En ce moment cela parle pas mal de l'adoption simple versus l'adoption plénière.
De l'intérêt et du sens de l'un et l'autre qui ne sont pas toujours bien perçu.
Depuis le temps d'ailleurs que je vous annonce un article sur le sujet, il est d'ailleurs écrit, mais j'attends juste qu'il soit paru dans le journal où je l'ai écrit, c'est la moindre des politesses tout de même !
A propos de ces discussions, quelqu'un que j'aime bien (et qui par ailleurs est adoptée, personne n'est parfait) râlait contre des psychologues qui se lançaient dans de grandes théories sur le sujet. Il faut dire que les-dits spikologues conseillaient quand même de transformer les adoptions plénières déjà prononcées, en adoption simple : agréable et douce idée.
Une juriste haut placée qui a entendu cela s'est écrié : "Quand les psychologues s'occupent de problèmes judiciaires on court à la catastrophe !". Elle n'avait pas tout à fait tort, elle avait même souvent raison, mais je me suis mordu la langue pour ne pas répondre : "C'est comme quand les magistrats s'occupent de problèmes psychologiques et sur le même sujet !".
Je ne l'ai pas dit, je suis très courageux, très grande gueule, très intransigeant pour défendre l'adoption, mais très poli avec certaines catégories professionnelles.
Car il y a des magistrats (pas cette dame qui est une spécialiste de l'adoption) qui décident parfois qu'une adoption sera simple au nom d'un lien affectif qui n'a rien de juridique et rien à voir avec la réalité de la différence des deux modes d'adoption (vous le saurez bientôt grâce à ce fameux article (hein que j'arrive bien à vous faire languir ?).
Tout ça pour vous dire que quand on s'occupe d'adoption, on ne peut s'en occuper à moitié et les spécialistes de l'adoption dans tous les domaines (médicaux, sociaux, judiciaires, etc...) doivent devenir des généralistes de l'adoption.
Si vous êtes le meilleur médecin du monde sur les pathologies d'arrivée, mais que vous ne connaissez rien d'autre à l'adoption (comment se déroule un agrément, une adoption, une rencontre entre parents et enfants, etc, etc...) cela n'ira pas. Si vous êtes un excellent juge qui connaît tout le code civil et les lois de la famille sur les bouts des doigts, mais que vous ne savez rien des causes de la séparation ou de l'adoption vous courrez à la catastrophe. Si vous êtes un excellent psychologue, le meilleur sur la création des liens, les phénomènes de l'attachement, mais que vous ne savez pas ce qui se passe dans un orphelinat, ni sur le chemin que doivent franchir les parents avant d'adopter, vous risquez de faire plus de mal que de bien.
J'encourage ceux qui veulent s'intéresser à l'adoption de le faire, mais de bien réfléchir avant. L'adoption devient vite une passion. Cette Passion est la meilleure des armes, pour ne pas se décourager et continuer son chemin, malgré les embûches, les découragements. On ne reste pas au bord de la rivière adoption, on tombe dedans et on se fait emporter par le courant, en tentant de ne pas (trop) s'y noyer.
lundi 30 novembre 2009
samedi 28 novembre 2009
Risques, facteurs de risque et interdictions dans l'adoption !
J'écris ce billet en urgence suite à toutes les réactions que je reçois ce jour sur les 4-5 derniers messages et qui parlent de certaines particularités : pour ou contre, les promouvoir ou les interdire.
Je vais vous dire ce qu'il faut :
Tout enfant adopté doit être adopté par deux parents de sexe différent, suffisamment égoïstes pour avoir ce fort désir d'enfants, mais suffisamment généreux et ouverts sur le monde pour transmettre cela à leur enfant. Ils doivent aussi donner beaucoup d'amour à cet enfant, tout en n'ayant pas peur d'user de la fermeté si nécessaire pour qu'il ne devienne pas un ado no-limit. De plus, il faut qu'ils soient suffisamment riches pour arrêter de travailler tous deux, pour avoir beaucoup de temps pour s'occuper de lui, et surtout ne pas l'envoyer trop tôt à l'école. Mais en le laissant ouvert sur le Monde et sans l'enfermer dans un cocon. Ils doivent aussi, apprendre la langue du pays de naissance de leur enfant pour pouvoir communiquer avec lui dès les premiers instants pour le comprendre et calmer ses angoisses. Par contre, ils doivent lui parler français dés le début pour lui permettre de vite acquérir cette langue et favoriser sa meilleure intégration. L'adoption devra être faite par l'intermédiaire de l'AFA et d'au moins deux OAA reconnues publiquement de grande valeur, mais en même temps, les parents devront se rendre dans le pays d'origine pour avoir des contacts rapprochés avec le dit pays et les parents biologiques si possible. Ils doivent même tenter de créer avec ceux-ci des liens d'amitié et de confiance... et je rajoute se taper toutes les démarches et formalités pour juger de la compléxité du-dit pays !
Vous êtes dans ce cas, tout va bien.
Vous n'y êtes pas, courrez dans un centre de vaccination vous faire vacciner afin d'enrichir Donald Rumsfeld et de dépeupler la planète comme nous le dit l'ancienne "ministre de la santé" finlandaise ! Car croyez moi vous courrez au devant de grandes catastrophes et la vie ne vaut plus la peine d'être vécue !
Tout ça pour nous faire réfléchir qu'il y a un pas (de mamouth) entre facteurs de risques et réalité.
Suite à la mort d'un jeune acteur on découvre qu'il est risqué d'utiliser un petit bolide jusqu'alors en vente libre, oh ben quelle surprise ? Pourtant il y a des morts chaque jour dans les volvo type char d'assaut avec des pare-chocs plus gros que les dents du Prince Charles et des Air-Bag plus volumineux que les nez de Bernardo et moi !
Allez, je suis généreux, un autre scoop : même si vous êtes la famille idéale (?) que je viens de décrire l'adoption que vous allez faire peut être une catastrophe.
"Incredibile, Mamma, tou entends ce qu'il dit il dottore, nous qui apprenons l'italiano depuis cinque mois pour accueillir le petit Vénitien."
L'adoption individuelle est-elle plus à risque qu'une adoption par OAA ou AFA : ma réponse (statistique) sans hésiter est OUI, pourtant les plus belles histoires d'adoption sont souvent des adoptions individuelles (les plus moches aussi) et adopter par le biais d'un intermédiaire ne préserve pas des catastrophes.
L'adoption solo est elle plus à risque que l'adoption par des couples : ma réponse (statistique) sans hésiter est OUI, pourtant chaque jour je découvre des mamans (je n'ai vu qu'un Papa adoptant célibataire, très sympa et super papa au demeurant) qui ont adopté toutes seules qui sont des super mamans, qui ont bien conscience de ce risque font un maximum d'effort pour le diminuer et sont bien plus responsables que beaucoup de mamans célibataires qui "ont fait un bébé toute seule" sans trop réfléchir à l'après ! La plupart des Mamans adoptives solo sont beaucoup plus responsables que quelques couples (heureusement rares) dont je me demande comment ils ont fait pour avoir l'agrément. C'est ça le but de l'agrément : accompagner, aider à corriger les risques, mais aussi éliminer quand ceux-ci sont insurmontables !
Chaque jour on a de nombreuses de conduites à risque. Traverser une rue, c'est un risque, prendre l'ascenceur chez Bernardo qui ne veut pas l'entretenir c'est un risque (héhéhé). Certains jeunes cons ou vieux crétins (c'est souvent ces deux catégories là) traversent sans regarder en se foutant des voitures qui arrivent. Mais la plupart des gens savent le risque et regardent à droite et à gauche. Parfois le risque est vraiment important, l'état intervient et met un feu rouge, parfois le risque est encore plus important, l'état met une passerelle, parfois l'état clôture complétement la rue pour les piétons on ne peut plus traverser (une autoroute par exemple) et ceux qui traversent malgré tout... et bé il n'y en a pas beaucoup qui survivent ! Parfois, on peut trouver aussi que l'état a été ridicule de mettre un feu rouge alors qu'il en passe que deux voitures par heure ou un piéton tous les trois jours.... mais c'est l'état qui l'a décidé donc on est obligé de respecter cela !
Vous la suivez ma parabole ? On peut facilement l'appliquer à l'adoption !
"Reviens Mamma, il dottore il dit tout le contrario maintenant, et pouis régardé la contradizione qué nous avons faites c'était pas vénitien, c'est vietnamien qu'ils ont écrit chez l'organizatione agregato per l'adottione Destinato !"
Entre faire l'autruche face à un risque ou vouloir supprimer à tout prix tous les risques il y a, à mon avis, un sacré espace où chacun peut trouver son bonheur.
Et pour parler d'une voix avec mon fidèle Bernardo : la généralisation est le pire ennemi de l'adoption !
Ai-je été clair ?
Deux petits clins d'yeux hors sujet et gratuits pour mon amour de la langue italienne et mon amitié pour la sympathique OAA Destinées !
Je vais vous dire ce qu'il faut :
Tout enfant adopté doit être adopté par deux parents de sexe différent, suffisamment égoïstes pour avoir ce fort désir d'enfants, mais suffisamment généreux et ouverts sur le monde pour transmettre cela à leur enfant. Ils doivent aussi donner beaucoup d'amour à cet enfant, tout en n'ayant pas peur d'user de la fermeté si nécessaire pour qu'il ne devienne pas un ado no-limit. De plus, il faut qu'ils soient suffisamment riches pour arrêter de travailler tous deux, pour avoir beaucoup de temps pour s'occuper de lui, et surtout ne pas l'envoyer trop tôt à l'école. Mais en le laissant ouvert sur le Monde et sans l'enfermer dans un cocon. Ils doivent aussi, apprendre la langue du pays de naissance de leur enfant pour pouvoir communiquer avec lui dès les premiers instants pour le comprendre et calmer ses angoisses. Par contre, ils doivent lui parler français dés le début pour lui permettre de vite acquérir cette langue et favoriser sa meilleure intégration. L'adoption devra être faite par l'intermédiaire de l'AFA et d'au moins deux OAA reconnues publiquement de grande valeur, mais en même temps, les parents devront se rendre dans le pays d'origine pour avoir des contacts rapprochés avec le dit pays et les parents biologiques si possible. Ils doivent même tenter de créer avec ceux-ci des liens d'amitié et de confiance... et je rajoute se taper toutes les démarches et formalités pour juger de la compléxité du-dit pays !
Vous êtes dans ce cas, tout va bien.
Vous n'y êtes pas, courrez dans un centre de vaccination vous faire vacciner afin d'enrichir Donald Rumsfeld et de dépeupler la planète comme nous le dit l'ancienne "ministre de la santé" finlandaise ! Car croyez moi vous courrez au devant de grandes catastrophes et la vie ne vaut plus la peine d'être vécue !
Tout ça pour nous faire réfléchir qu'il y a un pas (de mamouth) entre facteurs de risques et réalité.
Suite à la mort d'un jeune acteur on découvre qu'il est risqué d'utiliser un petit bolide jusqu'alors en vente libre, oh ben quelle surprise ? Pourtant il y a des morts chaque jour dans les volvo type char d'assaut avec des pare-chocs plus gros que les dents du Prince Charles et des Air-Bag plus volumineux que les nez de Bernardo et moi !
Allez, je suis généreux, un autre scoop : même si vous êtes la famille idéale (?) que je viens de décrire l'adoption que vous allez faire peut être une catastrophe.
"Incredibile, Mamma, tou entends ce qu'il dit il dottore, nous qui apprenons l'italiano depuis cinque mois pour accueillir le petit Vénitien."
L'adoption individuelle est-elle plus à risque qu'une adoption par OAA ou AFA : ma réponse (statistique) sans hésiter est OUI, pourtant les plus belles histoires d'adoption sont souvent des adoptions individuelles (les plus moches aussi) et adopter par le biais d'un intermédiaire ne préserve pas des catastrophes.
L'adoption solo est elle plus à risque que l'adoption par des couples : ma réponse (statistique) sans hésiter est OUI, pourtant chaque jour je découvre des mamans (je n'ai vu qu'un Papa adoptant célibataire, très sympa et super papa au demeurant) qui ont adopté toutes seules qui sont des super mamans, qui ont bien conscience de ce risque font un maximum d'effort pour le diminuer et sont bien plus responsables que beaucoup de mamans célibataires qui "ont fait un bébé toute seule" sans trop réfléchir à l'après ! La plupart des Mamans adoptives solo sont beaucoup plus responsables que quelques couples (heureusement rares) dont je me demande comment ils ont fait pour avoir l'agrément. C'est ça le but de l'agrément : accompagner, aider à corriger les risques, mais aussi éliminer quand ceux-ci sont insurmontables !
Chaque jour on a de nombreuses de conduites à risque. Traverser une rue, c'est un risque, prendre l'ascenceur chez Bernardo qui ne veut pas l'entretenir c'est un risque (héhéhé). Certains jeunes cons ou vieux crétins (c'est souvent ces deux catégories là) traversent sans regarder en se foutant des voitures qui arrivent. Mais la plupart des gens savent le risque et regardent à droite et à gauche. Parfois le risque est vraiment important, l'état intervient et met un feu rouge, parfois le risque est encore plus important, l'état met une passerelle, parfois l'état clôture complétement la rue pour les piétons on ne peut plus traverser (une autoroute par exemple) et ceux qui traversent malgré tout... et bé il n'y en a pas beaucoup qui survivent ! Parfois, on peut trouver aussi que l'état a été ridicule de mettre un feu rouge alors qu'il en passe que deux voitures par heure ou un piéton tous les trois jours.... mais c'est l'état qui l'a décidé donc on est obligé de respecter cela !
Vous la suivez ma parabole ? On peut facilement l'appliquer à l'adoption !
"Reviens Mamma, il dottore il dit tout le contrario maintenant, et pouis régardé la contradizione qué nous avons faites c'était pas vénitien, c'est vietnamien qu'ils ont écrit chez l'organizatione agregato per l'adottione Destinato !"
Entre faire l'autruche face à un risque ou vouloir supprimer à tout prix tous les risques il y a, à mon avis, un sacré espace où chacun peut trouver son bonheur.
Et pour parler d'une voix avec mon fidèle Bernardo : la généralisation est le pire ennemi de l'adoption !
Ai-je été clair ?
Deux petits clins d'yeux hors sujet et gratuits pour mon amour de la langue italienne et mon amitié pour la sympathique OAA Destinées !
vendredi 27 novembre 2009
L’adoption à Madagascar comment ça marche ?
Si j’ai tout compris mais je ne suis pas toujours dans le secret des dieux, suite à quelques trafics, quelques gros soucis dans certains orphelinats (avec des fermetures et des gens emprisonnés), dont fait probablement partie l’histoire évoquée par Zench dans les commentaires du message Hervé, Madagascar a signé la Convention de La Haye. Celle-ci part de grands principes tout à fait respectables et essentiels pour lutter contre le trafic d’enfants. Mais comme je l’ai déjà dit, cela reste un gros machin…. Particulièrement lourd pour des pays qui ont peu de moyens comme Madagascar et tant d’autres… d’où la nécessité pour les pays d’accueil (riches) d’aider à sa mise place dans les pays d’origine (moins favorisés), sinon elle sera très dur à mettre en place, c’est ce qu’on a vu à Mada où sa signature a entraîné une longue interruption des adoptions.
Donc si j’ai tout bien compris comment cela va-t-il se passer pour adopter à Madagascar, je crois que les adoptions individuelles ne seront plus possible. Passage obligé par l’AFA ou les OAA. Pour les enfants, ils doivent passer 6 mois dans une institution avant d’être adoptables et encore trois mois avec leurs parents adoptifs dans le pays.
Pour les parents, cela risque d’être compliqué… même si vous comprenez que passer trois mois à Madagascar ne me déplairait pas (je vous rassure, je n’ai pas de désir d’adoption), je sais que très peu de gens auront les moyens financiers, professionnels et familiaux d’habiter 3 mois loin de chez eux.
Pour les enfants, je suis un peu inquiet, car même un super orphelinat reste un orphelinat et les six mois sur place seront sans doute un peu longs…. Tous ne sont pas aussi bien qu’Akany et je m’inquiète pour la santé des enfants, en cas d’épidémie de rougeole de gastro, si leur orphelinat manque de moyen et que les enfants sont dénutris les risques sont énormes.
J’attend vos commentaires mais qui tout comme ce billet ne serviront à rien … la décision appartient à chaque pays qui est souverain.
Commençons à balayer devant chez nous :
- Ne mettons pas trop la pression sur des pays moins favorisés
- Regardons à quel âge sont adoptés les petits nés sous le secret qui devraient l’être en théorie à deux mois !
Donc si j’ai tout bien compris comment cela va-t-il se passer pour adopter à Madagascar, je crois que les adoptions individuelles ne seront plus possible. Passage obligé par l’AFA ou les OAA. Pour les enfants, ils doivent passer 6 mois dans une institution avant d’être adoptables et encore trois mois avec leurs parents adoptifs dans le pays.
Pour les parents, cela risque d’être compliqué… même si vous comprenez que passer trois mois à Madagascar ne me déplairait pas (je vous rassure, je n’ai pas de désir d’adoption), je sais que très peu de gens auront les moyens financiers, professionnels et familiaux d’habiter 3 mois loin de chez eux.
Pour les enfants, je suis un peu inquiet, car même un super orphelinat reste un orphelinat et les six mois sur place seront sans doute un peu longs…. Tous ne sont pas aussi bien qu’Akany et je m’inquiète pour la santé des enfants, en cas d’épidémie de rougeole de gastro, si leur orphelinat manque de moyen et que les enfants sont dénutris les risques sont énormes.
J’attend vos commentaires mais qui tout comme ce billet ne serviront à rien … la décision appartient à chaque pays qui est souverain.
Commençons à balayer devant chez nous :
- Ne mettons pas trop la pression sur des pays moins favorisés
- Regardons à quel âge sont adoptés les petits nés sous le secret qui devraient l’être en théorie à deux mois !
mercredi 25 novembre 2009
Où va-t-on ?
Dans La Croix daté du 24 novembre, un terrible petit reportage sous le titre de :
Au Ghana, les orphelins donnent lieu à des trafics lucratifs.
Je n'arrive pas à vous trouver le lien car il serait important que vous puissiez lire ce papier. Si un "fortiche" en informatique et en recherche d'article y arrive qu'il en soit remercié !
En bref, il est décrit des conditions désastreuses où des nourrissons passent leurs journées sur des nattes qui regorgent d'excréments et de vomi, où tous sont livrés à eux-mêmes : personne ne les berce, les câline, ni les soignent ou même les nomment !
"Les enfants tombent régulièrement de leur lit et sont laissés sur le sol, gisant et pleurant sans que personne n'y prête attention".
Pourquoi ?
"C'est le nouveau business lucratif à la mode" puisque ces orphelinats font la course à la subvention... mais "seuls 30% des subventions versées sont effectivement consacrés à la garde des enfants".
Où va-t-on ?
Après la lecture de cet article, discret, en pages intérieures, mais qui a le mérite d’être là. J’en profite pour m’en faire l’écho (au sens propre du terme) et le répercuter dans le microcosme français de l’adoption français. Son titre accrocheur m’a un peu inquiété, je m’attendais encore à une dénonciation de trafics d’enfant au profit d’adoptants, choses qui existent qui doivent être dénoncés, et sur lesquels les journalistes sont souvent assez friands. Là c’est aussi grave, une forme de nouveau trafic qui m’effraie : de l’orphelinat pour l’orphelinat… ou plutôt pour ses subventions ! Ce qui est décrit égale ou dépasse ce qui a été vécu dans les orphelinats roumains de l’ère Ceaucescu. Et cela se passe en Afrique.
Où va-t-on ?
Si un continent très défavorisé économiquement mais jusqu’alors connu pour sa chaleur humaine, se comporte ainsi.
Où va-t-on ?
Si un continent où la richesse n’est pas l’argent, mais le nombre d’enfant traite ainsi ses plus petits. Je sais que la corruption existe, qu’elle fait un peu tourner la tête. Je sais aussi que certains enfants ont pu être maltraités ou tout au moins négligés "à la roumaine" dans des orphelinats africains, mais il s’agissait de cas isolés, d’enfants qui n’appartenaient pas à la bonne ethnie !
Où va-t-on ?
A la lecture de ces lignes, je me demande quel avenir pour ses enfants ? N’est-ce pas la conséquence de phrases dangereuses, du style "Mieux vaut rester dans son pays sans parents que d’être déraciné" ? Il semble en effet évident que dans les orphelinats du Ghana, les racines sont profondes : Naître et Vivre au Pays, devient là : Naître et Mourir aux pays, car nul n’est besoin d’être spécialiste pour estimer l’espérance de vie dans un tel endroit !
N’est-ce pas la conséquence de ce que nous imposons (lourdeur administrative, etc) à des pays bien moins favorisés que le nôtre, sans les aider. Sans les aider que par des subventions non contrôlées et qui sont, comme cela est dit dans l’article détournées à 70%. Sans les aider par des simplifications administratives qui seraient aussi utiles qu’un aide alimentaire et bien moins coûteuses.
Où va-t-on ?
Quel est ce but insidieux anti-Adoption Internationale, où se rejoignent toute sorte d’idéologies : racistes refusant toute arrivée d’étranger, obsédés du droit du sang, assez proches des précédents, Tiers-Mondistes se trompant de combat et refusant ainsi à certains enfants, la seule chance d’avoir des parents.
Où va-t-on ?
Au Ghana, les orphelins donnent lieu à des trafics lucratifs.
Je n'arrive pas à vous trouver le lien car il serait important que vous puissiez lire ce papier. Si un "fortiche" en informatique et en recherche d'article y arrive qu'il en soit remercié !
En bref, il est décrit des conditions désastreuses où des nourrissons passent leurs journées sur des nattes qui regorgent d'excréments et de vomi, où tous sont livrés à eux-mêmes : personne ne les berce, les câline, ni les soignent ou même les nomment !
"Les enfants tombent régulièrement de leur lit et sont laissés sur le sol, gisant et pleurant sans que personne n'y prête attention".
Pourquoi ?
"C'est le nouveau business lucratif à la mode" puisque ces orphelinats font la course à la subvention... mais "seuls 30% des subventions versées sont effectivement consacrés à la garde des enfants".
Où va-t-on ?
Après la lecture de cet article, discret, en pages intérieures, mais qui a le mérite d’être là. J’en profite pour m’en faire l’écho (au sens propre du terme) et le répercuter dans le microcosme français de l’adoption français. Son titre accrocheur m’a un peu inquiété, je m’attendais encore à une dénonciation de trafics d’enfant au profit d’adoptants, choses qui existent qui doivent être dénoncés, et sur lesquels les journalistes sont souvent assez friands. Là c’est aussi grave, une forme de nouveau trafic qui m’effraie : de l’orphelinat pour l’orphelinat… ou plutôt pour ses subventions ! Ce qui est décrit égale ou dépasse ce qui a été vécu dans les orphelinats roumains de l’ère Ceaucescu. Et cela se passe en Afrique.
Où va-t-on ?
Si un continent très défavorisé économiquement mais jusqu’alors connu pour sa chaleur humaine, se comporte ainsi.
Où va-t-on ?
Si un continent où la richesse n’est pas l’argent, mais le nombre d’enfant traite ainsi ses plus petits. Je sais que la corruption existe, qu’elle fait un peu tourner la tête. Je sais aussi que certains enfants ont pu être maltraités ou tout au moins négligés "à la roumaine" dans des orphelinats africains, mais il s’agissait de cas isolés, d’enfants qui n’appartenaient pas à la bonne ethnie !
Où va-t-on ?
A la lecture de ces lignes, je me demande quel avenir pour ses enfants ? N’est-ce pas la conséquence de phrases dangereuses, du style "Mieux vaut rester dans son pays sans parents que d’être déraciné" ? Il semble en effet évident que dans les orphelinats du Ghana, les racines sont profondes : Naître et Vivre au Pays, devient là : Naître et Mourir aux pays, car nul n’est besoin d’être spécialiste pour estimer l’espérance de vie dans un tel endroit !
N’est-ce pas la conséquence de ce que nous imposons (lourdeur administrative, etc) à des pays bien moins favorisés que le nôtre, sans les aider. Sans les aider que par des subventions non contrôlées et qui sont, comme cela est dit dans l’article détournées à 70%. Sans les aider par des simplifications administratives qui seraient aussi utiles qu’un aide alimentaire et bien moins coûteuses.
Où va-t-on ?
Quel est ce but insidieux anti-Adoption Internationale, où se rejoignent toute sorte d’idéologies : racistes refusant toute arrivée d’étranger, obsédés du droit du sang, assez proches des précédents, Tiers-Mondistes se trompant de combat et refusant ainsi à certains enfants, la seule chance d’avoir des parents.
Où va-t-on ?
mardi 24 novembre 2009
lundi 23 novembre 2009
Clin d'oeil (bridé)

Je viens de recevoir, je pense comme tous les pédiatres ce petit livret de quelques pages. Assez utile, assez bien fichu, pour nous aider à mieux appréhender en tant que médecins de l'enfant les difficultés scolaires de nos petits patients.
Ce qui m'a fait sourire, c'est la photo de couverture. Tous les autres enfants représentés dans ce livret sont "gaulois de chez gaulois" contrairement à cette très jolie petite fille !
On parle souvent pour critiquer la catégorisation (ou la caricaturisation) par l'origine de "l'africain qui n'a pas le rythme dans la peau" ou qui n'est pas bon en sport, Gaston Kelman nous l'a dit encore samedi aux Assises d'EFA.
Je me sers aussi de cet exemple, mais depuis au moins un an j'en rajoute un autre : celui du petit enfant d'origine asiatique qui a du mal à l'école. J'en suis quelques uns dans ce cas, et je peux vous dire qu'ils ont beaucoup de mal à trouver leur place. Pour le français moyen, le petit asiatique est très sérieux, au premier rang, travaille bien et veut réussir. Pourtant, j'en connais qui sont des cancres, qui sont des chahuteurs, et il faut bien le dire, cela gêne, le petit africain ou le petit maghrébin qui a des difficultés scolaires, ce sera normal pour un Bidochon (bon je caricature un peu quand même), mais le petit asiatique.... ça surprend plus et c'est difficile à admettre.
Aussi, cela m'a amusé de voir cette petite fille en couverture de ce fichier.
J'ai essayé d'en connaître les causes :
- Première possibilité : c'est un clin d'oeil personnel qu'ils ont voulu me faire, suite à cet exemple que je propose à chacune de mes conférences (j'en ai encore parlé samedi dernier). Malheureusement, le docteur Zorro le métèque n'est pas (encore) autant une référence incontournable, mais je ne désespère pas d'être un jour calife à la place du calife !
- Deuxième possibilité : ils ont voulu faire une bonne blague et il ne manque plus que la bulle de pensée comme dans les BD où cette petite fille devant le tableau noir est en train de se dire : "C'est du chinois !".
- La troisième possibilité est la bonne et j'ai utilisé la machine à remonter le temps personnelle pour m'en rendre compte, et je suis retourné il y a quelques mois dans l'agence de com' qui était chargé de cette mise en page.....
"- Bonch, il faut bosser làch sur le truc de la santéch sur les enfants qui ont du mal à l'écolech... voilach j'ai ces photos d'enfantsch qui a une idéech ? Ouais Franck...
- Tu 'ois, moi j'pense qu'la petite noireuh avec les lunettes rouges ce serait bien, on l'a voit d'loin et puis l'côté exotique ça attire l'oeil des provinciaux...
- Nul, nul, Franky, stop ton brain tu want nous faire schlasser, t'es noc ou koi ?
- Calme toi Soph', mais t'as raisonch, Franck faut pas làààà, c'est pas l'espritch, là il nous faut un truc politiquement correctch, déja ton idée pour Banania, on s'est fait alluméch, là on se calmech.
- Yes euh, ta petite black aux red lunettes tu want tjr nous la rebooker stop your train !
- Calme ta joie euh Soph', j'fais pas d'la'daube, euh non hein, mais d'la diversité sociale, et c'est toi Phil qui nous a dit d'y penser !
- Ouich, là tu as raisonch Franck, faut d'la divesitéch, qu'est ce qu'on a d'autre comme pas de chez nousch dans le castingch... non Franck repose cette photoch du petit beur !
- Moi,I think que la little viet l'est assez good en headlines, en plus coté provoc you see, tout le mode know, the yellows are good in école ?
- Bon planch, Soph, tout le monde est d'accord pourch qu'on choisisse la p'tite gniack, au moins là on nous accuserach pas de racisme. Arrête de bouder Franck t'es lourdch."
Mon Dieu, par pitié, faites que j'exagère !
dimanche 22 novembre 2009
Epigénétique, ressemblance et adoption...
Il y a quelques mois ( je n'ai pas retrouvé le lien direct) sur un blog ami, il y a eu un billet sur les petites phrases que l'on n'aime pas entendre pas quand on est une famille adoptive. Je n'étais pas intervenu mais j'étais assez d'accord avec tout ce qui était dit, les "comme vous êtes généreux" "il vient d'où? " etc, etc...
Il y a juste une phrase que l'on entend parfois qui ne me choque pas trop, même si elle semble parfois un peu lourdingue, c'est "Il (ou elle) vous ressemble" que l'on dit aux parents gaulois d'un petit éthiopien ou vietnamien. Cette phrase ne me gêne pas trop car d'une part, elle fait souvent plaisir et d'autre part elle est parfois un peu vrai. C'est ce que j'ai tenté d'expliquer hier aux Assises Régionales d'EFA.
Un petit mot sur ces assises qui se sont bien déroulées avec une assistance sympathique et nombreuse et des intervenants intéressants, en dehors de vot'bloggeur il y avait Gaston Kelman (l'auteur de "Je suis noir et je n'aime pas le manioc"), une représentante de la meilleure assoc sur l'adoption : Hélène Charbonnier (vice-présidente de Racines Coréennes), et Michel Combe, un travailleur social qui nous a décrit les deux modèles familiaux qui coexistent en France depuis 30 ans les modèles consensuels et autoritaires. Des sujets bien passionnants....
J'avais pour ma part revêtu mon habit d'anthropologue et j'ai parlé des différences en général d'une ethnie à l'autre, à l'intérieur d'une ethnie, comment elles étaient vécues, etc etc.... Et de la façon de vivre ces différences à l'intérieur d'une famille adoptive où enfants et parents ne se ressemblent pas. Quand l'enfant parait tout le monde recherche à qui il ressemble : le nez de son père, les yeux de sa mère et les fameuses oreilles décollées de Tonton Marcel.... Pour l'enfant adopté, c'est presque gêné que quelqu'un annonce : "C'est drôle mais il vous ressemble.." on peut en être irrité, surpris, heureux... Ce que je voulais vous dire c'est qu'il y a du vrai !
Du vrai parce qu'un enfant va copier les expressions, les petites manies, les habitudes de ceux qui l'entourent et pour qui il a de l'affection.
Et, du vrai qui s'appuiera peut être dans quelques années, sur la science, la vraie, la dure, c'est une hypothèse à laquelle j'ai pensé en préparant cette intervention : du vrai à cause de l'épigénétique. Cette science est toute neuve, elle montre que l'environnement peut influencer sur la génétique ! L'ADN que l'on voyait encore comme une base inviolable qui nous donnait notre morphologie, et que l'on ne pouvait modifier, et bien il semble de plus en plus évident que certains gênes de notre capital inné peuvent varier, s'exprimer différemment en fonction de l'environnement. Cela semble évident par exemple chez les fourmis, selon l'alimentation qu'elles reçoivent dans leurs premiers jours, les soins, les fourmis deviendront soit des reines (pondeuses), soit des ouvrières (esclaves bêtes et soumises), soit des soldats (belliqueux) etc, etc....
Et bien chez l'homme c'est pareil, ainsi on peut mieux comprendre pourquoi les enfants stressés, maltraités, dans des environnements peu sûrs (comme c'est le cas de bien des enfants adoptés...) ont pu exprimer certains gênes, qui leur ont permis de survivre dans cet environnement hostile, alors que dans un environnement plus rassurant, ces gênes seraient rester en sommeil ! Ainsi, on peut expliquer sans doute pourquoi il y a plus d'hyperactivité chez des enfants adoptés.
Je vous répète que c'est bien une hypothèse, peut-être une hypothèse de savant fou, mais à l'intérieur du noyau de certaines de ses cellules, pourquoi ne pas penser que le petit adopté va exprimer certains gênes jusqu'alors en repos ?
Bon, il ne pourra se changer la couleur des yeux ou des cheveux, mais sa façon de sourire, de se comporter, pourquoi pas ?
Cela donne un peu le vertige, non ?
Encore tant de choses à découvrir chez l'homme.
Il y a juste une phrase que l'on entend parfois qui ne me choque pas trop, même si elle semble parfois un peu lourdingue, c'est "Il (ou elle) vous ressemble" que l'on dit aux parents gaulois d'un petit éthiopien ou vietnamien. Cette phrase ne me gêne pas trop car d'une part, elle fait souvent plaisir et d'autre part elle est parfois un peu vrai. C'est ce que j'ai tenté d'expliquer hier aux Assises Régionales d'EFA.
Un petit mot sur ces assises qui se sont bien déroulées avec une assistance sympathique et nombreuse et des intervenants intéressants, en dehors de vot'bloggeur il y avait Gaston Kelman (l'auteur de "Je suis noir et je n'aime pas le manioc"), une représentante de la meilleure assoc sur l'adoption : Hélène Charbonnier (vice-présidente de Racines Coréennes), et Michel Combe, un travailleur social qui nous a décrit les deux modèles familiaux qui coexistent en France depuis 30 ans les modèles consensuels et autoritaires. Des sujets bien passionnants....
J'avais pour ma part revêtu mon habit d'anthropologue et j'ai parlé des différences en général d'une ethnie à l'autre, à l'intérieur d'une ethnie, comment elles étaient vécues, etc etc.... Et de la façon de vivre ces différences à l'intérieur d'une famille adoptive où enfants et parents ne se ressemblent pas. Quand l'enfant parait tout le monde recherche à qui il ressemble : le nez de son père, les yeux de sa mère et les fameuses oreilles décollées de Tonton Marcel.... Pour l'enfant adopté, c'est presque gêné que quelqu'un annonce : "C'est drôle mais il vous ressemble.." on peut en être irrité, surpris, heureux... Ce que je voulais vous dire c'est qu'il y a du vrai !
Du vrai parce qu'un enfant va copier les expressions, les petites manies, les habitudes de ceux qui l'entourent et pour qui il a de l'affection.
Et, du vrai qui s'appuiera peut être dans quelques années, sur la science, la vraie, la dure, c'est une hypothèse à laquelle j'ai pensé en préparant cette intervention : du vrai à cause de l'épigénétique. Cette science est toute neuve, elle montre que l'environnement peut influencer sur la génétique ! L'ADN que l'on voyait encore comme une base inviolable qui nous donnait notre morphologie, et que l'on ne pouvait modifier, et bien il semble de plus en plus évident que certains gênes de notre capital inné peuvent varier, s'exprimer différemment en fonction de l'environnement. Cela semble évident par exemple chez les fourmis, selon l'alimentation qu'elles reçoivent dans leurs premiers jours, les soins, les fourmis deviendront soit des reines (pondeuses), soit des ouvrières (esclaves bêtes et soumises), soit des soldats (belliqueux) etc, etc....
Et bien chez l'homme c'est pareil, ainsi on peut mieux comprendre pourquoi les enfants stressés, maltraités, dans des environnements peu sûrs (comme c'est le cas de bien des enfants adoptés...) ont pu exprimer certains gênes, qui leur ont permis de survivre dans cet environnement hostile, alors que dans un environnement plus rassurant, ces gênes seraient rester en sommeil ! Ainsi, on peut expliquer sans doute pourquoi il y a plus d'hyperactivité chez des enfants adoptés.
Je vous répète que c'est bien une hypothèse, peut-être une hypothèse de savant fou, mais à l'intérieur du noyau de certaines de ses cellules, pourquoi ne pas penser que le petit adopté va exprimer certains gênes jusqu'alors en repos ?
Bon, il ne pourra se changer la couleur des yeux ou des cheveux, mais sa façon de sourire, de se comporter, pourquoi pas ?
Cela donne un peu le vertige, non ?
Encore tant de choses à découvrir chez l'homme.
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