mercredi 19 mai 2010

La prévention des troubles de l'attachement : l'enfant adopté, enfant public !

La mode est un peu moins présente, la fièvre est un peu retombée et les troubles de l'attachement monopolisent un peu moins l'attention qu'il y a quelques années.
C'était bien une mode avec tous ses excès quand des associations de parents déclaraient de manière inéluctable et incontestable que 40% des enfants adoptés souffraient de tels troubles !

Il n'empêche que les troubles de l'attachement existent bel et bien dans l'adoption et que pour la famille qui en souffre c'est terrible. Je ne peux en un simple billet vous décrire cette pathologie terrible mais ce sont les questionnements répétés de nombreuses familles qui provoquent cette réponse collective.

Il est nécessaire que très vite l'enfant adopté fasse la différence entre SES parents et le reste du Monde.

Or, trop souvent, l'enfant adopté est un enfant public. Ce n'est pas une théorie vaseuse, mais une réalité, j'en profite pour tirer un coup de chapeau au MASF et sa sympathique président Hélène Mahéo, dont ce sujet est un important cheval de bataille !
Le "petit black", le "petit chinois" est trop mignon, et comme SES parents ne sont pas les vrais, qu'ils ne l'ont pas fabriqués, le moindre quidam pense avoir le droit de l'attraper pour lui faire un câlin, de le prendre dans ses bras, et encore plus d'avoir son mot à dire. Comme (l'expérience nous le montre chaque jour) : TOUS LES ENFANTS ADOPTES SONT SOURDS, ne craignez rien vous pouvez dire les pires inepties devant lui, il ne les entend pas. On ne compte plus les petites phrases d'une grande délicatesse : "C'est quelle race", "il vous a compté combien ?", "j'admire votre générosité" et en ce moment " il est resté combien de jours sous les décombres" !

Il convient de protéger vos enfants et même si on est très fier d'eux, de ne pas trop les exposer au grand monde et aux commentaires populaires.

Il pourrait être tout aussi dangereux de les isoler dans une tour d'ivoire, de leur cacher la réalité de la vie, et de les priver de proches essentiels comme les grands-parents.
J'ai eu parfois à consoler des grands-pères, qui étaient à mon avis des grands-pères gâteaux, disponibles, affectueux et pas trop envahissants qui se plaignaient de n'avoir en deux ans, vus que quatre fois, leurs petits-enfants alors que ceux-ci n'habitaient qu'à quelques minutes de chez eux. Parce que leur belles-filles (parfois encore plus terribles que les belles-mères) appliquaient à la lettre les consignes des livres Norzaméricains !

Comme souvent dans l'adoption, il y a un juste milieu à trouver.
J'essaie d'expliquer aux familles que nous avons trois cercles familiaux.
Le premier cercle est ce qu’on appelle la famille-nucléaire (papa – maman – et le ou les enfants). Il faut que ce petit cercle passe un maximum de temps ensemble pour bien s’habituer les uns aux autres. Les deux parents doivent apprendre à se libérer du temps de loisir avec leurs enfants !

Le deuxième cercle sera constitué des très proches (la vingtaine de personnes qui compte beaucoup pour vous). Ce sont souvent les parents, les frères et sœurs (grands-parents et oncles/tantes de l’enfant) ou les amis très proches. Il ne faut pas avoir trop peur d’eux et il serait dommage qu’au nom de la prévention des troubles de l’attachement par exemple, un enfant soit complètement privé de ses grands-parents et vice et versa.

Ceux dont il faut se méfier est plus le troisième cercle, c'est-à-dire les copains, les cousins éloignés, les gens qui tout à coup, par curiosité et sympathie, vous trouvent beaucoup plus sympathiques et vous proposent des invitations, de débarquer tout à coup chez vous pour admirer la petite merveille. On peut se laisser un petit peu griser et accepter toutes ces invitations, tellement on est fier de la petite merveille, mais le gros risque est de ne plus avoir d’intimité et que l’enfant mette plus de temps à trouver ses bons, ses vrais repères. C’est quelque chose qui est tout à fait possible et malheureusement fréquent chez les enfants qui ont eu l’habitude de ne pas avoir trop d’adulte référent ou d’en avoir au contraire trop et qui n’ont pas su trop s’attacher à ses piliers.

Ce que je conseille déjà, c’est pendant les six premiers mois où l’enfant arrive, de se méfier de ceux qui ne sont pas très proches. Pour ne pas se fâcher avec tout le troisième cercle, vous pouvez dans ce cas-là vous cacher derrière les conseils du méchant docteur de l'adoption pour refuser poliment ces invitations.

Si c’est auprès de gens dans la rue que votre va aller, il faut dès le début aller le chercher et lui expliquer gentiment que le monsieur et la dame ne sont pas papa et maman et qu’il faut rester avec papa et maman, et expliquer aussi poliment mais relativement fermement aux gens qui ne le connaissent pas et qui vont tout de suite le prendre dans leurs bras qu’il vient juste d’arriver et qu’il faut l’aider à trouver à ses repères.

J’espère vous avoir donner quelques éclaircissements.

27 commentaires:

Véronique a dit…

Prem's!
Une fois de plus, les choses sont dites et bien dites...
Vivre dans un cocon (pas trop fermé hermétiquement quand même) les premiers mois, refuser les invitations, y alle rmollo...
Je me méfierai encore plus du "4ème cercle", celui des voisins, vendeuses de la supérette du quartier, nounous du jardin public, mamans à l'école... qui ont TOUS leur mot à dire "mais ils sont VRAIMENT frère et soeur? Vous ne pouviez pas en avoir? Ses VRAIS parents sont morts? C'est bien ce que vous avez fait... Ah? Ils viennent d'Ethiopie? Vous les avez inscrits à l'athlétisme? Non? Et vous en êtes contente?" et tant d'autres amabilités dites même pas méchamment...
@micalement.
Doc Véro du 37

olivier a dit…

C'est très important ce cocon du début.Après l'arrivée des enfants, fêtée avec la famille et les amis proches, on a fait un isolement assez ferme afin de limiter le passage continuel à la maison pour voir les merveilles ou curiosités...Puis on a cumulé vacances,congés de maternité et paternité etc pour être tout les 4 le plus longtemps possible.
Mais c'est vrai qu'on a toujours du mal à ce préserver du 4 ème cercle voir même d'un 5 ème cercle d'inconnus qui se permettent de nous questionner. J'en pose moi des questions sur leurs enfants ou petits enfants (si cela tombe,ils sont même pas de leur sang! les échanges en maternité cela arrive...arf arf arf).Avec toute les émissions sur l'adoption à la télé (même si certaines ont permis d'éclaircir la réalité de l'adoption), nos enfants adoptés sont devenus les enfants de tout le monde :beurk! Puis La bêtise humaine : Eh Véronique s'ils viennent d'Ethiopie, ils doivent aimer danser non ? C'est bien connus ils ont le rythme dans la peau...Chez nous on aime la musique et danser, pas de bol...
Salutations
Olivier

Anonyme a dit…

je suis étonnée à l'idée que ces conseils soient nécessaires ...
Nathalie

armelle a dit…

merci pour ce post, ça fait plaisir de lire ce genre de chose pour mettre des mots sur la vie de tous les jours.
Armelle

Brigitte & lilou a dit…

très juste... l'enfant adopté est un peu celui de tout le monde... et le troisième cercle est parfois redoutable... d'ailleurs une chose m'a étonnée ce sont parfois des parents adoptant croisés dans la rue qui sont le plus directs et intrusifs.. bizarre ;-)
Brigitte

malounette a dit…

Il est ultra nécessaire ce cocon des premiers mois de cette vie à plusieurs (exit 2ème et 3ème cercles au moins pour quelques temps, celui nécessaire à nos loulous de se caler dans leur nouvelle vie...). Comme Olivier, j'ai moi aussi cumulé vacances, congé maternité et même congé parental afin de pouvoir rester 6 mois avec mon timoun. Et il en avait vraiment besoin... En tout cas, lui c'est le contraire, il est plutôt timide avec les personnes inconnues et a besoin d'un certain temps de reconnaissance avanc d'accepter "les étrangers".
Mais bon, j'ai moi aussi eu la version "c'est beau ce que vous avez fait", celle qui ne mérite même pas que l'on s'attarde dessus...
No comment...

Claire

Moushette a dit…

Bien sûr qu'il faut éviter trop de "visites" les portages des enfants par des inconnus. Nos enfants, arrivés depuis peu, ont vite fait d'oublier qui sont leurs parents et d'amorcer des pseudos attaches avec n'importe qui.

Mais il y a un autre point tout aussi essentiel, c'est le rythme de vie. Garder des horaires réguliers pr le sommeil, les activités et les repas. Cela est sécurisant pour tous les enfants, mais particulièrement pour les enfants déracinés et en manque de repères. Et avec cela, éviter à tout prix de quitter rapidement le foyer. Je vois tellement d'enfants, à peine arrivés dans leur famille et leur nouvelle maison, repartir aussi sec pour visiter belle maman dans le south west, pour bronzer sur des plages ou chausser des skis, alors qu'ils devraient être tranquillement à la maison en train de s'enraciner dans leur nouvelle vie.

Aussi, beaucoup de parents hésitent à scolariser leur enfant, malgré son insistance pour retourner à l'école (pr les plus "grands", 6 ans+). Pourtant, le rythme régulier de l'école, le fait de voir revenir les parents à chaque séparation les sécurise, et surtout ils retrouvent avec plaisir la vie en collectivité avec d'autres enfants qui était leur quotidien d'avant. Pasque les parents, la famille c'est chouette, mais rien ne remplace les potes, surtout après avoir vécu des amitiés fraternelles très fortes...

z e n c h a dit…

Les adoptants pourraient croire quand respectant bien vos conseils de "prévention des troubles de l'attachement", ils en seraient ainsi préservé.

Le problème des troubles du lien (de l'attachement) mérite plus d'analyse et de profondeur.

Jean-Vital de Monléon a dit…

Nathalie c'est nécessaire, car je vois trop des familles qui se laissent griser par leur joie d'avoir leurs bout de choux et qui veulent les montrer et montrer leur bonheur à la terre entière.

Pour bcp de commentaires, ne soyez pas trop excluant, discriminatif avec le 2° cercle, les grands parents par exemple sont souvent des personnages très importants pour la vie des enfants.... mais je sasi que des balles-mères peuvent être envahissantes !

Zench, croyez que je suis des familles victimes de ces soucis, je suis heureux d'avoir aidé certaines à s'en sortir, déçus de n'avoir pu le faire pour d'autres. Ne pensez pas que je nie ou soit trop léger avec ce sujet.

Ce ne sont que quelques petits conseils que je précise car ils sont largement diffusés dans la littérature Norzaméricaine où tous les problèmes sont rejetés sur l'enfant et où la solution proposée et extrêmiste (ou telle qu'elle est comprise par les parents) sera d'isoler les enfants pendant toute leur enfance !

Moushette a dit…

Zench, c'est vrai qu'avec le recul, à la relecture du titre du billet, je partage votre avis.

Cette formule "trouble de l'attachement" peut être utilisé pour toutes sortes de problèmes d'attachement, et il ne faut pas confondre un gamin qui a du mal à trouver ses marques dans sa nouvelle vie, avec un enfant souffrant de troubles beaucoup plus profonds et persistants, qui nécessitent bien plus que 2, 3 conseils savants ! Et les troubles de l'attachement des parents (adoption ou pas) ? il y en a aussi, mais on en parle rarement.

Ca me fait aussi penser à l'hyperactivité, formule utilisée à toutes les sauces... Tiens, un billet là dessus me plairait bien Mister JVM !

Stéphane a dit…

Simple et efficace comme d'hab !

timounette a dit…

J'ai aussi pratiqué cette bulle de protection à l'arrivée de mes enfants. Seuls les amis trés proches et famille ont pu approché de mes "trésors". Et devant les questions intrusives, indiscrètes et surtout devant les enfants, j'essayais de faire preuve d'humour.
Mes loulous sont d'origine haitienne. Et j'ai eu droit à : et le papa est noir ? et je réponds "ben oui sinon il n'aurait pas cette couleur... du coup les personnes se trouvent "betes"...
La question Ils sont frere et soeur ? Là encore je dis Oui puisque ce sont mes enfants !
et il m'est arrivé de répondre à des questions trop perso : je ne répondrai pas c'est l'histoire de mes enfants et la notre et uniquement la notre. C'est pas toujours bien perçu car les gens pensent que nos enfants sont "publiques" comme vous le dites si justement. Mais je m'en fous.... C'est notre vie privé !

z e n c h a dit…

@ Moushette.

Je relève cette petite phrase importante : "Et les troubles de l'attachement des parents (adoption ou pas) ? il y en a aussi, mais on en parle rarement."

Il n'y a quelques années, je me suis d'ailleurs poser la question : "Est-ce que je n'aurais pas moi aussi souffert de "troubles de l'attachement" avec ma mère, elle-même orpheline et ayant perdu ses deux parents très jeune."
A l'époque de mes parents, le terme "trouble de l'attachement" était inconnu.

Il vaut la peine de réfléchir, d'analyser le pourquoi de sa propre histoire concernant le choix de l'adoption.
Retourner en arrière dans l'histoire de sa propre famille - et aussi celle de son conjoint - pour tenter de comprendre pourquoi ce choix de l'adoption "vous tombe dessus". Parfois, il faut aller loin, comme la constellation familiale.

Mais, je dois dire honnêtement que je n'ai pas fait cette démarche "d'auto-analyse" lorsque j'étais jeune marié ayant opté pour l'adoption. Il n'est toutefois jamais trop tard pour le faire.

Avec ce "retour en arrière", on en revient ainsi au point de départ, particulièrement : les motivations conscientes et ... inconscientes. Elles ne coïncident pas nécessairement avec celles que nous avons répondu à l'assistante sociale et à la psychologue payées par l'Organisme d'adoption.

Isabelle de Penfenyo a écrit un billet à ce propos : "adoption: motivations explicites et implicites"

Véronique a dit…

@ Zench : le billet d'Isabelle est excellent (tout comme son blog), merci de nous l'avoir proposé...
@ Dr JVM : à bien y repenser, c'est vrai qu'on ne parle jamais de "troubles de l'attachement" du parent vis-à vis de son enfant : est-ce fréquent? Y at-il un tabou?

Moushette a dit…

@zench, tout à fait d'acc' avec vos propos. Je rajouterais que c'est souvent difficile, voire impossible de faire ce genre d'analyse lorsqu'on est "jeune" dans sa vie. Bcp ne la font jamais, mais peut être que nos parentalités "atypiques" (des bios) nous font plus réfléchir à notre vie, nos passéesn nous oblige à faire des bilans plus souvent que les autres. Il faut aussi du courage pour tenter ce genre d'analyse.

De façon générale, je constate que l'enfance et l'histoire familiale d'une personne conditionne énormement le parent qu'il sera (reproduction inconsciente ou au contraire rejet et opposition), les choix de parentalité (nombre d'enfants, adoption ou pas, éducation...).

Contente de voir que tout le monde apprécie le blog d'isabelle (et pas peu fière que nous soyons "collègues" !!!).

Jean-Vital de Monléon a dit…

Véronique très bonne question.

J'avais écrit un petit paier pour je ne sais plus qui : "De la réciprocité de l'adoption"

Et je cite une phrase "Dans les troubles de l'attachement, il y a toujours un peu de réciprocité", cette phrase m'avait été dite par Caroline Debladis fondatrice et présidente de Petales France.


J'ai vu de graves troubles de l'attachement dont la cause principale était à mon avis les parents ! Même si cela reste plsu rare que la principale étiologie la souffrance antérieure de l'enfant.

Jean-Vital de Monléon a dit…

Pour le tabou (je réponds tjrs à Véronqiue).... je le crois certains grands prêtres de l'adoption (pour raison.... commerciale) aime bien tout mettre sur le dos de l'enfant.

L'adopté nouveau pervers polymorphe ?

Véronique a dit…

Pour le tabou toujours : en cas de troubles de l'attachement, tout mettre sur le dos des souffrances antérieures de l'enfant
1) dédouanne les adultes, parents ou intervenants, de leur responsabilité et de leur comportement
2) mène insidieusement à considérer que si tant d'enfants souffrent et que cette souffrance rend une adoption impossible ou au moins très problématique... gnaka plus les adopter!
moi, mauvaise langue?
Oui.
Mais pas que.

z e n c h a dit…

@ Véronique.

Il ne s'agit pas de "tout mettre sur le dos des souffrances antérieures de l'enfant".

En cas de troubles de l'attachement, il s'agit surtout que le diagnostic soit bien posé par les spécialistes compétents en la matière (et bien sûr pas par les parents).

Romi a dit…

j'avais raté cet article et les commentaires. Intéressant tout ça !!

ça ne me rappelle pas que de bons souvenirs tous ces cercles !!!

Une phrase qui revenait très souvent :
ho mais, elle n'est pas farouche !!!

Nous voulions pratiquer une bulle pendant les 1ères semaine, mais nous sommes arrivés le 23 décembre .... alors la bulle a vite éclaté le lendemain ...
Ensuite, nous avons réussi à garder le cap pendant quelques jours, même si ça n'a pas été facile pour certaines personnes de comprendre notre position.
nous avons ensuite intégré doucement les membres de la famille, ensuite des amis....

Michèle

z e n c h a dit…

L'Attachement, ses défis et ses troubles.

Bibliographie sur Petales France.

Anonyme a dit…

comme beaucoup de ce qui est dit est vrai.... la réciprocité, l'envie charnelle qui devient fusion au moment de la rencontre, et ce besoin de rester dans l'intime, ces premiers moments n'ont pas à être partagé... partage-t-on un accouchement ? concevrait on d'inviter ses amis, ses copains, les voisins dans la salle d'accouchement ....?? pour notre part instinctivement nous avons fait un cocon que nous avons ouvert progressivement, même si certain(e)s n'ont pas apprécié ! ah oui docteur... la belle mère qui téléphone pour parler à ses "chers petits enfants" qu'elle aime.... entre 19h et 19h30 .... et qui dit à son fils que la méchante belle fille a refusé de lui passer les petits qui mangeaient ou étaient dans le bain... ggrrrr!!!
dans les phrases que "d'innocents" prononcent : "oh mais ils vous quitteront pour retourner dans leur pays"..... "oh ben le soleil ça doit leur manquer".... "vous êtes sure qu'ils sont frères et soeurs, parce que dans ces pays là"..."et ils vous appellent, maman ?...." (non ils me sifflent !) le pire pour moi étant le fréquent "c'est bien ce que vous avez fait, vous avez fait 2 heureux" ce à quoi je réponds plus ou moins gentiment, heu moi aussi je suis heureuse, ou alors selon les cas.... qu'est ce que vous en savez, avec ce qu'ils prennent comme baffes....!! en général ça calme .. dit on a un couple à la maternité "vous avez bien fait de le concevoir" .... mais j'ai re-appris (oui j'avais déjà une petite idée depuis bien longtemps) que la bêtise (pardon connerie) humaine est sans limite !! géniteurs, ou adoptants, ou "juste" humain lambda (j'ai pas dit lambada) nous devons la supporter, (j'ai pas dit l'accepter), mais ça permet de faire le tri et d'éliminer qqs indésirables...
mais surtout merci pour tout docteur jv de M !!!
Véronique BS

Alexandra a dit…

Je viens de découvrir ce blog qui me fait faire un retour en arrière de 30 ans. Enfin des parents adoptifs qui s'expriment vraiment ! le nombre incalculable de réflexions "bêtes et méchantes" que j'ai pu entendre, même à l'intérieur de ma propre famille !... et je ne parle pas de celles que mes enfants continuent de supporter.. Merci.

Anonyme a dit…

Je decouvre ce blog. Très interessant dommage que ces conseils ne suffisent pas toujours.
Ce qui a très bien fonctionné avec notre fils est un véritable échec avec notre fille....les traumatismes sont parfois trop profonds pour disparaitre.

Anonyme a dit…

Bonjour, que pensez-vous d'entretenir le lien avec la langue maternelle de l'enfant adopté?
Je m'explique: je suis d'origine espagnole (mais née en Belgique et élevée en français, par des parents excellents bilingues, à l'époque où les immigrés faisaient tout pour se fondre dans la masse). Toutefois, en "vieillissant" je commence à parler l'espagnol avec ma mère et, par ailleurs, je le parle toujours avec ma famille, restée là-bas et avec qui j'ai de fréquents contacts. Je désire me tourner vers l'Amérique du Sud et encourager l'enfant à continuer à parler librement sa langue maternelle, avec ma maman surtout (et sa famille quand nous irons en vacances). Moi, ma langue maternelle étant le français, je lui parlerais principalement le français mais au début, ça pourrait vraiment aider que je ponctue par de l'espagnol...
Premièrement, je trouve que c'est vraiment chouette pour que la transition chez nous se fasse le plus en douceur possible et que l'enfant se sente dans un environnement "familier". Deuxièmement, je me dis que ça l'aidera à conserver sa culture, à en être fier et à pouvoir aussi la transmettre plus tard.
Et finalement, et ce n'est pas négligeable à mon avis, s'il s'avère qu'il désire retourner là-bas un jour, il pourra vraiment bien se débrouiller et s'informer personnellement...
Qu'en pensez-vous?
Merci d'avance pour vos lumières :-)

Unknown a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Mathilde P a dit…

Bonjour,
Je suis infirmière étudiante en puériculture (sur Lyon) et j effectue mon travail de recherche sur la création des liens entre les parents et l'enfant dans le contexte de l'adoption internationale. J'aborde notamment la question de l'adolescence dans ce processus de création des liens. Je suis à le recherche de professionnels à interroger sur cette question et notamment des puéricultrices. N'ayant pu trouver vos coordonnées par un autre biais que ce blog, je me permets de vous contacter par cet intermédiaire. Avez vous des contacts à me recommander pour enrichir mon travail? Cordialement
Mathilde P