vendredi 6 février 2009

La fameuse quête des origines

Voici le premier grand "classique" de l'adoption que je vous avais promis pour 2009.
Si je commence par cela, c'est d'une part que je viens d'avoir une grande discussion sur le sujet avec un rédacteur en chef (que j'aime bien) d'une revue bien connue dans le domaine de l'adoption, ce pauvre ami étant coincé entre un de mes articles et les contre-feux de certains de ses camarades. Mais aussi le témoignage d'une famille, leur pré-ado ayant du mal à l'école, gentiment la professeur principal leur a demandé si cela ne pouvait être cela : toutes les questions que se pose forcément les ados adoptés au moment de l'adolescence.
Très souvent quand les médias parlent de l'adoption ils présentent la quête des origines comme un souci important, un mal-être permanent qui mine la vie des adoptés de tout âge. Les journalistes a la recherche de sujets passe-partout sont aidés en cela par quelques psys (minoritaires) plus près de tonton Sigmund que de leurs patients.
Il y a 6 ans, le ministre de la famille de l'époque m'avait demandé de rencontrer son directeur de cabinet, j'avais dû plaire, quelques jours après on me conviait au Conseil Supérieur de l'Adoption. Nous avions évoqué de nombreux sujets, fait un petit panorama sur l'adoption. Parmi les sujets : un événement alors récent, quelques jours auparavant, il y avait eu une manifestation contre l'accouchement sous X. Manifestation qualifiée d'importante par un journal parigot, arbitre habituel des élégances. Le reportage pendant le journal d'une chaîne de télévision nationale semblait montrer du monde, il y avait un angle serré sur le leader et ils semblaient nombreux derrière lui brandissant banderole et slogans. Le dir-cab avait envoyé les RG, compter les manifestants : ils étaient 13 ! Treize cela suffit pour avoir un reportage au 20 heures, pour être qualifié d'événement important par un quotidien référence !
Dans le même ordre d'idée, je ne suis pas sûr de ce chiffre, mais j'ai entendu un jour que seuls 3% des personnes qui auraient pu avoir accès aux services du CNAOP (Conseil National d'Accès aux Origines Personnelles) ont cherché à avoir des renseignements. Donc 97% des personnes nés sous le secret se fiche de leur origines ?   Pas si sûr.

Parmi les centaines d'ados adoptés que j'ai suivi, beaucoup n'allaient pas très bien, pour tout un tas de raisons qui feront peut être l'objet d'un autre message. Très rarement l'absence ou le manque d'information sur la famille biologique sont mis en avant. Je leur en parle toujours s'ils ne l'évoquent pas systématiquement, la réponse la plus commune : "Ouais si je pouvais les rencontrer (les parents biologiques) ce serait bien, je leur poserais quelques questions mais surtout je pourrais voir comment ils sont. Mais c'est pas mon problème, j'vis bien sans ça". Dans une immense majorité des cas, à la question "Qui est-ce tes parents ?" la réponse désigne les parents adoptifs, même s'ils ne l'avoueront jamais à ces derniers : réalistes mais ados quand même ;-)
Pour des raisons diverses (une adoption qui ne s'est pas bien passé, un inquiétude par rapport à son capital génétique, etc), certains ados ou adultes adoptés ont besoin d'en savoir plus, parfois ils peuvent être obsédés par cette quête. J'en ai rencontré, j'ai même parfois aidé certains dans leurs recherches. Ce désir doit être respecté.
Que certains, soient très malheureux de ne pas connaître leurs origines, hurlent leur douleur n'est pas anormal, quand on souffre cela fait parfois du bien de hurler sa souffrance, de tenter de la généraliser, pensant que plus on est nombreux à avoir mal, moins la douleur sera forte. Ce qui me gêne beaucoup plus, c'est le traitement médiatique (et parfois politique) du phénomène. Ce sont ceux qui se croient bien rassurés, bien normaux, car ils savent qui est pôpa et môman, leur vrais papa et maman (car chacun sait que les parents adoptifs sont "pour de faux") qui plaignent les pauvres petits adoptés ..... la pitié, le misérabilisme sont des formes terribles de mépris, et c'est tous les adoptés qui doivent le vivre !

A vos commentaires !

22 commentaires:

Mamaucy a dit…

Ma fille a 2 ans à peine alors je ne suis pas immédiatement concernée, mais très concernée, si !
Quand, tout petit, on demande déjà "mais ça ne lui manque pas trop là-bas ?", n'est-ce pas déjà renvoyer l'enfant à la quête de ses origines comme d'un paradis perdu ? Considérer qu'elle est ici à titre temporaire ???

Merci pour votre message, que j'ai particulièrement apprécié sur le traitement médiatique.
Maya, Paris

Jean-Vital de Monléon a dit…

Premier commentaire et très bon commentaire, merci Maya. Mais oui c'est désastreux de telles remarques, cela nie toute adoption, cet enfant n'est pas français et ses parents en sont pas ses vrais parents.

C'est effectivement encore pire quand le pays d'origine apparait comme un paradis, on ne retient que ce qu'on veut retenir, les plages magnifiques, les hôtels de luxe mais pas les bidonvilles....

happyfamily a dit…

Ma "vraie" maman...
Avant notre "retour aux origines" de cet été, dont je veux bien témoigner dans un commentaire suivant...
Mon fils fantasmait auprès de son éducatrice (il est en institution spécialiséed la semaine) sur le fait que peut-être sa "vraie" maman l'attendrait à la sortie de l'avion, là-bas, en Ethiopie...
Réponse de l'éducatrice : "ta vraie maman, c'est celle qui s'occupe de toi tous les jours, lave ton linge, te fait à manger et te fait des câlins, l'autre dame, elle t'a juste mis au monde".
C'est rare d'avoir à faire à des gens qui comprennent ce que c'est qu'une vraie maman sans avoir eux-même adopté, nous avons de la chance et ça mérite d'être souligné...

happyfamily a dit…

Ouvrir la boîte de Pandorre…
Le retour aux origines, c’est quand même un sacré pari !
Nous l’avons relevé parce que notre fils, pourtant arrivé tout petit (à 17 mois) souffrait de vrais troubles de l’attachement qui après de multiples séjours en hôpital psychiatrique ont amené à un placement en institution spécialisée à 7 ans ½. « Je sais que ma maman elle est malheureuse parce que je suis parti ».
Nous avons donc pris ce risque, malgré le jeune âge du loustic (9 ans ½)… Retour dans son pays, puis sa ville de naissance, prise de contact avec les services sociaux pour aller rencontrer la personne qui l’avait recueilli, soi-disant employeur de ladite maman biologique…
Nous nous sommes retrouvés chez cette dame, qui était en fait la tante biologique de notre fils. Grande sœur de la maman bio… jeune fille ayant mis au monde à 16 ans hors mariage un bébé dont le père était un ennemi en période de guerre. Notre fils est un « enfant conçu dans le péché », nous n’avons entendu que cela, pendant 3 jours. Deux heures après son accouchement, la jeune fille a été priée de quitter la ville et de ne plus jamais y remettre les pieds. Pour la première fois, 9 ans ½ après, elle revenait après avoir téléphoné il y a un à sa sœur pour savoir « ce qu’on avait fait de son fils ».
Le mensonge… un péché aussi lourd à porter par la famille qui, dans une trop grande misère à l’époque (ce n’est plus le cas maintenant), avait amené l’enfant de 4 mois à la police en déclarant que c’était le fils de la femme de ménage qui était partie en le laissant…
La culpabilité… ces blancs des pays riches n’adoptent-ils pas pour faire de ces enfants des esclaves, ou pour le trafic d’organe ?
L’apaisement de la famille bio qui a pu se soulager du poids de ce mensonge qui traînait depuis 9 ans, qui a pu voir que le petit était bien traité.
Notre fils accueilli comme le fils prodigue, les dépenses somptuaires pour un grand repas en période de jeune, le déplacement du photographe de la ville pour immortaliser l’évènement, les cadeaux offerts à toute la famille…
L’angoisse de ses sœurs : s’il voulait rester ?
La rencontre avec la mère bio : maladroite, mal-à-l’aise, elle laisse un nourrisson de 2 heures et retrouve un pré-ado qui mesure la même taille qu’elle…
Et le constat de notre fils : finalement, nous sommes des étrangers, nous ne nous connaissons pas, elle n’a pas pleuré quand je suis reparti, même après avoir passé 2 jours en sa compagnie…
Le retour en France, 3 mois de malaise pour notre fils, déstabilisé (on le serait à moins !) puis un vrai apaisement, la résolution des problèmes d’attachement : sa place est ici maintenant et avec nous, c’est maintenant un choix de sa part. L’autoriser à dire qu’il est déçu « elle est petite » mais qu’il est soulagé de voir qu’elle n’est pas malheureuse…
Nous avons gagné ce pari, mais qu’en aurait-il été si la mère bio s’était cramponné à notre fils, avait été très malheureuse de le laisser partir, si lui avait voulu rester avec elle et que nous l’ayons arraché une seconde fois…
Les enquêtes dans les pays ne sont pas toujours très fiables… quand on ouvre la boîte de Pandorre, on ne sait pas ce qu’on va y trouver, et il faut quand même se sentir sacrément fort pour assumer les risques et conséquences !
Désolée pour ce long long long commentaire !

ganesh46 a dit…

Happyfamily,
je suis contente que ce voyage ait pu apaiser ton fils.
de notre côté, nous n'en sommes pas là, notre situation est plus simple car nous connaissons bien la famille de notre fille, nous désirons bien sur les revoir, nous correspondons régulièrement. Parfois notre fille de neuf ans nous pose des questions : pourquoi moi et pas mes frères et sœurs (elle en a huit), pourquoi je suis ici je devrais être là-bas? mais heureusement ce n'est pas récurent et je la soupçonne parfois de le faire exprès pour me tester.
comme le dit "happyfamily" il faut une bonne dose de tête brulée pour faire LE voyage, moi je le suis, mon mari moins alors on réfléchit encore un peu...mais pas trop car les parents de notre grande sont plus âgés que nous
Anne maman d'une grande (9 ans) du Sénégal et d'un moyen toubab (4 ans) fait maison.

Koan Zen a dit…

L'origine en héritage. Sylvia Nabinger.
Lire la suite

Redonner aux adoptés leur identité. Caroline Fortin.
Lire la suite

Origines personnelles : entre mémoire, solidarité et avenir. Corinne DAUBIGNY.
Lire la suite

Mamounette a dit…

Je ne vois pas comment on pourrait ne pas se poser la question de son histoire, de ses origines, savoir comment on est venu au monde, pourquoi. Il n'y a qu'a voir l'engouement pour la genealogie. Personnellement je raffole des histoire de mon grand-pere George et grande tata Janine, tristes ou droles.

Ne pas sembler interesse par la question de ses origines me parait suspect... peur de la deception, loi du talion? Que ca ne soit pas un grand probleme est facile a dire quand on connait papa et maman, justement.

happyfamily, je pense que meme si sa mere (bio) avait pleure en se jetant a ses pieds, rien n'aurait remplace le lien que vous avez cree pendant toutes ces annees avec ton fils. Je pense aussi que les enfants sont tres entiers et idealistes, je ne vois pas ce que cette femme pouvait faire de plus, ce qu'elle a vecu est profondement cruel et triste.

Quant a moi je n'aimerais qu'on assene a mon enfant qui est sa vraie maman, ce sera a mon enfant seul de le decider. D'ailleurs pour moi il a deux vraies mamans,l'une apportant des racines, l'autre des ailes.

Maman de deux enfants bio, en demande d'agrement, pour le droit des enfants a connaitre leurs origines

Mimi a dit…

Chez nous c'est un peu par phase, une de mes filles, vers 6 ans, ne pensait énormément à sa mère bio et voulait absolument aller en Inde. C'était surtout pour voir son petit lit... Depuis elle a grandi, a trouvé sa place ICI et n'aimerait en tout cas pas y retourner même pour des vacances. Je lui explique que elle pourra y aller une fois adulte si elle en ressent le besoin ou alors uniquement pour du tourisme... elle semble plus intéressée par des vacances à Marrakech... Mon fils de 13 ans lui irait bien en Inde pour découvrir le Taj Mahal, aimerait juste savoir si sa mère de naissance vit encore...
Pour mes 2 petites ..dernièrement la question des origines a été discutées en classe, et c'est déjà un grand pas d'en parler, la quête des origines, c'est une autre histoire. Merci pour votre livre , Petirou est très apprécié également par les maîtresses. J'en avais parlé sur mon blog.

Moushette a dit…

Moi j'ai l'impression que malgré les émissions ou articles de presse à sensation sur le sujet, la plupart des communs des mortels que je croise savent que cette "quête des origines" accompagnée d'un mal être n'est pas qqchose de systématique, heureusement...

Comme quoi les gens réfléchissent et ne font pas une généralité de ce qu'on leur impose dans les médias. Le regard du commun des mortels sur l'adoption a évolué depuis qqs années, les gens savent que l'adoption est qqchose de définitif, ouf. Bien sûr il y a toujours des exceptions qui restent sur les préjugés de l'adoption (car souvent ça les arrange à cause d'un cheminement personnel ou d'un racisme de base), mais bon tant pis pour eux, tant qu'ils ne nous agressent pas, je passe mon chemin... Le racisme existera toujours, et les imbéciles aussi, alors que faire ?

Je crois que le plus important dans tout cela est de donner à nos enfants les armes pour comprendre la bêtise humaine et de répondre ou de se protéger suite aux remarques blessantes souvent involontaires....


Quant à mes enfants, mon fils de 6 ans n'en a rien à secouer de sa mère biologique, il lui accorde autant d'importance qu'à la vache dont vient le lait qu'il boit le matin au ptit dej'... Ca le gonfle... Il regarde vers le futur, et se désintéresse pour l'instant de son passée, et franchement, tant mieux ! Mais peut être que les choses changeront lors de notre prochain voyage en Inde en avril ?

Quant à ma fille de 5 ans, on sent qu'elle a une approche plus sensible sur ses qqs mois de vie indiens, elle parle des soeurs avec bcp de nostalgie et d'imaginaire... Elle absorbe bcp plus la culture indienne que son frère, et a hâte d'être en Inde pour manger avec ses mains !!!!

NathZorro a dit…

Plus généralement, je réagis sur le misérabilisme dont vous parlez et qui me parle vraiment. Je me bats depuis l'arrivée de ma fille pour qu'on ne la considère pas comme "la pauvre petite malheureuse", remarque que j'entends quasiment tous les jours et qui me rend dingue. J'explique, pas toujours bien, mais j'essaie de dire à mon entourage que cette formule est dramatique tant pour ma fille que pour moi (mais pour moi, ils s'en fichent un peu plus !). Pour ma fille, parce que ramener systématiquement un enfant à son statut d'adopté et donc d'enfant abandonné, c'est le considérer comme "moins que rien", il n'est rien d'autre que cet enfant abandonné. Pour moi, parce que cela veut dire que ma fille est malheureuse avec moi, je dis d'ailleurs souvent "mais, je suis là, elle a une maman", et on me répond invariablement "oui mais c'est pas pareil". Ben merde alors !

Tout cela me fait énormément souffrir, même si je pratique de plus en plus pour l'humour et parfois la réponse à côté qui a un effet assuré surtout quand on me pose des questions intimes : par exemple à la question "et ses parents sont vivants ?" (grrrrr, je suis bien là !), je réponds "ah oui, vous aussi vous trouvez qu'il n'y a plus de saisons". C'est à mourir de rire.

Nath

l'expat de Biarritz a dit…

Happy family ne soyez pas "désolée pour ce long long long commentaire", ça m'a fait du bien de le lire !
Moi aussi je me suis beaucoup posé la question : ma fille a été adoptée en Chine, le dossier des origines est vide ! Elle ne pose pas trop de questions pour l'instant, mais elle n'a que 4 ans 1/2.
Puis j'ai rencontré des adoptés grands qui n'ont jamais eu envie de cette quête. D'autres qui savent qu'ils ne trouveront rien et qui vont bien !
Enfin, j'ai rencontrée une adoptée qui est bientôt grand mère (et très active au sein d'EFA) qui nous a dit que souvent ce sont les parents qui ont cette angoisse du "dossier vide" et la transmettent à leurs enfants...
Elle nous a beaucoup rassurés quant au fait que nous saurions aider nos enfants à se construire avec ce vide.

et puisque c'est la première fois que je poste : bravo pour ce blog !

Philippe a dit…

Bonsoir,

Tout d'abord, je tiens à vous remercier pour l'ensemble de vos messages, car ils m'ont vraiment touché. Je suis né sous "x" et j'ai été adopté à l'âge de 4 mois... J'ai grandi au sein d'une famille formidable.

Petit, j'ai vraiment mal vécu lorsque l'on me parlait de ma mère biologique, car mes parents tenaient à ce que mon adoption de soit pas un sujet tabou.
Mais à force de me parler de ma mère biologique, cela m'a effrayé, car j'avais le sentiment au final de n'être l'enfant de "personne"..., j'aimais mes parents et je voulais vivre tranquille à leurs côtés.

Je me suis mis à pleurer durant plusieurs jours en leur demandant de "ne plus jamais me parler de cette dame là..."

Suite à cela, mes parents ne m'ont plus jamais parlé de mon adoption, à tel point que je ne savais plus vraiment si j'avais été adopté ou non en grandissant.

Un manque de tact d'une amie de ma grand-mère qui ne m'avait jamais vue a dit cela en me voyant quelques années après : "Ah... c'est le petit de ... qui a été adopté ?"

Dès lors, je savais que j'avais été adopté...

Les années passèrent, et un vide grandissant m'envahit. A chacun de mes anniversaires, j'avais toujours une pensée pour cette dame qui m'avait mis au monde... à tel point que j'en pleurais.

Je me demandais à quoi elle pouvait ressembler, si je lui manquais, si elle pensait à moi... si elle regrettait son acte..., quelles étaient les raisons de mon abandon..., si j'avais des frères et sœurs.. etc....

Mais surtout, je voulais qu'elle sache que je vais bien, et que je ne lui en veux pas du tout, au contraire, car je vis dans une famille extraordinaire.

Maintenant j'ai 30 ans, et je viens d'avoir un petit garçon. Lors de sa naissance, je n'ai pas pu m'empêcher de pleurer en le voyant pour la première fois. J'ai pensé à ma mère biologique, et à la souffrance qu'elle a du endurer en m'abandonnant... cette vision m'est venue comme un flash d'une violence inouïe.

Depuis, j'ai entrepris des démarches afin de consulter mon dossier dans le cadre de l'accès à mes origines personnelles. Je dois avoir une réponse très prochainement.

Tout ça pour dire que l'adoption peut être une source de grande souffrance..., une souffrance grandissante au fil des années. Toutes les choses ont un début et une fin..., c'est comme lire un livre en commençant par son milieu.

C'est vraiment très difficile à vivre d'autant plus que je vis dans une famille formidable avec laquelle je ne peux plus parler de mon adoption et de mon mal être... par peur de les blesser, et qu'a leur tour ils éprouvent le sentiment que je puisse leur échapper tout comme eux l'ont été à mes yeux lorsqu'ils me parlaient de mon abandon.

Mamounette, j'apprecie vraiment ta phrase qui résume très bien la réalité :

"on a deux vraies mamans,l'une apportant des racines, l'autre des ailes..."

Bonne soirée à vous tous,

Anya a dit…

Je suis une ado adoptée et je trouve que ce que vous avez dit sur la quête des origines est vrai. J'essaye de demander à ma soeur des informations sur mon passé mais elle n'a que trois ans de plus que moi et à été adoptée aux usa alors c'est dur. Mais en tout cas il faut jamais perdre espoir, même si moi j'ai cru le perdre plus d'une fois. La quête des origines est un point important dans la vie d'un adopté, parfois c'est dur de ne rien trouver.

Casting a dit…

Bonjour,

Dans le cadre du lancement d'une nouvelle émission d'aventure (entre Koh Lanta et Pékin Express), je recherche des familles qui souhaitent partir à l'autre bout du monde vivre une expérience humaine extraordinaire.

Pourquoi un message sur ce blog dédié à l'adoption ? Tout simplement car, ayant moi-même été adoptée à l’âge de 2 mois, il me tient particulièrement à coeur de proposer à des personnes ayant été adoptés de partir dans cette aventure accompagné(e)s de leur famille !

Je recherche des familles de 4 personnes (idéalement les parents et leurs enfants) agées de 16 à 65 ans, solidaires, motivées, prêtent à s'unir pour remporter jusqu'à 150 000 euros.

Si vous êtes intéressé(e) ou si vous souhaitez tout simplement de plus amples informations, contactez dès aujourd'hui Sixtine au 01 41 86 14 74 ou par mail à defienfamille[at]gmail.com

A très bientôt !

journaliste a dit…

Bonjour

Je viens de découvrir votre blog, comme je découvre l'adoption également et si je me permets de vous contacter c'est pour des reportages consacrés à la parentalité dans le cadre de l'émission C'est ma vie sur M6.
Chaque histoire étant différente, il est difficile de lister les profits aussi voici 2 exemples :
des parents qui vont prochainement chercher leurs enfants et/ou des jeunes adultes qui ont décidé d'aller dans leur pays d'origine et pas nécessairement par mal-être.
Je me tiens à votre disposition
Toutes vos suggestions et vos pistes sont les bienvenues.
Je me tiens à votre disposition pour en parler.
Merci pour votre aide.
C'est très urgent.

Bien à vous

Sarah
01 53 17 99 44
sarah.journaliste@gmail.com

phil ozof a dit…

Ce témoignage : avant notre voyage à Madagascar, l'OAA Amadea nous avait fortement dissuadé de tenter de retrouver la mère biologique de nos enfants jumeaux de Mananjary, arguant que ce serait faire prendre à celle-ci le risque d'une "excommunication" sociale. Nos enfants ont toujours en eux la blessure et la frustration de cette rencontre qui n'a pas eu lieu. Très récemment, un ami est parti pour la même destination et je l'ai invité à être à l'écoute du désir de son fils adoptif et de ne pas hésiter à retrouver la mère biologique de son fils frappé du même tabou (son frère jumeau est décédé). La rencontre a eu lieu, positive en touts points et pour l'enfant et pour ses deux familles.
Alors on peut se poser la question de savoir pourquoi règnent ces préjugés nuisibles au désir de l'enfant de savoir d'où il vient.

Mandise a dit…

Pour notre part, si cette quête des origines se faisait sentir ( et rien ne peut dire que ce sera le cas : nous avons un ami qui a été adopté, il a aujourd'hui la cinquantaine et n'a jamais souhaité savoir qui étaient ses parents ( ses autres parents ) : il ne nie pas avoir deux pères et deux mères, mais n'éprouve pas le besoin de savoir qui l'a mis au monde ), nous serions bien en mal d'y répondre.

Notre 'adoption' ( ce n'en est pas une, les enfants viennent du Maroc, il s'agit donc d'une kafala mais notre amour pour eux est le même : adopté, kafala ... Pour nous ça ne change rien ) a deux facettes.
Nous avons pris en kafala deux enfants : le premier a été ( semble-t-il, difficile d'avoir de vraies informations ) abandonné à l'hôpital. Il semblerait qu'il ait une chance, un jour d'en savoir plus sur celle que nous appelons affectivement "sa mamoune".

Le plus jeune en revanche, a été trouvé dans la rue : personne ne sait rien de l'identité de ses parents. Par hasard, nous avons pu retrouver la personne qui lui a donné son prénom lorsqu'il a été trouvé ( c'est une autre histoire, mais c'est une très belle histoire ). Nous avons également appris qu'il est le seul enfant qui aie été abandonné dans ce petit village : par conséquent, chaque habitant le "connaît" ( reconnaît son prénom ) c'est "l'enfant du village" ... A part ça et le procès verbal ( que nous comptons faire traduire en français s'il en exprime l'envie ), nous n'avons absolument rien. Ni âge, ni vrai prénom pour sa mamoune ( l'état civil lui a donné un prénom et un nom fictif pour qu'il n'y ait pas "rien" sur l'acte de naissance, pour qu'il sache "qu'il est l'enfant de quelqu'un" : ce que d'un côté je trouve très bien ), ni aucune idée sur qui elle est, ce à quoi elle ressemble.

Pour l'instant il est petit, il n'a que deux ans et demi ... On se prend à se poser la question "et s'il demandait des informations : que lui répondre exactement ?" ... On se demande parfois s'il vaut mieux "attendre qu'il en parle" mais n'osons pas vraiment lui en parler de nous même car "et si il ne voulait pas en entendre parler"...


Quant aux remarques désastreuses nous avons eu les mêmes : nous ne comptons plus non plus les :
"ils sont métissés avec quoi ?" ( non mais vraiment ! "Ils sont métissés avec quoi " ! C'est comme dire "ils sont croisés avec quelle race ?" ... Et le dire devant l'enfant en prime ... Les gens devraient réfléchir ! =
" Ils viennent d'où ?" ( comme si ça regardait les gens ! )
" Oh pauvres petits choux " ( dans le genre "je remue le couteau dans la plaie" ... )

Anonyme a dit…

Bonjour,

Depuis plus de 20 ans, je consacre ma vie professionnelle à la réalisation de documentaires et de reportages.

Concerné par la thématique de l'adoption, c'est tout naturellement que j'ai choisi de me spécialiser et de consacrer la plupart de mes derniers travaux à ce sujet.

J'ai rencontré des couples et des célibataires en cours d'adoption, partagé à leurs côtés les moments forts et uniques qu'ils traversaient, j'ai accompagné une jeune femme hantée par ses origines chinoises. Un bouleversement pour elle, et pour moi, son parrain.

Toujours très sensible à cette vaste thématique, je ne cesse de l'aborder à travers de nouveaux documentaires. C'est pourquoi je recherche de nouvelles histoires à immortaliser et à faire partager, comme par exemple :

- Couples ou célibataires en voie d'adopter un enfant ou une fratrie, en France ou à l'étranger.
- Personne adoptée et cherchant à adopter ou sur le point de fonder une famille.
- Personnes adoptées en recherche d'origine, et prêtes à aboutir.
- Couples homosexuels qui attendent l'arrivée d'un enfant, biologique ou adopté.
- Couples ou célibataires qui viennent tout juste d'adopter et qui découvrent la vie de parents.

Je peux vous assurer de ma discrétion et de ma détermination à respecter l'intimité de mes intervenants auxquels je suis toujours, incontestablement, lié et attaché.

D'avance, je vous remercie de la confiance que vous me témoignerez.

Vous pouvez me contacter directement à cette adresse : adoptiontv@hotmail.fr

Stéphane CASCINO,
Adressé par Simon GUILLEMIN.

philippe wilmart a dit…

Bonjour

Nous reflechissons au retour de notre fille d 8 ans en Haiti

Je suis medecin et vais chaque année depuis le seisme faire des consultations sur place

Je rencontre a chaque fois la maman biologique et je m'interroge sur la possibilté de rencontre avec notre fille qui nous parle souvent d'elle

Nous aimerions partager vos experiences

Anonyme a dit…

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