfant. Parents par adoption est la plupart du temps synonyme de patience, réflexion, échanges avec d'autres parents, pour être le plus prêt lors de l'arrivée de notre enfant. Parler de Français avides d'enfants est me semble-t-il injuste face à des familles qui n'oublient certainement pas l'histoire et la souffrance de leur enfant. Je ne pense pas que les parents ont accueilli leurs enfants pour sauver des petits Haïtiens. Ces enfants faisaient déjà partie de leur famille, comment reprocher à ces parents leur inquiétude et leur maladresse face à cette situation exceptionnelle largement médiatisée? L'adoption provoque toujours des débats où les caricatures prêtent au mieux à sourire au pire à s'indigner. Les médias s'en font le relai en diffusant des moments qui relèvent de moments privés en figeant des instants qui évolueront nécessairement dans le temps.
L'adoption est une affaire de temps, que nos enfants nous adoptent et que nous devenions leur parent ne se fait pas du jour ou lendemain. Il faudra encore beaucoup de temps pour que ces petits soient "apaisés" au vu du double traumatisme qu'ils auront vécu. L'aide que les professionnels vont pouvoir apporter sera précieuse et durera certainement des semaines, des mois, des années.... Comment commencer à l'aider psychologiquement et le préparer à l'arrivée dans sa famille sans risquer pour sa vie? Il ne faut pas occulter l'accompagnement psychologique mais ne pouvons-nous pas dire que les bras d'un papa et d'une maman ne seraient pas un énorme plus pour que ces petits bouts aillent de mieux en mieux au plus vite?

Martine Bodin a dit…

Madame
Je suis de ces "parents", et j'insiste bien sur ce terme car tout au long de ce rapatriement je ne me suis jamais reconnue dans ce rôle et cette responsabilité, que vous avez observée... A aucun moment je ne vous ai vue... A quel moment m'avez-vous respectée en me demandant, ou en m'avertissant que vous m'observiez, que vous annalisiez mes comportements ?
Je n'ai JAMAIS demandé, mon fils non plus d'ailleurs !
Je respecte beaucoup le travail d'accompagnement effectué par les bénévoles, les médecins, les psycjhologues qui étaient présents... Ils ont permis à mon enfant de vivre ce rapatriement de la façon la plus adaptée au regard des conditions... Ce rapatriement n'était surement pas l'idéal pour se retrouver mais il a eu le mérite d'exister ! Ce rapatriement qui lui a permis d'arrivée au sein de sa nouvelle famille et dans lequel il s'épanouit !
L'adoption n'est pas un miracle, il est l'aboutissement d'un long temps de réflexion, de rencontres, d'accompagnement, avant et après, tant pour les parents que pour les enfants... franchement, je suis beaucoup plus sensible à l'accompagnement qui m'a été proposé qu'à votre regard inquisiteur et déplacé qui n'a eu pour résultat que de laisser des familles en détresse, des familles qui vont devoir gérer à la fois la venue de leur enfant mais aussi les émotions, la fatigue, le stress dus à cette attente interminable... L'adoption n'est pas uniquement une histoire d'enfant mais bien une histoire de famille !
Certes, vous n'étiez surement pas les seuls responsables de cette décision des "arrêts" de ces rapatriements d'urgence... mais vous y avez fortement contribué !
Dormez bien au chaud dans votre lit... Moi quand je couche mon fils, j'ai une pensée pour ces enfants qui vivent encore là-bas et pour les parents qui regardent les lits vides...
Martine

Marie pierre a dit…

J'ai moi aussi essayé d'entrer en contact avec vous par l'intermédiaire de votre messagerie personnelle, sans succès. Peut être lirez vous les réponses sur ce blog?
Je vais essayer de ne pas répéter ce que les précédents commentateurs ont déjà très bien dit:
alors quelques autres questions:
Qu'est ce qui peut vous permettre de penser et de dire quelque chose de mon désir d'enfant (et ainsi de celui de tous les autres parents) étant donné que nous ne nous connaissons pas et que je ne vous en ai jamais rien confié?
Je suis psychanalyste moi aussi, je n'ai pas envie d'employer de beaux concepts ce soir seulement vous rappeler qu' à partir du moment où on prononce des interprétations universalisantes quelqu'en soit la pertinence apparente on tombe immédiatement dans l'erreur. Le seul fondement de la psychanalyse étant la parole pronnoncée dans le lien singulier du transfert.
Et dernier petit point:
N'avez vous pas l'impression que depuis le début de toute cette pitoyable polémique vous et tous les autres parlez, agissez pensez pour nous, parents et enfants; des équipes d'urgence qui habillent les enfants avec les vêtements issus de la charité publique sans même penser à demander aux parents présents si ils ont emmenés quelque chose, et qui jettent à la poubelle les vêtements choisis avec soin et envoyer précédemment par la mère adoptante: détails peut être et surement, on ne peut pas penser à tous etc;.. mais la vie psychique est faite de ces détails, petits liens qui peuvent permettre à une histoire de continuer à s'écrire avec un avant et un après, qui continue de tisser l'histoire...
Merci de ne pas en rajouter...pitié pour nous ( et dans ce nous je parle des parents et des enfants) et plutôt que de prendre notre place, aidez nous à la soutenir, c'est peut être grâce à nos capacités de parents et à la richesse de nos enfants que certaines de nos rencontres difficiles pourront peut être devenir de bonnes rencontres, vous avez raison nous sommes fragiles! alors faites attention: Dans votre message vous utilisez toutes les armes de votre cv et de vos travaux,très impressionnants, nous ne sommes pas à un concours sur titre et travaux universitaire.
Merci si vous avez lu

Mikael a dit…

Madame MARINOPOULOS,

Nous sommes les parents d'une petite fille haitienne de treize mois encore sur place.

Nous sommes titulaire d'un jugement d'adoption et notre dossier a été déposé à l'ambassade de France le 22 février 2010.

Malheureusement pour nous, plus de rapatriement en France,nos gouvernants ayant suivi l'avis de spécialiste de l'adoption, dont le votre.

Alors maintenant, je vous le demande, puisque vous avez souhaité ce gel des rapatriements, que fait-on?

Pensez-vous qu'il est de l'intérêt de notre fille et par conséquent du nôtre, de rester encore des semaines, ou des mois, en Haiti, puisque c'est ce qui semble se profiler?

Est-ce-un séjour prolongé dans cette ambiance chaotique qui va l'aider à surmonter ses événtuels traumatismes psychiques?

Ce sont bien des solutions conformes à l'intérêt de leurs enfants que les familles adoptantes attendent, plutôt que des mauvais procès (dus au dérapage d'une minorité).

Or, à la lecture de votre lettre, nous n'entrevoyons aucune proposition pour mettre fin à cette situation dont vous conviendrez qu'elle puisse être vécu comme un cauchemar par les familles en attente, mais aussi par les enfants, là-bas.

Nous vous demandons donc de nous indiquer clairement les solutions que vous préconisez.

Vous en remerciant par avance.

Mikael et Myriam

veronique32 a dit…

Bravo Madame, votre parcours professionnel est très impressionnant et vos compétences très méritantes. J'ai lu avec attention votre "droit de réponse" jusqu'au bout, j'ai avalé toutes vos expériences et je suis arrivée au dernier mot en me disant : "Oui mais nos enfants, pourquoi sont-ils toujours là-bas ?" Je ne sais toujours pas pourquoi vous avez rendu une expertise aussi lourde de conséquences pour les enfants et leurs familles en attente.
Peut-être la fatigue accumulée depuis le 12 janvier m’aura t-elle ramolli les neurones ? En tous cas, ce qui me reste après vous avoir lu est un sentiment amer. Je vous ai trouvé méprisable envers les parents adoptifs. Lorsque vous dites « les grossièretés d’alors étaient presque du même niveau que celles que nous pouvons lire aujourd’hui dans la bouche des familles adoptives qui parlent sur ce blog », vous rendez-vous compte de l’injure que vous faites à ces familles meurtries par l’attente de leurs enfants ? C’est tout de même à cause de votre décision et de celle de votre confrère que les rapatriements ont cessé ! Si ce n’est pas le cas, expliquez-nous !!! Que nous reste t-il à nous, parents, à part les mots, même maladroits, pour exprimer notre désarroi devant autant d’injustice ? Nous sommes obligés de subir une décision gouvernementale incompréhensible et personne n’a le courage de nous dire les vraies raisons de cette décision. Aidez-nous à accueillir nos enfants au plus vite car ils courent un grand danger en restant en Haïti dans les conditions où ils survivent. Aidez-nous ensuite en France en mettant en place un accueil adapté si vous jugez qu’un hall d’aéroport n’est pas convenable pour nous unir à nos enfants. Faites en sorte que le respect de l’Enfant soit honoré, mais faites-le ICI. C’est le rôle des autorités compétentes, pas celui des parents.
Ensuite, lorsque vous dites « Pour les français avides d’enfant, ils ne quittent pas un pays, une vie, des amis, des liens familiaux, non tout cela n’existe pas. Ils ne font qu’être accueillis, rencontrent des parents sauveurs, et vont vers la seule vie à nos yeux corrects. », je vous trouve très injuste. Pensez-vous réellement que le passé de nos enfants ne nous intéresse pas ? Et à quoi servent alors les bibles que se constituent tous les parents en se disant que quand l’enfant le décidera, s’il le souhaite, il pourra y trouver des réponses à ses questions ? Ceci représente des quantités énormes de données recueillies sur le pays d’origine et tous les éléments concernant sa vie avant notre rencontre, des photos, des articles de journaux, des vidéos…Je vous trouve vraiment très cinglante dans vos propos.
Nous avons accueilli, mon mari et moi, un petit garçon âgé de 2 mois en 2004, né sous X, en France et nous ne remercierons jamais assez sa maman de naissance de l’avoir confié à l’adoption et de nous avoir permis de devenir des parents comblés. Lors de cette première adoption, nous nous sommes sentis attendus, accueillis, suivis, soutenus par les services de l’Etat. Ceci nous a donné beaucoup de confiance pour l’avenir avec notre fils.
Aujourd’hui, pour cette seconde adoption, nous avons le sentiment de faire quelque chose de mal en nous battant pour que notre fille âgée de 8 mois arrive au plus vite dans notre famille. Demandons-nous la lune ? Sommes-nous tarés, détraqués, irresponsables ou pire encore ? Nous sommes atterrés de voir combien la vie de nos enfants compte peu ? Osez nous dire le contraire ! Osez nous dire que c’est justement l’inverse ! Que c’est parce que l’intérêt suprême des enfants doit être respecté qu’on les laisse au bord de la mort dans un pays ravagé ! Osez le dire Madame !

Jean-Vital de Monléon a dit…

Ce matin, je viens de lire les commentaires de ce message, j'étais assez inquiet, car je comprends bien la souffrance des parents et je sais à quels excés cette souffrance peut conduire.
Là je vois beaucoup de bonnes questions de bonnes remarques, de la détresse, mais de la dignité qui vous honorent.
Merci mes chers lecteurs, je suis fier de vous et de votre dignité dans la détresse, c'est la meilleure réponse à la caricature.
Je ne sais pas si Sophie Marinopoulos, j'espère au moins qu'elle vous lira.

Véronique a dit…

Merci au Dr JVM d'avoir donné la parole à Mme Marinopoulos.
Merci à Mme Marinopoulos de sa réponse, courageuse et honnête (j ele pense).
Il n'en reste pas moins qu'on reste vraiment sur notre faim sur les "vraies raisons exactes" de tout ce pataquès (et ce n'est pas fini).
J'ai la chance d'avoir pu aller à la rencontre de mes 2 loulous dans leur orphelinat, il y a déjà 3 ans, et d'avoir pu tisser de petits liens avec eux avant de reprendre l'avion, mais : il n'y a rien de comparable entre le lien tissé là-bas et le lien qui nous unit tous les 3 désormais, et qui s'est tissé au fil des jours...
Je comprends les précautions de l'Etat dans cette affaire, le besoin de s'entourer d'experts et de conseils, mais je pense que vous avez été instrumentalisée, Madame, et que ce rapatriement "forcé" ne plaisait pas, et qu'"on" voulait l'arrêter. Votre intervention a été une goutte d'eau décisive...
Pendant ce temps, les enfants attendent sous la pluie, dans le chaos et la faim (sans parler de l'angoisse), mais dans leur pays de naissance, pas déracinés, pas traumatisés par le voyage!

Merci encore de votre réponse, Madame, mais je reste sur ma faim.

z e n c h a dit…

A Madame Sophie Marinopoulos.

Je vous remercie pour ce "droit de réponse" que Jean-Vital de Montléon a bien aimablement publié sur son blog.
Il était temps de réagir.

Cordialement.

Stéphane a dit…

Sophie MARINOPOULOS :

je fais, vous vous en doutez, partis des parents adoptifs en démarche individuelle, et je me suis rendue en Haïti fin septembre pour signer "l'acte d'adoption" au tribunal.

J'ai rencontré les parents biologiques de mes enfants (je sais ça peut paraitre paradoxale), en même temps que mes enfants.

C'est une volonté de notre part et non une obligation, et ça à été un moment très intense, chargé d'émotions (parents bio et adoptants, avocat, directrice de créche "Soeur Marie Véronique").

Nous avons passés une semaine sur place, fait connaissance avec nos enfants, et je n'ai pas de mot pour décrire ce qui est arrivé, mais rien ni personne ne me diras que ce ne sont pas mes enfants. Nous entendons souvent parlé de parents adoptifs mais on oublie souvent que les enfants aussi nous adoptent.

Le 12 janvier, je me suis effondré en même temps que le pays, sans nouvelles de mes enfants, de la créche pendant plusieurs jours, sans nouvelles de mes amis en Haïti (je parle d'Haîtiens), certains sont mort, d'autres encore porté disparut, et maintenant peu d'espoir de les revoir en vie.

Concernant les parents biologiques de mes enfants, j'essaye d'avoir des nouvelles d'eux en vains mais ils sont dans une région peu touchée par le seïsme, et j'ai leurs noms et adresses (pour l'avenir).

Je suis venue à l'adoption en Haïti par une amie qui est elle même originaire d'haïti et vient de la même créche que nos enfants (elle est arrivé à 9 ans en France et n'a aucun problème avec son passé (désolé, c'est une mauvaise cliente pour les psy).

J'assume tout ce que j'ai pu écrire sur différent forums y compris les messages que je vous ait envoyé.

Par contre je vous interdit de dire que je suis impatient ou avide d'enfants vous ne me connaissez pas, ni aucun d'entre nous.

Dés l'annonce de la reprise des vols commerciaux, j'ai voulu me rendre en Haïti, la réponse que j'ai eu du Ministère des Affaires Etrangère et du SAI et que c'est très dangereux de se rendre là bas, pour ma sécurité, pour la famine et pour les cas d'épidèmies qui commencent à arrivé à Port Au Prince.

Si la situation est dangereuse pour un adulte qui est capable de se défendre et qui à une plus grande résistance physique, c'est aussi dangereux pour des enfants de 4 et 2 ans qui souffrent déja de troubles alimentaires depuis de nombreuses années et à la portée de la première épidémie venue (en tout début de procédure "1 mois" j'ai perdue ma petite fille, emporté par la thyphoïde).

Maintenant, grace à la manipulation politique dont vous et votre collègue avez fait les frais, tout est bloqué et je ne revérais peut étre pas mes enfants avant de nombreux mois ; années, ou tout simplement en vie.

Vous déplorez le fait d'avoir reçus des menaces, des insultes, j'ai le regret de vous informé que c'est une réaction tout à fait normal, votre décision, la manipulation dont vous avez fait l'objet ont volé des semaines, des mois d'éxistance avec nos enfants, créant plus de traumatismes que n'en résolvant et les mettant en dangers de mort. Votre décision (de bonne fois, je veut le croire), "ont alimenté le coté "mécréant" des parents adoptifs, les assimilant la plupart du temps à des "voleurs" ou des "trafiquant" ...

Stéphane a dit…

Suite :

SI je dois croire ceux qui sont contre la venue de mes enfants en France "ou l'adoption en démarche individuelle", c'est parce qu'ils sont bien mieux chez eux ou ils vivent aux pays des anges, ce que tout le monde sait ...

Je savait que lors de l'arrivée de mes enfants, "SI" il y avait un problème, je pouvais compter sur plusieurs structure sociale présente en France, mais visiblement pas sur celle des psychologues tellement intéressé par le bien être de l'enfant que le reste n'a pas d'importance.

Comprenez le bien une fois pour toute, Ce ne sont pas "Des Enfants" mais ce sont "Nos Enfants" et comme tout parents qui se respectent nous sommes inquiets pour la vie et la sécurité de nos enfants comme de nos amis qui sont resté la bas.

Vous vous plaignez des insultes et des médisances dirigée contre vous deux, mais je vous garantie que ce n'est rien comparé à la souffrance, à l'inquiètude que nous enduront depuis le 12 janvier et à cela il faut ajouter les propos tenus à l'encontre des parents adoptant en Haïti les insultes et les diffamations proférée au 20 heures ou sur différent plateau de TV ou comme vous le dite tous "il surgit" des spécialistes de l'adoption un peu partout, autant que le contenu d'une poubelle.

Vous vous étonnez de notre colère, parce que nous avons le sentiment d'étre baffoué, salit, insulté, diffamé, mais ça fait 1 mois et demi que ça dure pour nous, que nous vivons dans l'incertitude la plus absolue, incapable de prévoir un lendemain, croisant les doigts pour que nos enfants, nos amis survivent ... vous vous étonnez et vous trouvez encore le moyen de vous justifiez face à l'agression dont vous étes la cible ... mais vous vous étes mis tous seuls dans ce piège à cons, c'est déplorable que vous fassiez l'objet de "tant de haine", mais comme je vous l'ai déja demandé dans un de mes mail, qu'elle effet ça vous fait d'étre pris pour des lampions et d'avoir été désigné comme cible par les "opposant" à l'adoption ...

SOSHAITI a dit…

[...J’avoue que depuis quelques jours les mails haineux que je reçois, de ce collectif d’Haïti...]
Sophie Marinopoulos.

Il eut été préférable de dire "de certains parents" ou de préciser de quel collectif vous parlez. Car de la part du collectif SOS Haïti Enfants Adoptés, j'en doute fort. Et je sais que çà en énerve beaucoup que nous ne soyons pas haineux, primaires, déséspérés et incontrôlables.

Mais non, nous sommes adultes, responsables, dignes, réfléchis. Dans les circonstances que nous traversons, nous continuons à nous préparer psychologiquement de notre mieux à l'accueil de nos enfants. Car nous savons que nous aurons besoin de toute notre disponibilité. Nous essayons d'assumer au mieux les arbitrages que nous sommes contraints de faire du fait même des éléments extérieurs que nous n'avons pas choisis. J'en cite quelques uns :
- Le séisme bien sûr et ses conséquences notamment sur nos enfants.
- Les choix politiques haïtiens qui ne sont pas sans arrières pensées
- Les choix politiques français itou
- Les "experts" sur qui "s'appuient" (c'est un euphémismes) les politiques
- etc...

Par exemple, ma famille et moi, malgré notre engagement incalculable depuis 6 semaines au sein du collectif, nous sommes allés voir un psy la semaine dernière pour nous aider à gérer cette attente atypique. Nous sommes conscients et responsables.

Il y a actuellement une tentation de prendre beaucoup de décisions sans nous de la part de beaucoup d'instances qui savent tout mieux que nous pour notre bien. C'est une tentation assez totalisante.

Grégoire Villedey
www.soshaitienfantsadoptes.org

Anonyme a dit…

Madame Marinopoulos,

Ce qui me gène, moi, dans votre discours (et donc aussi dans ce qui en a été déduit), c’est que minorité fait loi, donc vous, et surtout les autorités, augmenté les souffrances des enfants restés là-bas (je rappelle les propos de JF Mattei : le pire en Haïti est à venir) en bloquant la situation à cause de quelques comportements par rapport à la majorité des parents sans apporter de propositions pour résoudre le problème (drôle de posture pour une soignante).

Comme mon épouse (post de 03/03 13h57), j’aimerais avoir aussi vos avis respectifs sur le maintien de la séparation de notre future fratrie composée de Jerry (4 cyclones en 3 semaines en 2006 + le séisme le lendemain de ses 4 ans) puis les soins(voir JT France 2 du 18/01) et désormais nouveau transfert dans un foyer en Martinique, mais seul, car sa sœur (qui n’a pas eu besoin de soins) est restée là-bas bien que des évaluations psychologiques faîtes pour l’apparentement indiquait une réelle dépendance à son frère.

J’ai pour ma part du mal à comprendre que l’on puisse bloquée 640 enfants pour des problèmes de psychologie et que l’on ne tienne pas du tout compte de la déstructuration qu’entrainent cette séparation et tous ces transferts pour un timoun de 4 ans.

J’ai eu l’occasion de voir une conférence de professeur Chicoine (qui d’ailleurs à cité le professeur JVM) sur l’estime de soi et je connais donc déjà sa position sur le fait que l’enfant soit baladé de collectivité en collectivité.

Je préférais, pour finir sur une note positive, que tout le monde, travaille dans le même sens dans le fameux « intérêt supérieur de l’enfant » et espère vos réponses.

Jérôme

PS : Mme Cohen-Herlem était présente à l’aéroport, qu’en a-t-elle pensé ?

Anonyme a dit…

Je souhaite réagir à cette phrase : « Elles [les adoptions] arrivent dans une société où le désir d’enfant est pris par la frénésie d’adultes qui dans leur expression ambivalente attendent longtemps pour avoir un enfant et quand ils le décident il faut que cela soit tout de suite. »
C’est bien méconnaître me semble-t-il la démarche de ces personnes « dans l’attente d’un enfant ». C’est rejeter aussi une fois encore, comme savent si bien le faire les psy, la responsabilité de la non arrivée d’un enfant biologique sur ces « potentiels » parents. Et oui, « madame, monsieur vous avez trop attendu ! »… à côté de ça, les parents qui n'ont toujours pas de CDI, trop jeunes, trop vieux... sont tout autant décriés comme irresponsables… Il est toujours plus facile de rejeter les difficultés de situations complexes sur les autres (en l'occurrence les "non parents bio" désireux de devenir parent) , de savoir ce qui est bien et ne l’est pas, plutôt que de réfléchir ensemble… Il est extrêmement « facile « aussi de dire « il faut que cela [l'arrivée d'un enfant] soit tout de suite. » quand, avec 4 enfants (c'est vous qui le dites, pourquoi d'ailleurs ? je ne vous trouve pas plus ou moins compétente pour cela), il n’a pas été difficile semble-t-il de procréer.
J’en ai assez de ces psy qui infantilisent les futurs parents adoptants, les appréhendent comme des irresponsables, comme des parents a priori problématiques, plutôt que comme des individus désireux de fonder une famille avec leurs qualités et leurs défauts.
Il conviendrait peut-être d'essayer de temps en temps de faire une pause sur ses certitudes pour avancer pour le bien des enfants et de leurs (futurs)parents !
Laure

Anonyme a dit…

J'aimerais etre quebecois, car leur gouvernement a réellement bien fait les choses :

http://www.chu-sainte-justine.org/About/nouvelle.aspx?ID_NOUVELLES=52190

Quand on parle de Chicoine...

kaffeina a dit…

blablabla blablabla blablabla

Quand il n'y aura plus de corps à sauver parce que nos enfants seront morts, il n'y aura plus de psychismes traumatisés à sauver.
Alors cette polémique cèdera la place à celle des "je vous avais avertis" contre "nous ne pouvions pas prévoir" et autres
"ni coupables ni responsables"

Anne-Marie mère bio, adoptive, adoptante et d'accueil
mon CV vaut bien le votre
Madame Marinopoulos !

Anonyme a dit…

Chère madame,

Moi aussi j'ai un profond respect pour votre travail mais for de constater que dans ce droit de réponse je reste sur ma faim.

Je suis également devenue maman en adoptant mes deux enfants.

Le fait d'être à vos yeux une maman adoptive fait_il de moi une moins bonne mère ?? Vos propos concernant les parents adoptifs soit disant irrespectueux du pays d'origine de leur(s) enfant(s) du nom respect des lois, de leur incapacité à patienter .... m'ont profondément blessés !!!

Que savez-vous exactement des familles adoptantes ? En avez-vous au moins rencontré ne serait-ce qu'une ces temps_ci ?

J'ai bien compris que vous oeuvrez pour le compte de notre gouvernement mais il bien trop faciile de tirer à boulet rouge sur les famille comme vous le faîtes.

Oui madame les enfants ,actuellement bloqués en Haïti alors que tous les documents pour les rapatrier sont réunis, sont en grand danger !!! Est-il difficile pour vous de comprendre qu'ils se trouvent dans une situation plus que critique !!!

Essayez donc de vivre sous une tente sous la pluie sans avoir de quoi faire plusieurs repas par jour, imaginez vos enfants dans la même situation !!!

Tout celà m'est intolérable, mes enfants sont avec moi depuis bientôt 6 ans mais comme tout être humain ayant un minimum de bon sens je ne peux comprendre que l'on fasse subir celà à de jeunes enfants.

Haïti subit actuellement des inondations, pouvez vous toujours dire qu'il est préférable pour tous ces enfants apparentés (je vous le rappelle) de dormir sous des tentes quand ce n'est pas des abris de fortune que d'être rapatriés en France (Pays des droits de l'Homme paraît-il mais visiblement pas de l'enfant....) entourés de leur(s) parent(s) aimant(s) ??

Non vraiment je ne comprends pas, biensûr je n'ai pas vos connaissances médicales et je ne suis pas non plus "bardée" de diplômes comme vous l'êtes mais j'ai un coeur et une raison.

Et tous deux me disent que c'est une abbération de laisser sciemment des enfants dans un tel dénouement.

Si il devait arriver malheur à un seul enfant (ce que je n'espère pas !!!) j'attends de vous que vous expliquiez aux parents le pourquoi du comment de la perte de leur petit.

Pour ma part, je dors sur mes deux oreilles bien que très préoccupée par le sort de tous ces enfants, et vous Madame en toute objectivité arrivez-vous à dormir sereinement ??

Dîtes le nous ??
Je souhaite énormément de courage à tous les parents en attente de leur(s) enfant(s).

Anonyme a dit…

Bonjour,
Merci à tout les deux.
Tout d'abord, puisque le Dr Chicoine est cité, voici un lien récent. Tout comme Mme Marinopoulos, il voit des enfants choqués et souvent très choqués, mais sa solution est très différente : ce sont les bras et le contact des parents, leur attention sur une longue durée, la manière dont ils sauront préserver la cellule familiale restreinte qui, d'après lui, pourront redonner un peu de sérénité aux enfants (et non de "ralentir le processus" et de faire passer les timouns de bras en bras).
http://www.chu-sainte-justine.org/About/nouvelle.aspx?ID_NOUVELLES=52190
Deuxième chose, comme Laure, c'est la phrase " Elles [les adoptions] arrivent dans une société où le désir d’enfant est pris par la frénésie d’adultes qui dans leur expression ambivalente attendent longtemps pour avoir un enfant et quand ils le décident il faut que cela soit tout de suite." qui me fait rebondir, je devrai dire bondir. Cette phrase me blesse, a-t-elle été écrite dans l'intention de me blesser en tant que maman adoptante, de blesser les adoptants ?
Cette société du désir ressemble, sous votre plume, à une société de consommation dans laquelle il faudrait satisfaire immédiatement ses envies les plus diverses. Ne sommes nous pas autre choses à vos yeux que des frénétiques enfants gâtés qui veulent tout tout de suite ? y compris, et surtout un enfant, comme une voiture ?
Au risque de passer pour agressive, je suis sûre que pourtant, grâce à votre expérience, vous savez que la grande majorité des parents adoptants sont responsables, savent attendre (même si c'est douloureux, justement, ils sont assez adultes pour accepter cette douleur). Sauf que dans cette situation, leurs enfants sont touchés, en danger. Ce n'est pas de l'impatience, c'est de l'inquiétude, l'inquiétude de savoir que votre petit dort dehors, que les pluies gagnent, qu'il n'a peut-être pas assez à manger etc... Est-ce là le comportement d'un frénétique impatient de consommer ? Ou est-ce que c'est plus simplement leurs "100% parent" qui s'exprime là ? De plus, ils savent pour la plupart "que l'amour ne fait pas tout" (comme le disait Bernardo), une grande majorité de parents adoptifs à lu un nombre énorme de livres sur l'adoption et les enfants, ils savent qu'ils prennent un risque, et qu'ils font prendre un risque à leur famille, à leur couple. Est-ce là le comportement de consommateurs aveuglés par leur "désir d'enfant" ? Je ne polémiquerai pas sur l'idée reçue qui veut que tout les adoptants soient vieux et les adoptantes ménopausées ("ont attendu (trop) longtemps"), ce n'est pas la peine, il y a plusieurs raisons d'adopter et mettre tout les adoptants dans le même sac est aussi ridicule que de dire que tout les enfants adoptés ont été abandonnés pour la même raison et réagissent tous pareil. Je rappellerai seulement que le cheminement de l'agrément est là pour faire prendre conscience des limites, nous nous y soumettons : est-ce là la manière de procéder de consommateurs irresponsables ? Bien sûr qu'il y a des parents adoptants cata, des personnes qui "jettent" leur enfant en Guadeloupe, des parent qui déchirent les lettres des parents bios. D'ailleurs, sur ce dernier point, puisque vous étiez là et que vous voyiez sous vos yeux un comportement aussi irresponsable pour l'avenir de l'enfant : Il fallait leur dire qu'ils commettaient un acte pouvant hypothéquer leur relation future avec l'enfant et la construction de la famille. C'était même votre devoir de psy que de les mettre en garde, de leur faire mesurer la porté de leur acte. L'avez-vous fait ?
Anne maman de Juliane et Lilian
... suite dans le message qui vient...

Anonyme a dit…

Suite...
Enfin, dernier point, je cherche toujours, comme beaucoup d'entre nous ici, les raisons de votre texte écrit avec M. Lévy-Soussan sur l'arrivée des enfants qui devrait ralentir les adoptions. Vous avez - peut-être sans le vouloir - donné une caution de taille à l'idéologie anti-adoption, une caution scientifique. Nous sommes nombreux a attendre des explications plus approfondies sur ce textes, sur ce qui vous avez vu. N'hésitez pas, nous avons lire, et même comprendre... et quand nous ne comprenons pas, nous cherchons dans les livres ou sur le net.
Merci d'avance pour votre réponse sur ces derniers points, Anne maman de Juliane et de Lilian, avec nous depuis 2005 et 2008
PS Doc, nous aussi sommes fiers de vous :-)

matthieu a dit…

Madame Marinopoulos,

Je suis heureux de lire votre droit de réponse qui démontre, sans qu’aucun doute ne soit possible, votre professionnalisme en matière d’adoption et de gestion de la priorité pour les enfants. En détaillant cette multitude d’expériences professionnelles que vous avez su engendrer et faire fructifier, vous nous montrez la seule voie que devrait suivre tout ces gens sur le chemin de l’adoption d’enfants en Haïti: la voie du bon comportement psychologique, seul garant d’un bon développement psychoaffectif de ces enfants.

Je trouve que le chemin que vous avez parcouru depuis votre travail au sein de l’hôpital de Nantes (en 1985, soit il y a 25 ans…), et que vous avez la gentillesse de nous détailler avec une telle exhaustivité est tout simplement hors normes : l’adoption d’aujourd’hui vous doit tant, que je ne comprends vraiment pas pourquoi des parents en attentes d’enfants osent s’en prendre à vous, notamment sur le sujet des enfants en cours d’adoption en Haïti. Vous, qui dites vous-même, (je cite) : « pour devenir parent, il faut avoir su dompter ses propres pulsions de violence, et sa haine personnelle », vous devez vous sentir bien seul face à ces attaques si blessantes! Je dis blessante, mais je devrais dire injustes : ces parents remettent en questions vos années d’expérience en terme de psychologie infantile, notamment dans le domaine de l’abandon/adoption, sous prétexte que leurs enfants sont en danger physique depuis le tremblement de terre… Quelle futilité de leurs part de s’arrêter à de tels détails, en refusant d’adopter votre point de vue concernant les ravages psychologiques que provoquent un déracinement brutal de sa terre d’origine.

Qu’est ce que le danger physique (surtout qu’il est temporaire), face à ce risque d’être arraché brutalement de son île si paradisiaque ? Non, parce qu’il faut bien dire que Haïti est une île paradisiaque : située sous le tropique du Cancer, en plein cœur des Caraïbes, bordée par une mer bleu turquoise, où les cocotiers et autres plantes tropicales chargées de fruits idylliques pousse sans qu’il soit nécessaire de leur prodiguer le moindre soin ! Je ne vois pas ce qui pourrait être, pour un enfant de cette île, aussi traumatisant que d’être brutalement arraché de « son » île (à part peut-être la mort… mais on en ait pas là quand même ! C’est vrai que les médias en parlent, mais ils exagèrent forcément quand ils annoncent des morts là bas à cause des pluies, des glissements de terrains, des maladies, etc.)

Je trouve votre intervention formidable (au moins aussi formidable que votre longue, longue, trop longue, beaucoup trop longue, biographie) et je suis heureux de voire que vous prenez à bras le corps les risques psychologiques encouru par tous ces enfants en Haïti. Tant pis si il y en a quelques uns qui meurent dans un glissement de terrain, ou d’une maladie infectieuse, ou plus simplement de faim… Au moins, les survivants ne seront pas traumatisés par un brutalement déracinement de leur pays ! Bon, ils ne seront pas non plus complètement sauvés sur le plan psychologique, eux qui auront vu leurs camarades mourir, eux qui auront eu faim, eux qui auront eu froid dans la rue en pleine nuit, mais au moins, c’est misères là, vous (et nous) n’y somme pour rien !!!

En vous souhaitant un bon courage pour l’avenir, notamment si un seul de ces enfants venait à mourir… (Mais je suis sûr que vous trouverez une super explication vos dédouanant de toute responsabilité !)

Muriel a dit…

Expliquez nous Madame pourquoi les enfants adoptés en Haiti par d autres pays ont été rapatriés rapidement pour etre avec leur famille????La France a été le dernier pays a se decider pour le rapatriement des ses enfants pour soudain stoper les rapatriements?????La France ne veut plus d adoption individuel mais ce n est pas de belles theories ou de beaux diplomes qui vous permettent de juger les adoptants Mes enfants sont adoptés en individuel par consentement mutuel Nous avons rencontrer leurs familles et meme eu droit a un conseil de famille comme ça se fait en Afrique dans le but de nous connaitre de savoir avec qui partait les enfants et surtout pour avoir un lien A chaque fois que nous sommes allés chercher nos enfants nous sommes restés 1 mois dans leur pays nous aimons profondemnt leur pays d origine envoyons regulierement a leurs familles des photos pour qu ils les voient grandir !!!Mes enfants n etaient pas preparé par une structure pour la separation avec leur famille bio c est nous avec leurs aident et les liens que nous vons crées qui avons fait les choses et tout c est tres bien passe!!
Alors quand des parents attendent dans l angoisse leurs enfants dans un aeroport avec des tas de journalistes de psy et compagnie croyez vous que ça se passera le mieux du monde Soyons realistes Par contre il y a des OAA qui pratiquent cette accueil mais la tout est normal
L adoption n est pas un manque d enfants a combler a tout prix mais le moyens pour ceux qui ne peuvent pas en avoir biologiquement l enorme bonheur d etre parent Alors je soutiens et suis de tout coeur avec tous les parents qui ont leurs enfants la bas
Muriel

Anonyme a dit…

Madame Marinopoulos

Je viens de prendre connaissance de votre texte avec bcp d’attention.

Vous citez très justement le Dr Chicoine et Johanne Lemieux. Nous avons nous-mêmes trouvé nombre d’éléments de réflexion dans leurs travaux alors que nous préparions l’arrivée de notre fille et ne manquons pas de nous y reporter fréquemment. Aussi, je me permets de vous rappeler (vous les connaissez sûrement) les propos de Johanne Lemieux, dans "L'adoption internationale: mieux vivre..." :

« L’adoption doit être un processus où les acteurs en place doivent prendre toutes les décisions nécessaires en fonction des besoins d'un enfant et non en fonction de nos peurs, de nos propres souffrances adultes ou d'idéaux irréalistes. Se préoccuper d'abord des besoins fondamentaux de l’enfant est incontournable : par exemple, manger, dormir, respirer, être en sécurité physique et émotive, avoir une appartenance à une famille, des liens affectifs et d'attachements, puis des possibilités d’instruction qui lui garantiront une vie épanouissante. Certains biens pensants se préoccupent prioritairement de préserver une identité culturelle à tout prix. Mais voilà, l'identité culturelle est, bien sur, un besoin réel, mais qui est moins fondamental dans la hiérarchie des besoins de Maslow qui nous rappelle qu’il faut commencer par la base avant de chercher un sens à la vie. S'il a faim, est en danger et mal aimé, l’enfant ne pourra pas de toute façon se bâtir une identité. »

ainsi que ceux co-signés avec le Dr Chicoine sur la « Rencontre » dans « Carnets d’adoption » :

«Qu’il ait lieu dans un orphelinat à l’autre bout du monde ou dans un aéroport, le moment du premier contact est vécu comme un choc par l’enfant et par ses nouveaux parents. On peut définir un choc comme étant « un ébranlement psychologique ou physique causé par la rencontre parfois violente d’un objet, d’une personne ou d’un événement imprévu et difficile ». Un choc cause toujours des manifestations physiques et psychiques intenses et envahissantes. Rien à voir avec de l'amour en instantané...
Préparé ou non à l’arrivée de nouveaux parents dans sa vie, l’enfant vivra la transition de sa vie passée à sa nouvelle comme un choc. Littéralement. L’état intense de choc peut durer entre 48 et 72 heures, parfois plus. »

N’est-ce pas là ce que vous avez observé à Orly ? Si le constat est le même, les propositions du Dr Chicoine et de Johanne Lemieux sont heureusement fort différentes des vôtres. Bienheureux canadiens… Que d'avance sur le sujet...

Vous faites état de « mail haineux » mais je dois vous dire que la petite phrase relevée par Laure et Anne n’est pas exempte de violence et de mépris pour la maman que je suis et je veux bien cosigner leurs propos.

Enfin, vos formations et expériences professionnelles, largement, très très largement détaillées et étayées, sont grandes et méritantes, mais ne m’apportent aucune des réponses espérées quant à la finalité de votre article cosigné avec M. lévy-Soussan : Pourquoi ce texte et dans quel but ? était-ce une commande ? et me semblent bien éloignées de nos préoccupations actuelles : à savoir, le devenir des enfants en cours d’adoption en Haïti. Un jour peut-être ?

Elisa et Steph, parents de Roseline (8 ans, arrivée d’Haïti en 2008)

Nadia a dit…

Madame,

Je ne suis pas bien placé pour vous répondre car je n’ai même pas réussi à obtenir l’agrément en vue d’une adoption (malgré le rapport positif de la psy qui a estimé que grâce à « la richesse de (ma) réflexion » et « la prise en compte de ce que (mon) enfant éprouvera » je lui semblais « en mesure de (m)’engager dans la filiation adoptive »). Si je note cela ici, c’est que c’est le minimum que l’on doit attendre des parents : « réflexion » et « prise en compte de ce que l’enfant éprouvera ». C’est d’ailleurs pourquoi vous arrivez, vous et vos collègues, à vendre autant d’ouvrages… Les parents ne sont pas « des consommateurs non avertis » : j’espère que vous réaliserez combien vos propos sont méprisants.
Je confirme bien évidemment ce que les parents en attente de la venue de LEUR(S) ENFANT(S) vous ont déjà dit à maintes reprises : nous ne parlons pas ici d’arracher des enfants haïtiens à leurs familles, leurs amis, leurs racines mais de rapatrier des enfants qui vivaient depuis plusieurs mois voire plusieurs années dans des « orphelinats » et sont donc « préparés » (le moins mal) par les directeurs de crèche, les nounous, à une possible adoption. Ce qui me choque le plus dans la réaction de notre gouvernement (et la vôtre ?) c’est que vous traitiez encore les Haïtiens comme des « enfants » : à la lecture et à l’écoute de tout ce qui se dit en France, je me demande pourquoi/comment les directeurs de crèche ont l’autorisation de diriger des structures dans lesquelles des enfants sont accueillis depuis si longtemps puisque apparemment ils ne sont pas aptes à savoir ce qui est le mieux pour les enfants dont ils ont la charge. Eux, madame, qui s’occupent tous les jours de trouver à manger, des médicaments, des abris, DES SOLUTIONS POUR LA SURVIE de leurs petits protégés doivent bien savoir ce qui est le mieux poue eux. Et ces directeurs qui ne sont certainement pas non plus des novices dans le monde de l’adoption (en référence à vos références) sont les premiers à demander l’évacuation de ces enfants apparentés (ils font d’eux-même le distinguo entre anciennes procédures et toute nouvelle demande et rejettent tous les nouveaux dossiers). Nadia, pas vraiment "légitime" pour s'exprimer à ce sujet mais de tout coeur avec les enfants et leurs familles

z e n c h a dit…

Conférence de presse de Bernard Kouchner consacrée à Haïti (04.03.10)

Anonyme a dit…

Madame , j'apprécierais ( vainement bien sûr ) que vous expliquiez la raison de votre prise de position ayant conduit à l'annulation des rapatriements le 11 février et surtout ce que cela vous a rapporté.
En dehors d'une inutile et condescendante propension à afficher vos titres, je vous refuse le droit de décider de la vie ou de la mort de mon enfant.
Un autre message vous l'a dit : il sera bien vain de se préoccuper de l'état psychique de nos enfants quand certains mourront d'être restés là-bas.
Je suis maman adoptive d'un garçon venu d'Haiti et je prends soin de sa santé physique et psychique chaque jour et saurait en faire de même auprès de vrais spécialistes des enfants adoptés comme JVM quand mon deuxième enfant sera là.
De quel droit généralisez-vous des comportements que vous prétendez avoir vus à tous les parents adoptants ? vous trouvez les parents adoptifs agressifs ? moi c'est vos propos à notre égard que j'ai trouvés hargneux Madame.

Stéphane a dit…

Il serait peut etre utile de rappeler à M KOUCHNER que la Guadeloupe est en France.

Moushette a dit…

Madame, que pensez vous de la dernière intervention de Bernard Kouchner dont le lien nous a été fourni par Zench !?!?!

Matthieu, quel talent !!!

MJC a dit…

Bien dommage que l'on parle que de Haïti, il y a tant d'autres enfants qui "méritent" que l'on se pré-occupe d'eux. Et je pense que si on "focalisait" un peu moins sur les petits d'Haïti, la polémique serait moindre. En tous cas, je l'espère. Bien entendu, il ne faut , certes, pas ignorer cette catastrophe. en tous cas, je pense à tous ces enfants d'Afrique qui meurent de faim, de manque de soins, ou de guerres... Désolée, depuis que je viens sur le blog du Docteur De Mauléon, j'avais envie de dire qu'il n'y a pas que Haïti malgré les circonstances. mais ce que j'ai pu voir en Afrique, je pense que çà mérite d'être dit.

Cyclo VTT de FAY de BRETAGNE a dit…

Madame S M,
Je m'intéresse autant à votre parcours de super psy diplômé que vous vous intéressez à notre vécu et notre expérience de parent adoptif, c'est dire...
Je me demande bien pourquoi vous avez besoin de vous justifier de la sorte, si ce n'est une légère gène (remors ?) aux entournures ...
Car c'est bien connu quand on à rien à se reprocher, etc.

Vous êtes donc dans l'incapacité de vous mettre à notre place, moi non plus d'ailleurs à la votre.
Je m'en garderai bien d'ailleurs, car vu ce qu'il risque de vous tomber dessus si il arrive le moindre malheur à l'un de nos enfants que votre intervention à contribué à retenir là-bas, je n'aimerai pas être à votre place.
Je persiste à penser que votre intervention à servie de faire valoir à l'inaction, la mauvaise volonté et l'incompétence gouvernementale !

Maintenant plusieurs questions me viennent à l'esprit :
En tant que mère, trouvez normal de laisser des enfants dormir dehors, sous les pluies diluviennes et les pieds dans la boue ?
Et si c'était votre enfant ???
Pensez-vous honnêtement, humainement et sérieusement en for intérieur que nos enfants sont mieux dans l'orphelinat d'un pays dévasté et en ruine que dans les bras d'une famille aimante et entouré de soin de protection et d'amour ?
Derrière le confort douillet de votre vie de nantie, vous êtes vous rendue compte de la portée de vos propos et des ravages qu'ils ont fait dans la vie des familles adoptantes ?
Cela doit être grisant et jouissif, d'avoir d'un coup autant de pouvoir sur la vie et l'avenir de centaines de personnes et d'enfants ? Très Freudien comme situation...

Cela fait un an jour pour jour que notre fille nous a été attribuée, Un an qu'elle nous appelle "papa et maman" quand elle nous parle.
Un an qu'elle est très bien préparée par le personnel de la crêche, contrairement à ce que vous pouvez penser, mais pour le savoir il faudrait aller y voir, à ce qui l'attend.
Et donc un an pour vous ce n'est pas encore suffisamment long dans la vie d'un enfant, il faut qu'elle supporte de longs mois d'orphelinats dans son "intérêt supérieur" ?
Enfin pourquoi établir seulement votre jugement à l'emporte pièce sur 15 minutes dans un couloir d'aéroport, plutôt que d'aller voir une semaine, puis un mois après ces mêmes enfants dans leur foyer avec leur parents ?
Pourquoi ? Tout simplement parce-que vos belles convictions risquent d'être fortement ébranlée.
En effet, car je connais plusieurs familles adoptives dans les enfants viennent de rentrer d'Haïti depuis quelques semaines et je peux vous dire (je suis aller le constater sur place) que ces enfants vont très bien, sont parfaitement heureux de leur sort et bien dans leur peau et leur nouvelle vie.
Pas besoin d'étaler au grand jour son pédigrée pour en être convaincu.
Dernière question, que devons nous répondre à notre fille (5 ans et demi) lorsqu'elle nous demande au téléphone "Je viens quand ?" ou encore comme il y a quelque temps "pourquoi les enfants partent et pas moi?" ?
Je vous jure que ces questions déchirantes, elle nous les à vraiment posées.
Si elle nous repose ces questions, on lui donnera vote nom.
Parce-que oui au fait, ces enfants savent aussi parler le français et pas que le créole...
Mais c'est pas en 15 minutes après un voyage de plusieurs heures qu'ont peut s'en rendre compte...

Donc un grand merci encore pour votre utile intervention.
Sur ce, je ne vous salut pas...
J-M L

Cyclo VTT de FAY de BRETAGNE a dit…

Madame S M,

Je m'intéresse autant à votre parcours de super psy diplômé que vous vous intéressez à notre vécu et notre expérience de parent adoptif, c'est dire...
Je me demande bien pourquoi vous avez besoin de vous justifier de la sorte, si ce n'est une légère gène (remors ?) aux entournures ...
Car c'est bien connu quand on à rien à se reprocher, etc.


Maintenant plusieurs questions me viennent à l'esprit :
En tant que mère, trouvez normal de laisser des enfants dormir dehors, sous les pluies diluviennes et les pieds dans la boue ?
Et si c'était votre enfant ???
Pensez-vous honnêtement, humainement et sérieusement en for intérieur que nos enfants sont mieux dans l'orphelinat d'un pays dévasté et en ruine que dans les bras d'une famille aimante et entouré de soin de protection et d'amour ?
Derrière le confort douillet de votre vie de nantie, vous êtes vous rendue compte de la portée de vos propos et des ravages qu'ils ont fait dans la vie des familles adoptantes ?
Cela doit être grisant et jouissif, d'avoir d'un coup autant de pouvoir sur la vie et l'avenir de centaines de personnes et d'enfants ? Très Freudien comme situation...

Cela fait un an jour pour jour que notre fille nous a été attribuée, Un an qu'elle nous appelle "papa et maman" quand elle nous parle.
Un an qu'elle est très bien préparée par le personnel de la crêche, contrairement à ce que vous pouvez penser, mais pour le savoir il faudrait aller y voir, à ce qui l'attend.
Et donc un an pour vous ce n'est pas encore suffisamment long dans la vie d'un enfant, il faut qu'elle supporte encore de longs mois d'orphelinats dans son "intérêt supérieur" ?
Enfin pourquoi établir seulement votre jugement à l'emporte pièce sur 15 minutes dans un couloir d'aéroport, plutôt que d'aller voir une semaine, puis un mois après ces mêmes enfants dans leur foyer avec leur parents ?
Pourquoi ? Tout simplement parce-que vos belles convictions risquent d'être fortement ébranlée.
En effet, car je connais plusieurs familles adoptives dans les enfants viennent de rentrer d'Haïti depuis quelques semaines et je peux vous dire (je suis aller le constater sur place) que ces enfants vont très bien, sont parfaitement heureux de leur sort et bien dans leur peau et leur nouvelle vie.
Pas besoin d'étaler au grand jour son pédigrée pour en être convaincu.
Dernière question, que devons nous répondre à notre fille (5 ans et demi) lorsqu'elle nous demande au téléphone "Je viens quand ?" ou encore comme il y a quelque temps "pourquoi les enfants partent et pas moi?" ?
Je vous jure que ces questions déchirantes, elle nous les à vraiment posées.
Si elle nous repose ces questions, on lui donnera vote nom.
Parce-que oui au fait, ces enfants savent aussi parler le français et pas que le créole...
Mais c'est pas en 15 minutes après un voyage de plusieurs heures qu'ont peut s'en rendre compte...

Donc un grand merci encore pour votre utile intervention.
Sur ce, je ne vous salut pas...
J-M L

Thierry a dit…

Madame,

Je fais partie de ces "français avides d'enfant". Et pour nous aussi, quand on a pris la décision d'avoir un enfant, il a fallu que "cela soit tout de suite" .... Enfin, pour nous, tout de suite ce fût 7 ans. Mais bon, pris dans notre "frénésie d'adulte", on n'a pas vu le temps passer !!!!
Je ne suis qu'une mère adoptive.

Juste un petit rappel : le traumatisme de nos enfants n'est pas d'avoir été adoptés, mais d'avoir été abandonnés.

Je le rappelle avec tout le respect que je porte à la mère biologique de mon fils qui, par sa présence au jugement, a donné son consentement à l'adoption de son enfant.

Pour notre cas personnel, avec mon mari, nous sommes allés chercher notre fils dans son pays d'origine ( l'Ethiopie) où nous avons passé quelques jours. La situation idéale pour construire notre famille. Tout se passait bien.

Mais à la maison, ce fût la panique pendant plusieurs semaines. Et je vous dis pas à quel point nous nous sentions coupables et nous avions honte de ne pas nous sentir à la hauteur. Et là, on s'est senti un peu seul.

Et finalement, au bout de quelques semaines, notre famille s'est véritablement constituée. Nous étions devenus ses parents et il est devenu notre fils. Et c'est un vrai bonheur de le voir épanoui.

Alors, on ne peut pas juger la solide construction d'une famille sur les première heures d'une rencontre entre parents et enfants, surtout dans un tel contexte "extra" ordinaire, où les enfants ont vécu une telle catastrophe et ressenti les angoisses des adultes autour d'eux, ayant faim, soif, mal...; et où les parents angoissés depuis plusieurs jours devant les déballages médiatiques, l'absence de nouvelles de leur(s) enfant(s), et la précipitation du rapatriement.

Comme vous le dites si bien, une famille se construit dans le temps, pas dans une salle d'aéroport entourée de nombreux intervenants.

Au lieu de stopper les rapatriements, pourquoi ne pas mettre à disposition des parents des coordonnées de spécialistes en cas de besoin ?

Je (ne) suis également (qu')assistante sociale pour mon département et ai rencontré des familles en très grandes difficultés avec leur enfant adopté, avec parfois une demande de placement de leur enfant. Les raisons évoquées par les parents comme les enfants, n'ont jamais été les conditions de leur rencontre.
Mais je ne suis pas une spécialiste de l'adoption.

Sophie, mère adoptive

Stéphane a dit…

1er courrier que j'ai envoyé directement aux deux psy.


Contrairement à ce que beaucoup croient, le problème n'est pas résolu :

- Seuls 1/4 des enfants en cours d'adoption ont été évacués. Il en reste encore plus de 800.
- Les crèches haïtiennes ne sont pas encore correctement sécurisées, secourues et approvisionnées. Certaines sont en situation préoccupante.
- Seul le gouvernement Français est en cause.

Les enfants sont toujours en grand danger.

Voulez vous vraiment mettre en danger des mineurs de moins de 15 ans

En cas de déces d'un seul de ces enfants, etes vous sûr que le pouvoir politique vous soutiendrons ... car il y auras procès pour homicide volontaire sur mineur de moins de 15 ans ; faux et usage de faux dans une procédure administrative officiel et j'en passe, et c'est toujours les lampions qui trinquent en premier.

Quel effet ça vous fait d'avoir été abusé ???

Pou qui allez vous passez aux yeux de vos collègues et de l'ordre des médecins ???

De plus, le président Haïtien demande à ce que l'état d'urgence soit prolongé car la situation est très loin d'étre réglée.

Combien vous faut'il de morts supplémentaire ???

2ème courrier :

Lundi 22 février un nouveau tremblement de terre à 10 km de Port Au Prince (4,7), pour l'instant je ne sais pas si il y a des mort, par contre il y à des cas de paludisme (maladie mortelle à haïti) qui commence à apparaitre depuis quelques jours suite aux début des pluies.

Bravo a vous deux, je vous rappel qu'en cas de poursuite judiciaire vous étes les bouc émissaires idéaux.

Je compatie, enfin presque ...

3ème courrier :

Ma question reste la même vous ne voulez toujours pas revenir sur le rapport que vous avez fait ???
La situation à changé depuis, c'est une chance pour vous de vous dédouaner et de réparer.

Vous étes des spécialistes reconnus et très compétant dans votre domaine, mais vos confrères vous désavoue et indique clairement que c'est un cas de non assistance à personne en danger sur mineurs de moins de 15 ans (loi française), sans compter que le gouvernement n'hésiteras pas à vous charger comme des mules auprès des média comme de l'ordre des médecins.

Rejoignez nous aidez nous pour sauver des vies, j'ai déja perdue des amis, certain sont encore sous les décombres (l'odeur ne trompe pas), ça fait 8 ans que je connais haïti et qu je suis dans une petite association qui travail la bas.

Aidez nous !

Pour répondre à MJC, ce ne sont pas des enfants au hasard mais "nos" enfants qui ont déja un dossier d'adoption dont certain sont perdue à jamais sous les décombres, mais avec qui nous parents avons un lien, un début d'histoire commun. Pour d'autres, leur enfants est mort.

Grégoire a dit…

D'après des témoignages de directrices de crèches, les experts missionnés n'auraient examiné que les enfants étant sur la liste de blanche du gouvernement (enfants ayant un jugement). Info non vérifiée.

Romi a dit…

Bonsoir,

j'attends toujours une réponse de la petite dame ...
bon, je pense qu'elle ne viendra pas car pour elle, nous ne sommes pas grand chose, juste des "gens" qui n'avons aucune connaissance de la psychologie, ni d'expérience, et encore moins un grand père célèbre ..

Brigitte & lilou a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Anonyme a dit…

Dis Madame Marinopoulos, tu veux pas retourner faire le tour de la terre avec tes enfants et LAISSER ceux des autres en paix.Tu peux emmener ton grand-père, pas de problème.
Sosan

Stéphane a dit…

Inutile d'écrire à Sophie MARINOPOULOS sur son compte wanadoo, son e-mail est désactivé.

Dommage !

z e n c h a dit…

Stephane a écrit :
"Inutile d'écrire à Sophie MARINOPOULOS sur son compte wanadoo, son e-mail est désactivé."

A la re-lecture des charmants messages des intervenants et des intervenantes, j'aurais également agis de la sorte !

Brigitte & lilou a dit…

du coup je me suis senti coupable... et j'ai enlevé mon dernier message Zench, qui n'était pourtant pas méchant...
bref, je suis tout de même très décue de la non communication de cette dame...
brigitte

Anonyme a dit…

Revenons a la base.... Code déontologique des psy, article 9:

Avant toute intervention, le psychologue s'assure du consentement de ceux qui le consultent ou participent à une évaluation, une recherche ou une expertise. Il les informe des modalités, des objectifs et des limites de son intervention.

Stéphane a dit…

Stephane a écrit :
"Inutile d'écrire à Sophie MARINOPOULOS sur son compte wanadoo, son e-mail est désactivé."

A la re-lecture des charmants messages des intervenants et des intervenantes, j'aurais également agis de la sorte !

La base du travail d'un psychologue et d'un psychiatre est l'écoute et je te garantie que tous les patients ne sont pas des gens charmants.

Envoyé un "droit" de réponse et refuser tout discutions ou toute critique est une faute.

Le discours ou je sais tout et vous etes tous des imbéciles n'est pas vraiment ce que j'attendais de sa part, toutefois, je pense que ça commence à la travailler, au moins ça la touché.

Elle oublie juste qu'elle n'est pas invisible.

bernadette a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Anonyme a dit…

oui, je trouve très courageux de la part de Sophie Marinopoulos de venir parler sur ce blog!!!
je suis de ceux qui pensent qu'il reste 116 enfants dont le jugement d'adoption a été prononcé, qui auraient dû arriver en même temps que ceux qui ont été rapatriés en urgence. J'ai été très étonnée de cette décision d'arrêter et j'ai demandé à Sophie, que je connais bien ce qui s'était passé pour en arriver là. Elle a été envoyée, avec d'autres, à l'aéroport à la demande des autorités (ce qui explique sa présence), j'imagine qu'il y a eu un roulement de professionnels (ce qui explique que certains parents ne l'aient pas vue)... elle a assisté à des scènes surréalistes, elle n'est pas la seule... mais je lui ai écrit que ce genre de scène avait aussi lieu dans les accueils "ordinaires" et que je n'étais pas étonnée de ce qu'elle me décrivais. Je lui ai aussi écrit qu'il me semblait que le problème était pris à l'envers. Il aurait fallu mettre en place un accompagnement pointu des parents, en amont (et même deux jours avant ou un jour avant) pour leur expliquer dans quel état risquaient d'arriver leurs enfants et quelle attitude adaptée il faudrait peut-être envisager dans tel ou tel cas...

Anonyme a dit…

site de nadette)

il aurait aussi fallu que ces familles soient accompagnées dans les semaines et peut-être les mois suivants l'arrivée des enfants (cela me semblerait même obligatoire pour toute adoption), or, les psys des ASE se "tiennent à disposition des familles qui le souhaitent" (dixit une responsable d'espace adoption), ce n'est pas suffisant... les enfants comme les parents ont vécu de véritables chocs : les enfants ont, pour certains, vécu plusieurs traumatismes (abandon, bien sûr, mort des parents parfois, séisme, saison des pluies particulièrement violentes, carences diverses...), les parents, en apprenant l'arrivée imminente de leur enfant alors qu'ils n'étaient pas préparés à cette urgence... parents forcément sidérés de voir ce qui s'est passé à Haïti sans pouvoir rien faire : sentiment de grande impuissance, inquiètude massive. En tout état de cause, arrêter les rapatriements aussi vite qu'ils ont été mis en place était sûrement une fausse bonne idée.
cependant, connaissant bien Sophie et sa façon de penser la santé psychique, ... Je pense que Françoise Dolto aurait pu prendre la même décision... je ne suis pas aussi douée que Sophie pour expliquer ce qui a fondé sa décision, mais je le comprends, même si je n'aurais pas agi ainsi. Peut-être parce que je suis moi-même mère adoptante et que j'imagine totalement comment j'aurais été s'il s'était agi de mn enfant... mais c'est aussi ce qui peut différencier un professionnel, d'un parent en attente. Le parent en attente est pris dans ses affects et ne peut raisonner que par rapport à cela, alors que le professionnel garde le recul par rapport à l'urgence, par rapport à ce qui semble une évidence pour le parent et qui ne l'est pas pour lui.
il peut paraître étonnant que l'on pense que la place de l'enfant, juste après un séisme, est peut-être de rester encore un peu dans son pays, mais en y réfléchissant, n'est-il pas plus traumatisant de se retrouver sitôt après dans un avion, dans un pays totalement inconnu avec des personnes, certes pleines d'amour, mais pratiquement inconnues... même si elles sont déjà appelées "papa", "maman" (quel concept cela recouvre-t-il réellement pour l'enfant en question ? ". l'enfant ne peut-il pas avoir l'impression d'avoir laissé derrière lui un pays tout cassé, de l'avoir abandonné, précisément, notamment s'il est en capacité de réfléchir ? quel conflit de loyauté ne risque-t-il pas de s'installer après un tel événement ? quel sentiment de culpabilité, aussi ? l'enfant un peu grand ne risque-t-il pas, plus qu'un autre, de ne jamais se sentir tout à fait, ni d'ici, ni de là-bas, tout en gardant en lui l'idée d'être coupable de quelque chose ? les enfants ont peut-être été préparés à être adoptés, mais ils n'ont pas été préparés à partir dans un tel contexte et cela peut, en effet laisser des traces irréversibles si les parents ne savent pas accompagner ses questionnements (parfois muets), s'ils prennent certaines colères pour des caprices, s'ils veulent aller trop vite dans l'adaptation de l'enfant dans son nouvel environnement... j'ai déjà quelques exemples assez criants qui peuvent faire peur pour l'avenir psychique des enfants concernés si leurs parents ne savent pas changer leur façon de faire... c'est peut-être un peu tout cela que Sophie et ses collègues ont entrevu à l'aéroport ???
il me semble extrêmement important que chacun se sente respecté à la place qu'il tient :Sophie, dans son travail et qui, malheureusement, se fait insulter sur sa boîte mail (je comprends qu'elle l'ait rendu inactive), la place des parents en attente ou ayant accueilli leurs enfants, la place de l'enfant, qui a besoin de beaucoup de temps, même s'il n'y paraît pas, pour intégrer, digérer tout cela...
oui, Sophie est très courageuse et je n'en suis pas étonnée.
je vous souhaite à tous, bon courage.
Nadette

Moushette a dit…

nadette, oui elle a été courageuse, et je comprends aussi qu'elle ait fermé son email si elle recevait malheureusement des emails d'insulte. Je trouve cela dommage que les parents n'aient pu garder leur sang froid, comme dans certaines remarques trop "persos" ici aussi d'ailleurs.
Je n'ai vraiment pas envie de rentrer dans le débat par rapport au billet qu'elle a mis sur ce blog, car j'ai l'impression qu'il a été rédigé sur le coup de colère et de la vèxe suite aux insultes et accusations qu'elle a du recevoir.

Mais par contre nadette, vous dites qu'il faut préparer les parents à laisser du temps aux enfants. Du temps pour qu'il s'habituent à leur nouvel environnement, que leurs colères, peurs et pulsions se stabilisent. Oui c'est bien vrai. Mais il faut aussi laisser du temps aux parents pour trouver leur rythme de croisière et ne pas les juger sur qqs heures dans un aéroport !!! SM ne semble pas remettre cela en cause dans ce billet ici, je trouve cela regrettable.

Et si un jour je devais amener en consult psy un de mes enfants, je tremblerais de tomber sur un professionel qui tire plus vite que son ombre et qui me jugerait sur une poignée de main trop molle ou sur la couleur du bonnet caca d'oie de mon enfant....

Des trucs choquants elle en a ptete vu à Orly, des trucs choquant j'en vois et j'en entends dans la bouche de familles en Inde avec leurs gosses, mais cela ne les empêchera pas de devenir les meilleurs parents du monde ! Comme les gosses, il faut leur laisser du temps et ne pas porter des jugements tranchés trop rapidement.

Nadette a dit…

oui, Moushette, bien d'accord pour laisser le temps tout le monde, mais il est vrai qu'on demande bcp aux parents adoptants... parce que ce sont des adultes et qu'on pense qu'il doivent être capables de prendre le recul nécessaire à l'observation attentive de leur enfant. COmme le dit le Pr. Chicoine, nous devons souvent être d'abord un "parent thérapeute" avant d'être un "parent tout court"... peut-être que cette dimension n'est pas bien expliquée aux parents... en tout cas, je m'efforce, personnellement, à faire passer ce message, ça me semble important, en effet...
bien à vous
nadette
http://adoptionsanstabou.org

jeanmimi a dit…

Docteur, rassurez-vous, vous n'êtes pas le seul à trouver déraisonnable les conclusions de vos 2 confrères incriminés dans cet article.
J'attire votre attention sue les conclusions du docteur Jean-Philippe Grynberg, psychologue libéral à Toulouse et membre de l’ OAA "Agir pour l’Enfant".
Donc quelqu'un aussi digne de foi, compétent et diplomé que vous ou notre "amie" Madame Sophie M.
De plus, il vient de passer un séjour en Haïti à visiter certaines crêches, donc c'est quelqu'un qui sait aussi de quoi il parle.
Voici le témoignage de son séjour récent en Haïti et ce qu'il pense des psys du gouvernement :

C'est au chapitre 6 page 3 du document suivant :
http://www.etic-communication.com/haiti/images/cp-toulouse-20100306.pdf

Mais vous pouvez aussi lire tout le reste c'est très intéressant et édifiant sur les mensonges de Mr Kouchner.
Bonne lecture.

tingting a dit…
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
sablalande a dit…

bien, nous sommes le 16 mars et je constate que sm n'a toujours pas trouve le temps, le courage? de repondre aux nombreuses questions posees ici.
pour ma part cela me donne une idee plus fiable de la personne qu'un long cv detaille.
beaucoup d'annees passees aux service de l'adoption, beaucoup de connaissances engrangees et pourtant vous etes passe a cote de l'essentiel.
j'espere pour eux et pour leurs parents qu'aucun enfant bloque la bas a cause de vous ne mourra mais je l'espere aussi pour vous. mon grand pere disait que dans la vie l'essentiel est de pouvoir se regarder soi meme droit dans les yeux le matin, en etes vous toujours capable?
nous sommes toujours dans l'attente de vos reponses.....

Anonyme a dit…

Quelle honte !
Ecoutez cette émission de radio du 16 mars (interview de Mme Marinopoulos:
http://www.lafrap.fr/category/tag/adoption

jeanmimi a dit…

Elle revient persiste et signe !!!!
Je suis écoeuré.
Elle n'a rien écouté de ce qu'on lui à dit et sans fout complètement.
Pire elle est persuadée de son bon droit et fière que ce qu'elle à fait.
Ecoeurant, lamentable, inimaginable.
Elle nous déteste c'est clair et veut clairement faire cesser l'adoption.
Comment peut t'elle oser dire ce qu'elle dit ?
Le pire étant ces derniers propos à propos des agréments qu'elle accuse ouvertement d'être obtenu avec des dessous de table !!!
Au secours Docteur aidez-nous ?
Que pensez-vous de ce qu'elle vient de dire ?
N'y a t'il pas moyen de lui faire entendre raison ?

cel a dit…

Bonjour Madame,


j'aimerai beaucoup communiquer avec vous.
Je suis maman d'une petite merveille qui a fêté ses 1 an la semaine derniere (enfant bio) et nous nous lançons dans l'adoption.
Pourquoi?
pas par frenesie, pas par egoisme...
non, tout simplement pour constituer notre famille. Oui, c'est different du schema habituel, nous l'assumons. Notre famille est au courant, nos amis nous soutiennent. Nous expliquons les difficultés, nous expliquons que nous allons vers un enfant à petit plus.
Tout comme vous, je connais le monde de l'adoption et de l'abandon depuis en gros 30 ans.... et oui, sans avoir de diplôme de psy (juste un doctorat en physico-chimie), j'ai autour de moi plusieurs adoptés.... nés en France ou pas.... avec leur félures, avec leurs blessures, avec leurs particularités. Donc, oui je "connais" le milieu, je sais la souffrance, je sais la douleur des enfants et des parents.
être parents est difficile, être parents d'un enfant adopté sans doute plus.
Alors qu'est ce qu'être parent?
donner la vie - aider à grandir _ aider à se construire - permettre de devenir un adulte - permettre de partir - permettre de revenir - être toujours présent - être aimant sans être oppressant -être comprehensif - être patient...

Tous ces mots, je les conçois aussi bien pour ma premiere que pour mon/ma second(e).

Au plaisir de discuter avec vous.