vendredi 28 février 2014
APAEC II le retour !
Au pays des aveugles, les borgnes sont rois, mais quand les aveugles ont un bâton, les borgnes doivent obéir !
C'est donc contraint et forcé, que j'ai dû me plier à la demande de ce bon vieux Bernardo et accepter samedi 15 mars à Paris, de donner une conférence dans le cadre de l'AG de l'APAEC.
Bernardo me gronde quand je le décris comme fondateur, président d'honneur ou ancien président de cette valeureuse association, me disant qu'il n'est rien de tout cela.... Il en est bien plus il est l'âme de l'APAEC.... et moi, je ne peux rien lui refuser.
En dehors de ça, je suis non seulement heureux mais fier de participer pour la deuxième fois à l'AG de l'APAEC (j'ai aussi fait pas mal de conférences dans des régions pour cette reine des APPO).
En 2003, ma conférence s'appelait le syndrome de l'aéroport de Bogota et autres problèmes de santé des enfants adoptés, en 2014, cela sera la suite : les atterrissages difficiles, quand les enfants ont su mal à s'adapter, que la violence, la colère ou l'indifférence sont là.
Je n'ose pas trop vous dire les détails (lieu et horaire) de cette réunion, car je ne sais si elle est ouverte à tous, ou réservée aux adhérents de l'APAEC. Bernardo ou Cécile, sa présidente que je n'ai pas encore la chance de connaître, ou les non moins sympathiques vice-présidentes (Anne-Sophie et Guylaine que je connais bien pourront le dire dans les commentaires)
mardi 18 février 2014
Le Nounours et le Grizzli
Tout d'abord, merci à vous tous qui m'avez donné vos idées pour cette conférence sur l'actualité des l'adoption, donnée fin janvier dans un congrès de pédiatrie très courru.
Pour la devinette : voici un indice de plus et vous pouvez voir que pour ce congrès en plus de mon nom, j'ai eu droit à ma photo sur le badge de la conférence.
C'est "anonyme du 28 janvier à 13h50" qui a le premier trouvé la réponse.
Les autres versions sur le gentil petit adopté qui devient le vilain et terrible ado au carré sont aussi bien trouvées.
Cette idée m'est venue d'une grande petite dame (petite par la taille, grande pour beaucoup d'autres choses). Il s'agit de Danielle Rapoport. Danielle est une très grande psychologue de l'enfant, grande spécialiste de la bien-traitance. Elle fut une des très proches de Françoise Dolto.
Mais, pour moi, surtout elle fait partie du très très sympathique trio d'éditeurs qui ont fait publier il y a presque 11 ans (déjà) Naître là-bas, Grandir ici, sympathique trio qui depuis bien 8 ans s'arrache les cheveux afin que je sorte une actualisation de mon livre.
C'est en train d'arriver.
Depuis quelle me connaît, Danielle m'appelle gentiment "mon Nounours".
C'est vrai que mon gabarit de vieux 3° ligne centre (à la retraite rugbystique depuis des années) ne m'a jamais fait comparer à une gazelle, un moineau, je ne me souviens pas que quelqu'un ne m'ait jamais appelé ma puce ! Plusieurs de mes petits patients (entre beaucoup d'autres surnoms m'appellent le docteur Nounours), et mes propres enfants, m'ont appelés pendant une période, où le Livre de la Jungle passait en boucle à la maison : Papa Ours !
J'assume.
Lorsqu'il y a quelques semaines, j'ai retrouvé mes éditeurs pour parler des premiers jets de mon livre, Danielle m'a fait la très belle remarque de me dire que son Nounours c'était un grizzli, tant je pouvais y aller carrément pour défendre "mes" petits adoptés !
... entre autre commentaires : "Ah l'Arche de Zoé, vous ne les aimez pas !". Tiens, ça c'est un scoop !
lundi 27 janvier 2014
Quoi de prévu en 2014
1 - Quelques conférences :
Je vous en donnerai le programme détaillé au fur et à mesure, mais voici déjà quelques dates à mettre dans votre agenda si cela vous intéresse :
Vendredi pour un gros congrès de pédiatrie, je vais donc parler à Paris de l'actualité de l'adoption en 2013 (sujet bien tristounet, pour lequel vous m'avez bien aidé par vos commentaires !).
Pour les conférences qui vous intéressent plus, celles qui concernent les familles.
- Cela commence le samedi 15 mars, avec l'assemblée générale de l'APAEC, les enfants de "mon" Bernardo.... onze ans après une conférence qui lançait le Syndrome de l'Aéroport de Bogota, je vais parler des atterrissages difficiles (violences, colères, mal-être, etc...).
Ce sera dans la capitale ou en proche banlieue, je n'ai pas encore les détails.
- Presque une première, après un court passage genevois, je vais m'exporter, avec deux conférences à l'étranger (si, si, même si ce n'est qu'à deux petites heures de TGV de Dijon, il faut traverser le Jura).
Ce sera à Lausanne, la ville olympique, au pays des Victorinox, de Guillaume Tell, et surtout de Heidi (une petite adoptée).
Une conférence pour différentes associations suisses des parents adoptifs :: @dopte.ch, adoptons-nous, et l'Association Jurassienne des familles adoptives, associées à Médecins du Monde et au sympathique Espace Adoption de Genève.
Ce sera le 19 mars en soirée, sur le thème de l'adolescence, le lendemain toujours à Lausanne, conférence pour les pédiatres suisses.
- Toujours à 2h de Dijon, toujours couplage de deux conférences (une pour les familles, une pour les pédiatres), cap au Nord vers la Lorraine et la ville de Pont-à-Mousson, le jeudi 3 avril, en soirée l'invitation des EFA de Lorraine, je parlerai de la santé des adoptés.
Ensuite c'est cap au Nord-Ouest pour tous les déplacements futurs (amusant cette répartition géographique).
- Le samedi 19 avril, je serai à Poitiers, invité par EFA 86 pour parler de l'adoption sans doute, mais j'ai oublié le thème exact, cela me reviendra, et je vous préciserai cela avec plus de détail.
- Quelques jours après le mardi 22 avril, ce sera pour EFA Chouans, pardon EFA 85, que j'irai parler de la santé.
- Plus tard dans l'année, une conférence pour EFA Cheval (non EFA 53, la Mayenne) qui est prévue pour le 2 octobre.
- Et après EFA Cheval, EFA Poulain, dans la ville qui fabrique le chocolat du même nom, à Blois, où EFA 41, m'invite le samedi 22 novembre.
J'espère ne rien avoir oublié... et il y a encore éventuellement quelques petites places. D'autres peut être d'autres conférences.
2- Pas mal de petits écrits, livres et chapitres de livres, que je vous annoncerai plus en détail.
3- La naissance de DU fils D'AU. Mon Attestation Universitaire est morte, remplacée par un Diplôme Universitaire, plus grand, plus long, plus dense, plus fort.... avec encore plus de place laissée à la parole des adoptés.
4- Un vieux projet que j'espère enfin lancer, depuis des années qu'il est dans mes tiroirs, l'école des parents de l'adoption, une journée de formation pour les futurs parents adoptifs.
5- Encore des consultations, des conseils aux familles pour les enfants, c'est quand même la grosse partie de mon boulot.... et elles vont rester dans le domaine public, à des tarifs que j'ignore mais qui sont plus que raisonnables ! Amusant de voir qu'en étant peu chers, on peut être parfois moins crédibles.
6- Du boulot au CSA, avec un rythme de réunions jamais vu, la loi famille sur laquelle nous réfléchissons fort.
7- Des surprises auxquelles il faudra régir, des grandes, des petites, des bonnes, des mauvaises ?
Bon, ben Bonne Année encore !
On garde l'espoir !
PS : la devinette du jour, trouver le sens des photos du début et de la fin du billet.
mardi 31 décembre 2013
Un petit geste pour l'adoption en 2014 !
J'espère que vous irez plus loin que le titre et la photo !
Ce petit geste, c'est tout ce que je souhaite voir exprimer par les familles adoptives en 2014.
C'est la "fameuse" polémique sur la "fameuse" quenelle, polémique aussi idiote que ridicule et inutile, car elle ne sert finalement qu'à apporter de l'eau au moulin de ceux qui cherchent à se faire de la pub pour pas un rond. Mais c'est toute l'interprétation du geste par les uns ou par les autres, toutes les significations différentes qu'ils en donnent qui m'a rappelé un autre petit geste : le doigt d'honneur !
Le doigt d'honneur, on ne peut imaginer plus vulgaire, plus grossier, et croyez que je ne le fais jamais.... mais parfois j'ai très envie de le faire .... si et seulement si tout le monde en connaissait la signification et l'origine réelles de ce geste, qui sont bien loin de la vulgarité.
Il trouve sa source au Moyen Age, plus précisément pendant la guerre de Cent Ans. Pendant cette guerre, de nombreuses batailles (à commencer par la première : Crécy) n'ont pas été gagnées par les preux chevaliers... mais par les archers, gallois d'un côté, picards de l'autre, il n'y avait pas mieux pour mettre minable une charge de cavalerie.
Et quand un archer était capturé, il y avait parfois plus humiliant, plus terrible pour lui que de le tuer, on lui coupait un doigt, il avait besoin de tous ses doigts, pour être adroit et notamment du majeur. Aussi, avant les batailles, par provocation, ils levaient leurs majeurs bien haut, parfois en les agitant, pour dire, j'ai tous mes doigts.... et je vais vous en mettre plein la gueule.
Aussi, face au pessimisme ambiant, bien exprimé par vos commentaires du dernier billet, et malheureusement bien justifié, je ne vous demande pas de faire une quenelle (surtout pas), ni même un doigt d'honneur (ce serait mal compris) mais de penser très fort dans votre tête, à lever tel un archer picard (j'ai bien plus d'ancêtres picards que gallois) bien haut votre majeur, pour dire que l'adoption est encore vivante, qu'elle se doit d'exister, non pas tant pour les futurs parents adoptifs que pour les futurs enfants qui pourront en bénéficier. C'est tout mon vœu pour 2014.
Bonne Année à vous, vos familles, vos enfants et n'oubliez pas de leur dire combien vous les aimez !
samedi 14 décembre 2013
Quoi de neuf en 2013 ?
Salut c'est pour un sondage, et j'ai besoin de vous, de vos avis, j'espère donc de nombreux commentaires.
Je dois faire fin janvier une conférence à une très grosse assemblée de pédiatres fin janvier, dans une session dont le titre est : Actualités, et bien sûr je dois parler de l'actualité de l'adoption en 2013.
J'ai quelques idées, mais j'aimerai aussi avoir les vôtres, savoir ce qui pour vous familles a le plus compté. Alors, vraiment par avance un grand merci de me dire quel a été pour vous l'actualité, les actualités de l'adoption en 2013.
Rohlilahla
Rohlilahla ça veut dire en xhosa : enlever une branche d'un arbre, ou plus couramment foutre la m.....
J'espère que vous l'avez reconnu à gauche le jeune Rohlilahla. Je trouve que ce prénom lui va mieux que celui trop british d'un amiral borgne et bien éclopé, qui nous a flanqué trop de trempes pour être honnête, à mon avis à Trafalgar, l'arbitre était encore un irlandais du nord !
Je sais c'est sans doute abuser (oh t'abuse, comme dise les ados) de le placer dans mon panthéon personnel des grands prénoms de l'adoption, mais même si c'était "à l'africaine", et à l'intérieur d'une famille royale en plus, le grand grand grand homme qui vient de nous quitter à bénéficier d'une adoption, par son oncle régent du royaume, quand son père est mort alors qu'il n'avait que 10 ans.
Alors, je me le récupère...
Le doc a lu pour vous
Une petite pause dans mes gros travaux d'écriture, et voici deux-trois billets qui arrive
De quoi ça parle : pas toujours facile à savoir, on espère un éclaircissement qui ne viendra jamais. Un homme et un enfant sont des réfugiés, des immigrés ? L'enfant a perdu sa mère et l'homme voit comme une mission sacrée de s'en occuper. Ils arrivent dans un pays où on parle espagnol, où ils sont bien reçus, et où l'homme fera tout pour trouver une mère pour l'enfant.
Pourquoi j'ai aimé : je n'ai qu'à moitié aimé. L'histoire ne fait pas tout, et je pense que Coetzee cherchait plutôt les impressions que l'histoire. Mais un antécédent de prix Nobel ne doit pas faire rentrer dans la facilité et même si ce livre, grâce à des dockers qui dissertent philosophie pendant des heures, grâce à cette adoption atypique peut faire réfléchir, cela ne parvient pas à passionner.
Et l'adoption dans tout ça : d'abord une vraie adoption de coeur, par l'homme, après une autre adoption, lorsqu'il décide de confier l'enfant à une femme qu'il a choisi (sur un coup de tête, sans autre forme de procès). Le danger serait que certains de nos journalistes se jettent sur cette histoire sans queue ni tête pour tout généraliser sur l'adoption... fort heureusement ce livre n'a pas été écrit par un journaliste... il a donc beaucoup moins de valeur pour eux....
De quoi ça parle : pas toujours facile à savoir, on espère un éclaircissement qui ne viendra jamais. Un homme et un enfant sont des réfugiés, des immigrés ? L'enfant a perdu sa mère et l'homme voit comme une mission sacrée de s'en occuper. Ils arrivent dans un pays où on parle espagnol, où ils sont bien reçus, et où l'homme fera tout pour trouver une mère pour l'enfant.
Pourquoi j'ai aimé : je n'ai qu'à moitié aimé. L'histoire ne fait pas tout, et je pense que Coetzee cherchait plutôt les impressions que l'histoire. Mais un antécédent de prix Nobel ne doit pas faire rentrer dans la facilité et même si ce livre, grâce à des dockers qui dissertent philosophie pendant des heures, grâce à cette adoption atypique peut faire réfléchir, cela ne parvient pas à passionner.
Et l'adoption dans tout ça : d'abord une vraie adoption de coeur, par l'homme, après une autre adoption, lorsqu'il décide de confier l'enfant à une femme qu'il a choisi (sur un coup de tête, sans autre forme de procès). Le danger serait que certains de nos journalistes se jettent sur cette histoire sans queue ni tête pour tout généraliser sur l'adoption... fort heureusement ce livre n'a pas été écrit par un journaliste... il a donc beaucoup moins de valeur pour eux....
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