jeudi 22 juillet 2021

Colloque sur l'Avenir de l'Adoption Internationale


Voici (enfin) la vidéo du colloque organisé par le Conseil National de Protection de l'Enfance et notamment sa Commission Adoption (que je suis fier d'animer).

Je revendique d'avoir porté à bout de bras ce colloque, je voulais clairement que nous parlions de l'adoption internationale et de son avenir.

On ne parle de l'adoption internationale que pour évoquer des trafics qui ont eu bien lieu mais qui ne concernent pas tous les enfants et qui se sont passés il y a longtemps.

Ma question était : est ce que cela rend encore des services à des enfants  ? 

Peu de temps avant ce débat les Pays Bas nous ont fait un coup de pub en interdisant l'adoption internationale. Certains ont qualifié ce geste de courageux !
Arrêter de donner un avenir à des enfants au nom de ce qui s'est passé il  y a 30 ans, c'est ça qui est courageux ???

Je préfère qu'on en parle et j'ai tout fait pour que ce débat ait lieu et que les institutions soient présentes, mais aussi les adoptés et surtout je voulais qu'on entende les pays d'origines.... et Monsieur Mahmane ne m'a pas déçu. 

Le message commun de tous les orateurs c'était que l'adoption ne s'arrête pas quand l'enfant arrive mais que ça dure toute la vie !



Alors ce débat aurait dû avoir lieu à l'assemblée nationale .... mais COVID, et la visio c'est pas toujours évident !

Ensuite il y a eu un bug et alors qu'on devait pouvoir avoir un grand public, seules 100 personnes ont pu se connecter.... le différé c'est moins bien que le direct, mais c'est déjà ça !

Et effectivement on aurait aimé tous avoir eu plus de temps pour parler.


On fera mieux la prochaine fois, mais ce débat a le mérite d'exister, j'espère que vous y trouverez de l'intérêt.


Donc pour voir ou revoir ce débat c'est ici qu'il faut cliquer


mardi 5 mai 2020

Rapatriement des enfants en cours d’adoption pendant le confinement


Lu sur le net : "...la présence dans l'enceinte de l'Aéroport ...

Bien que récemment nommé co-animateur de la Commission Adoption du Conseil National de la Protection de l’Enfance, je m’exprime sur ce sujet, en mon nom propre, m’appuyant sur mon expérience de plus de 20 ans de consultation d’adoption et mes travaux d’anthropologie sur les adoptions inter ethniques.
Il y a dix ans, Haïti subissait un terrible tremblement de terre, dont les secousses ont continué à être perçues pendant de nombreux mois en France. En effet, les spécialistes de l’adoption (plus ou moins expérimentés) se sont déchirés longuement pour savoir si le millier d’enfants haïtiens, déjà apparentés à des familles françaises devaient être rapatriés en France le plus tôt possible ou attendre plusieurs mois, voire plusieurs années, le temps que la catastrophe naturelle ait pu être digérée.
Je m’étais alors très clairement et très fermement prononcé pour une arrivée rapide de ces enfants. La principale raison était sanitaire, je me refusais à accepter de jouer avec la santé des enfants. Il y avait de nombreuses raisons d’inquiétude. Le risque d’épidémies (notamment choléra) était majeur, la malnutrition était encore plus présente qu’en temps habituel, et comme tout le pays, le personnel des orphelinats était en état de choc : les nourrices (pour beaucoup endeuillées) avaient du mal à s’occuper des enfants.
De l’autre côté de l’Atlantique des parents s’inquiétaient justement pour ces enfants qui étaient déjà les leurs, un certain nombre les avaient déjà rencontré, les autres les avaient largement investis.
La « lutte » avait été acharnée et longue mais un an après le séisme, tous les enfants apparentés avaient pu rentrer.
Depuis le début du confinement, des enfants, dans divers pays du monde (Haïti en particulier, mais pas seulement) qui auraient  dû arriver en France depuis la mi-mars sont « coincés » dans leur pays d’origine. Les parents adoptifs sont, tout à fait normalement, très inquiets, en souffrance que cette attente, déjà trop longue doive encore se prolonger et réclament à l’Etat d’organiser les rapatriements.
Contrairement à ma position d’il y a dix ans, je ne souhaite pas que ces enfants arrivent en France de manière trop précipitée. La situation est bien différente. En particulier sur le plan sanitaire, même si un mois, deux mois, trois mois en institution sont toujours de trop, les enfants ne courent pas le même risque. Pour des raisons pas toujours compréhensibles, les pays d’origine des enfants sont souvent moins touchés que la France par le Covid 19. De plus, les enfants, même s’ils vivent en communauté font très rarement des formes graves de cette maladie et le confinement n’est (malheureusement) pas une nouveauté pour eux, car les sorties hors de l’orphelinat sont rares sur presque toute la planète.
On sait aussi à peu près quelle sera la durée de cette interruption des processus. Et surtout, si en 2010, seul Haïti était à genoux, en 2020 la planète est arrêtée dans son entier… Sur de nombreux plans, à commencer par les transports aériens, la situation ressemble effectivement à un état de guerre. Faire voyager des enfants, seuls, sans préparation, en respectant les normes sanitaires, menace de faire pencher la balance risque/bénéfice du mauvais côté.
Mais ceci, ne doit pas nous empêcher d’être tout à fait compréhensif, et dans l’empathie (c’est-à-dire de comprendre leur souffrance) avec ces familles qui attendent. Il est nécessaire de les accompagner, de pouvoir leur donner régulièrement des nouvelles de leurs enfants, si possible d’organiser des rencontres « visuelles » (Skype, Zoom, etc) pour maintenir le contact, mais aussi de les aider à organiser leur voyage, leur rencontre, que tout soit prêt dès que les vols reprendront… on peut même imaginer des demandes de priorité auprès des compagnies aériennes, pour que ces parents puissent être dans le premier avion qui les emmènera vers leur enfant, et que le prix de ce vol ne soit pas trop prohibitif.

jeudi 19 décembre 2019

Deux formations universitaires ouvertes à tous à l'Université de Dijon




Le Diplôme Universitaire L'Enfant Adopté vient d'être totalement remanié et le renouveau arrive dès le début de l'année 2020, avec deux nouvelles formations.

Celles-ci sont ouvertes à un large public et sont même proposés à des adoptants ou futurs adoptants.
Elles pourront être réalisées de manière indépendantes ou incluse dans le Diplôme Universitaire avec deux autres formations qui seront dispensées en 2021


La première formation aura lieu dès la fin du mois de janvier il s'agit de

Préparer l'arrivée d'un enfant adopté

Les renseignements sur le site de l'université sont là

Le but est d'expliquer concrètement la préparation de l'enfant de ses futurs parents, la réalisation de la première rencontre, des conseils pour aider à la réussite de l'amalgame.

Elle est utile pour tous les professionnels et bénévoles de l'adoption (Membres des cellules adoptions départementales, des associations d'adoptés ou d'adoptions, etc), des professionnels de l'enfance (enseignants, juristes, travailleurs sociaux) mais est aussi ouverte à ceux qui préparent une adoption.





La deuxième aura lieu au  mois de mars et concerne

La Santé des Enfants arrivants

Pour les renseignements c'est là qu'il faut cliquer

Il y a en gros trois catégories d'enfants qui arrivent :

- Les enfants adoptés, pour lesquels la Consultation d'Adoption Outremer s'occupe depuis plus de 20 ans

- Les enfants issus de l'immigration, qui sont mieux connus, mais dont l'évolution récente est bien différente (enfants réfugiés de guerre, ou réfugiés sanitaires)

- Les Mineurs Non Accompagnés qui représentent un phénomène nouveau et particulièrement perturbant pour un certain nombre d'intervenants par leurs particularités et leur  nombre

Cette formation ne se limite pas à une formation de pédiatrie tropicale ou des voyages, amis veut aussi voir cette problématique dans ses dimensions anthropologiques et sociétales dans le but principal d'une meilleure prise en charge.



lundi 18 novembre 2019

Jeudi 21 novembre c'est à Rouën que ça se passe



conference

Toujours à la bourre le docteur, mais si vous êtes normands, vikings et d'autres terres en bordure de Manche ou du val de Seine, je serai très heureux d'échanger avec vous jeudi soir.

Pour en savoir plus c'est là !

jeudi 10 octobre 2019

Un livre pour éclairer le débat (et il y en a grand besoin)



Couverture PMA et GPA

Il y a environ un an  j’étais invité à ce colloque par les « anciens » de mon école d’anthropologie…. Vu tout ce que m’a apporté l’immense Professeur Jean Benoist (le grand Monsieur de l’anthropologie médicale et de la « créolitude » ou « créolité ») je ne pouvais refuser.
Et puis j’étais curieux de toujours en apprendre plus.
J’étais un peu inquiet d’être confronté à d’éventuels militantismes obtus.
Ces militantismes qu’on entend sans arrêt depuis quelques semaines où ce pseudo débat occupe les ondes, quelques exemples :
-          « Une filiation se doit de respecter la biologie » ….. c’est oublier, voir même injurier les familles adoptives, de manière plus taquine c’est mettre l’homme au rang d’animal et nier toute sa spiritualité
-          « L’enfant peut trouver un père dans son entourage : oncle, ami etc…. »  …… c’est faux, l’enfant trouvera (et c’est bien) des figures masculines, des référents, mais ces personnes essentielles ne seront pas des pères et ne pourront les remplacer
-          « Dans un couple composé de deux femmes, l’une peut être le père » ….. une ministre que j’aime bien dont je respecte la sagesse aurait dit cela, si c’est vrai c’est fort dommage et cela montre qu’on ne peut tout savoir et que pris dans des débats périlleux on peut parfois se laisser aller à dire de grosses bêtises. Là aussi c’est totalement faux, cet enfant aura deux mères qui dans la plupart des cas l’aimeront, l’aideront à grandir, mais ce seront deux mères. Il ne suffit pas d’aimer parler bagnole ou rugby pour être un homme !
-          « Des milliers d’enfants ont grandi sans père et ne s’en portent pas plus mal » …. Ah bon, vous les avez écoutés ? S’il est vrai que beaucoup d’enfants sont devenus orphelins suite à des guerres ou d’autres accidents…. Ou parce que le courageux géniteur s’est carapaté….. si beaucoup ont eu l’énergie (et ont été aidés) pour faire face à ce manque, ce manque existe bel et bien. J’ai connu et entendu des proches, nés sans connaître leur père, mort sur les champs d’honneur de Verdun ou du Chemin des Dames qui, pratiquement centenaires, exprimaient encore leur manque ! Ne serait-ce que hier, une pré-ado vue en consultation et remarquablement intelligente m’exprimait que « ne pas avoir de père, ne pas le connaître, ben c’est la vie, mais c’est quand même  pas bien de ne pas pouvoir compter sur lui » !
-          « Ces enfants seront aimés et donc ils iront bien » …. Et ben non, bienvenue au monde des Bisounours mais ce n’est pas notre société, de nombreux exemples dans l’adoption et ailleurs montre que l’amour ne suffit pas, malheureusement !
-          « Il y a tellement d’enfants malheureux et maltraités dans des familles standards qu’on ne voit pas pourquoi on interdirait à d’autres formes de parentalité d’avoir des enfants » …. Cet argument est le pire, ce qui ont l’imbécilité de le proclamer ne proposent pas moins qu’un nivellement par le bas, quand l’ONU dans de nombreuses déclarations approuvées par tous les pays demande que « l’Humanité doit proposer aux enfants ce qu’elle a de meilleur ».

JE RENCONTRE CHAQUE JOUR DES FAMILLES MONOPARENTALES ET HOMOPARENTALES EXCEPTIONNELLES. JE NE REVENDIQUE EN RIEN UN DROIT A CONDAMNER OU A INTERDIRE MAIS UN DROIT A S'INQUIETER ET A ACCOMPAGNER.

Et bien lors de ce colloque pas de militantisme, par contre beaucoup de réflexions, d’inquiétudes pour les enfants pour notre société, car ces débats utiles doivent être autre chose que l’opposition de deux militantismes et méritent mieux que la bouillie que l’on nous sert depuis deux mois !

J’avais beaucoup apprécié l’intervention de Blandine Courbiere, que je préfère qualifier de compagne de concrétude (ouh le vilain néologisme) plutôt que de confrère (terme qui n’a pas forcément une grande valeur à mes yeux). Blandine est une jeune professeur de gynécologie-obstétrique, spécialisée dans l’aide à la procréation…. Et sa capacité de réflexion dépasse de loin celle des grands pontes parisiens, habiles techniciens mais piètres dans leur capacité éthique… en gros je sais le faire donc il faut le faire. Blandine, elle était dans le concret.

Vous en serez plus en lisant cet excellent livre, qui malheureusement ne regroupe pas toutes les interventions.

mercredi 3 octobre 2018

Le Parisien du 3 octobre

L’image contient peut-être : Jean-Vital de Monléon, texte


Ma petite interview du jour où on peut constater que je rame un peu contre la pensée unique.....

Merci à Guylaine super journaliste qui connait bien l'adoption et à l'agence Photographique MICA !

Grande série de conférences à venir

Après Aurillac et Toulon au printemps encore quelques conférences cet automne surtout sur l'adolescence et encore dans des villes de rugby.... décidément deux de mes passions (adoption et rugby) ont du mal à se séparer cette année !



Très prochainement dans 8 jours je serai à Arras pour EFA 62..... si si c'est une ville de rugby, à une époque c'était la ville du Grand Nord où on jouait au rugby



La conférence est jeudi 11 octobre sur L'Adolescence des Adoptés

Tous les renseignements sont là 

Les eskimos du grand Nord ont l'air très gentils, et je suis impatient de les rencontrer même s'ils ont récupéré je ne sais où la photo du télégramme de Brest où je ne me trouve un air pas bine malin !










Le vendredi 16 novembre à Poligny, pour EFA39, autre terre de rugby, et capitale du meilleur fromage du monde

 On parlera encore de l'adolescence... je vous tiendrai au courant quand j'en saurais plus sur les modalités de cette réunion








Le 28 novembre, après midi, je serai non loin de ma ville natale, pour une très belle journée consacrée aux enfants placés et adoptés par la très dynamique cellule adoption du département de l'Ain. Une après midi très diverse avec pièce de théatre, tables rondes et débats.

Et la chance d'écouter le témoignage d'une de mes idoles rugbystiques


Le grand Pascal Papé dont l'histoire est surprenante !










Dès le lendemain je serai dans une énorme ville de rugby : à Toulouse pour EFA 31 et parler de la santé des adoptés en général






On peut juste regretter une fois encore la photo du télégramme de Brest, mais qu'est ce qu'ils lui trouvent tous à cette photo !







Enfin pour finir l'année, le 7 décembre je serai en Haute Savoie pour EFA 74, une terre un peu de rugby mais beaucoup de fromage


Cela devrait être plus près d'Annecy que du Mont Blanc, sans doute à Meythet.... et on parlera de "vive voix"

lundi 16 avril 2018

Parce que Toulon....



Jeudi si Dieu me prête vie... et surtout si la SNCF me permet de circuler, je serai dans une ville que j'aime beaucoup

Une des villes le plus rugby de France (d'où la photo de Raphaël Lakafia)
La ville la plus polynésienne de France métropolitaine (d'où la photo de Raphaël Lakafia)
Une ville qui telle ses grandes voisines Marseille et Gênes sait bien cacher ses charmes

La ville du Pilou Pilou


Et oui je serai à Toulon

Pour une conférence sur l' Adoption des enfants à Besoins Spécifiques

On en parle même ce matin dans Var Matin

C'est donc
 Jeudi 19 avril 2018 à 18h30

salles 114- 115 maison communale Gérard-Philipe avenue Charles-Sandro – 83130 La Garde

GPS 43,126919, 6,010766



D'autres conférences à venir dans d'autre villes de rugby, Toulouse, Lons le Saunier, Aurillac.... et aussi dans une région sans rugby La Pas de Calais..... et une autre de sport d'hiver : la Haute Savoie


Et aussi l'espoir d'une réunion dans mon département de naissance avec un débat avec un vrai grand débat .... avec un vrai grand (très grand) jouer de rugby....

dimanche 3 décembre 2017

BAMBOULA



Mes petits patients sont formidables !

Je le constate souvent, et c'était encore le cas cette semaine, j'interroge souvent les parents et les enfants pour savoir s'ils sont victimes de violences sociétales et voici ce que m'a raconté cette famille.

Leur grande fille adoptée en Haïti âgée de maintenant 8 ans, "a eu droit" à se faire appeler Bamboula par un garçon de sa classe...

Bamboula un terme aussi désuet que la publicité ci-dessus qui fait bien penser que ce jeune homme n'a pas trouvé cela tout seul... cet épisode a eu lieu pendant les dernières élections présidentielles, période particulièrement vive en tension.

Qu'a fait donc cette petite patiente ?

Elle aurait pu lui casser la gueule, parfois ça marche, mais ça peut se retourner contre elle.

Elle aurait pu l'ignorer, là aussi ça marche parfois, mais le risque est de souffrir en silence.

Elle aurait pu en parler à un adulte, ses parents son institutrice, sa directrice et bien sûr ses parents, c'est souvent une bonne solution... mais elle a trouvé mieux, elle a trouvé toute seul une idée  vraiment géniale !


Comme par son enthousiasme et sa gentillesse, elle est bien plus "populaire" que son agresseur, elle a demandé à tous ses amis de l'appeler, lui, à son tour : Bamboula.... ainsi un petit blondinet, s'est retrouvé surnommé Bamboula par toute sa classe. J'espère que pour toute sa vie, il sera bien plus prudent dans ses injures et moqueries

Pour que la fête soit vraiment et que l'arroseur soit vraiment bien arrosé, j'espère que ses parents en ont été informés... et qu'ils ont plus découvrir que si on fait le choix de la méchanceté, de la moquerie etde l'exclusion.... on peut vite découvrir qu'on est toujours le bamboula de quelqu'un d'autre !

jeudi 2 novembre 2017

Deux conférences à Aix en Provence

Je suis incorrigible toujours à la bourre, mais du mal à faire surface en ce moment (comme bien souvent)

Je fais d'une pierre deux coups et en début de semaine prochaine je donne deux conférences bien différentes mais dans la seule et même belle ville d'Aix en Provence.... qui reste pour moi la plus agréable ville de France.... ce fut aussi la ville de mes études d'anthropologie !

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Le lundi soir 6 novembre : Une conférence sur la santé des enfants adoptés... de toutes origines pas seulement, les enfants de Russie même si la conférence est organisée par la très sympathique association : Les Copains de Pauline

Cela a lieu non loin d'Aix au Tholonet

Pour plus de renseignements, c'est là qu'il faut cliquer !




Le lendemain toute la journée un beau colloque scientifique organisé par des "disciples" de mon maître en anthropologie le grand, l'immense, le sympathique, le passionnant Jean Benoist,

C'est toute la journée du mardi 7 novembre à la faculté de lettres, et pour tous les détails Cliquez ici !


Deux choses auxquelles je suis ravi de participer !

mardi 17 octobre 2017

Diplôme Universitaire L'Enfant Adopté 2018



ET AUX PLUS GRANDS AUSSI !

Pas de raison de s’arrêter quand ça marche bien

Juste pour vous annoncer que pour la quatrième année en 2018 le Diplôme Universitaire L’Enfant Adopté aura à nouveau lieu.
On ne change pas une équipe qui gagne et si le programme suit l’évolution des réglementations de l’actualité de l’adoption, et les progrès de la médecine, les grandes lignes restent les mêmes

Il y a toujours quatre sessions, on peut ne s’inscrire qu’à une seule, ou deux ou trois, mais la grande majorité des étudiants fait les quatre sessions pour obtenir le diplôme.

En voici le détail :

Première session 18 et 19 janvier  2018 : L’adopté dans la Société (Responsable et principal enseignant : JV de Monléon)
On parle d’Histoire, d’Anthropologie, mais on explique aussi le cheminement de l’adoption, les démarches, les orphelinats, etc….
Hervé Boéchat vient nous parler des zones d’ombre de l’adoption, qu’il ne faut jamais oublier et Jean-Philippe Pierron, grand philosophe du sujet nous parle du moment adoptif


Deuxième session 1 et 2 février 2018 : La psychologie de l’enfant et l’adolescent adoptés (Responsable et principal enseignant : A Vinay)
Ce sujet semble tellement régnant qu’il fallait une grande spécialiste de l’adoption, de l’attachement pour l’évoquer, on ne pouvait pas trouver mieux qu’Aubeline, ancienne dijonnais, maintenant professeur de psychologie à Angers. De la psychologie concrète, efficace, plus dans l’aide et le soutien que dans l’interprétation abusive. Intervient aussi pour des cas concrets Christine Scarpa, psychologue de la consultation d’adoption de Dijon


Troisième session   15 et 16 mars 2018 : Regards d’adoptés, Regards sur les Adoptés (Responsable et principal enseignant : J PIerron)
Une session entière où un adopté expérimenté choisit son programme pour parler toujours concrètement de l’adoption et avoir un avis réel sur le phénomène.
En plus de Julien, interviennent Céline GIraud, fondatrice et présidente de la Voix des Adoptés, Céline Boyard, très brillante avocate qui nous évoque tous ces « petits  litiges » juridiques, Chang Delaunay , dont l’expérience personnelle reste passionnante.


Quatrième session 5 et 6 avril 2018 : La santé de l’enfant adopté (Responsable et principal enseignant : JV de Monléon)
Je vous parlerai de la santé au sens large, avec de la prévention (comment éviter les échecs dès l’avant adoption), des soins (lors de l’arrivée, dans les suites immédiates ou à l’adolescence). Le discours s’adapte aux compétences du public et n’est pas réservé aux seul médecins.


Conditions d’inscription : il n’y a pas de prérequis, de diplôme exigé pour pouvoir s’inscrire. 

Il faut être soit :
- un professionnel de l’enfance : enseignant, éducateur, psychologue, infirmière, médecin, juriste, etc
- un professionnel de l’adoption : travaillant dans une cellule adoption, une institution ou bénévole (et oui certains bénévoles sont professionnels) dans une OAA, une association d’adoptés ou d’adoptants, etc…

Il faut surtout être motivé, désireux d’en savoir plus sur ce sujet, de chercher à progresser dans sa connaissance sur ‘adoption de manière générale et de ne pas se limiter à son propre secteur de compétences
Si de nombreux parents adoptifs (déjà parents ou en devenir) ont fait ce diplôme il n’est pas ouvert à parents ou futurs parents désireux d’en savoir plus sur le sujet…. il est nécessaire d’avoir un projet professionnel ou associatif.
La sélection se fait sur une lettre de motivations avec un CV.

Côté pratique : pour faciliter les arrivées en train, les cours commencent le jeudi à 9h30 et se finissent le vendredi à 16h30, par contre on finit tard le jeudi soir et on débute tôt le vendredi matin !

Le Gros Plus : j’ai l’impression que les cours sont de qualité, mais un gros intérêt de ce DU est aussi la diversité et la convivialité, chacun vient avec sa formation son histoire, les gens s’expriment plus ou moins, mais les apports de chacun sont vraiment enrichissants.


Un Petit Plus : il est fort probable que les inscrits au DU auront le droit dès 2018 de participer gracieusement à la prochaine Journée Elisabeth Rousseau


Pour en savoir plus : CLIQUEZ ICI

Et pour s'inscrire ou se préinscrire (ça n'engage à rien) C'EST ICI QU(IL FAUT CLIQUER

Conférence le 19 octobre à Beauvais




Je ne sais pas s'il reste des places, mais je vous signale une conférence dans la belle ville (je n'y suis jamais allé, mais je le suppose et le suspecte au moins par sa cathédrale) de BEAUVAIS , le 19 octobre à 19h30

Le thème en sera ADOPTION ET CULTURE

Je vous attends.

Pour en savoir plus c'est là.


dimanche 25 juin 2017

Le Doc a lu pour vous





De quoi ça parle : Une histoire pas si originale d’un couple qui s'aime mais avec des non dits des malentendus, des parcours atypiques, l’homme a un lourd secret, la femme est une ancienne star d’Hollywood qui a organisé sa disparition et fait en sorte qu’on la croit morte. L’action se déroule dans ma région bien aimée du Donegal, mais aussi à Londres, Hollywood, Brooklyn….




Pourquoi j'ai aimé : Parce que c’est un chef d’oeuvre, pas une chef d'oeuvre par l'histoire, la trame, mais un chef d'oeuvre d'écriture. C'est pourquoi que même si ce roman parle peu d’adoption je voulais vous en parler tant c’est une merveille par son style, sa construction, ne le manquez pas !


Et l'adoption dans tout ça : On en parle peu, deux chapitres seulement, où on suit le mal être d’un couple (personnages secondaires du roman)  en mal d’enfant,  puis l'angoisse du premier soir, lors de l’adoption en Chine de leur fille. Avec un message que je conseille souvent : se faire accompagner.

dimanche 18 juin 2017

Echangé ou remboursé... Un service après vente à très long terme






Pas trop de commentaires de ma part devant cette ignominie, juste deux messages, quand on lit cet article  (cliquez là) on se dit que l'agrément c'est quand même bien, pour éviter que trop de gens ne soient pas préparés à l'adoption .... et surtout, surtout que la plénière est indispensable en cas d'adoption internationale !

mardi 13 juin 2017

Journée Elisabeth Rousseau 2 : Encore possible de s'inscrire

La journée s'annonce passionnante, c'est dans dexu jours.

Tout ceux qui veulent encore s'inscrire le peuvent, je viens de découvrir un petit bijou que je ne connaissais pas ou que j'avais oublié pour rendre hommage à la super équipe de la première journée en 2009

Il faut cliquer là

lundi 29 mai 2017

Le programme détaillé de La Journée Elisabeth Rousseau.... il est encore temps de s'inscrire



Deuxième Journée Elisabeth Rousseau
L’enfant à Besoins Spécifiques
Vendredi 16 juin 2017
Faculté de Médecine de Dijon

Programme détaillé et Présentation des intervenants


L’enfant à besoins spécifiques :
Enfant à besoins spécifiques, enfant à particularités ou enfant à risque surajouté… quelqu’une soit le terme de vocabulaire, depuis quelques années ces « EBS » ont envahi le territoire de l’adoption. Mythe ou réalité, danger ou chance pour l’adoption… de multiples spécialistes d’horizons différents vont en débattre pendant une journée

Matin :

Renaissance d’Elisabeth Rousseau - JV de Monléon
Elisabeth Rousseau est sans doute la première adoption internationale qui s’est déroulée en France, cette adoption a eu lieu à Beaune en Bourgogne au moment de la Renaissance. Nous avons voulu donner son nom à ces journées de formation et d’échange sur ce grand sujet
JV de Monléon, anthropologue, écrivain, mais surtout pédiatre a fondé il y a 18 ans au CHU de Dijon, la plus grande consultation d’Europe pour l’accueil et le suivi des enfants adoptés. Il est membre du Conseil National de la Protection de l’Enfance.

Du bébé en bonne santé des années 2000 au « grand » à besoins spécifiques des années 2010 – Etude Comparative – Richard Guillemain
On dit souvent qu’il y a 10 ans, 15 ans, 20 ans on adoptait des bébés en bonne santé, et … depuis on ne peut adopter que des enfants grands et malades. Une étude réalisée au CHU de Dijon permet de comparer de manière claire les enfants des années 2005-06 avec les enfants … les résultats vont amener des surprises.
Richard Guillemain est un jeune pédiatre qui travaille à Mâcon, son sérieux égale sa gentillesse. Cette étude est sa thèse de médecine.


Est-ce que j’ai une tête à besoins spécifiques - Regard d’adopté  Julien Pierron
Est-ce que j’ai une tête à avoir un enfant à besoins spécifiques – Regard d’adoptant Nathalie Parent
Deux conférences en parallèle pour voir comment les adoptés vivent ce qualificatif et les parents adoptifs et futurs parents, ce « risque » d’avoir des enfants différents.
Julien Pierron, touche à tout génial, grand passionné, médecin de famille dans un charmant village viticole, est le vice-président de la Voix des Adoptés
Nathalie Parent, est la présidente nationale de la grande et indispensable association Enfance et Famille d’Adoption, elle dirige cette institution avec fermeté et humanité.
Tous deux sont membres du Conseil National de la Protection de l’Enfance.


Débat : Comment préparer les familles « aux besoins spécifiques » – Anne-Marie Dussol, Gérard Garnier et JV de Monléon, débat animé par Frédéric Huet
Préparer les futurs parents à l’adoption d’un enfant particulier, les aider surtout à appréhender, à accepter tels ou tels facteurs de risques est un travail difficile. Trois expériences différentes seront confrontées, comparées dans le but de s’entraider, de trouver le meilleur moyen d’éclairer les familles … et d’accueillir au mieux les enfants !
Anne-Marie Dussol fut la présidente dynamique et bienveillante d’EFA 21, depuis deux ans, elle anime avec Julien Pierron un atelier de préparation pour les futurs adoptants
Gérard Garnier est le médecin de l’Agence Française de l’Adoption, son ambition est le souci de la prévention et de faire en sorte que les adoptants soient bien préparés pour répondre à l’intérêt supérieur de l’enfant.
Frédéric Huet est un grand passionné, un grand passionné de la pédiatrie, de l’enseignement de la médecine. Il est l’exemple que la précocité et l’hyperactivité ne sont pas toujours une catastrophe. Plus jeune professeur de pédiatrie de France, il est aussi le plus jeune doyen d’une faculté de médecine de France. Il apportera son expérience de « faux naïf » pour animer le débat.


Déjeuner Buffet

Après-midi :

Que penser des dossiers d’origine ? – Pauline Bonniaud
Cette question est souvent posée, quelle est la réalité d’un dossier étranger entre pathologies dissimulées, oubliées, non diagnostiquées mais aussi exagérées. Une étude récente au CHU de Dijon permet d’apporter une réponse scientifique.
Pauline Bonniaud fait aussi partie de cette génération de jeunes pédiatres sérieux, travailleur et passionné par les enfants que nous avons eus la chance de former à Dijon. Cette étude est sa thèse de médecine.


Communications avec les institutions des pays d’origine - Marie-Claude Riot
La réalité du terrain – Suzanne Mathern
Ces deux communications vont permettre de faire comprendre à la fois aux professionnels, mais aussi aux adoptés, adoptants et futurs adoptants, le rôle essentiel des Organismes Agréés pour l’Adoption (OAA). Au niveau institutionnel et aussi au niveau du terrain.
Marie-Claude Riot est la présidente de la Fédération Française des OAA. Elle est membre du Conseil National de la Protection de l’Enfance.
Suzanne Mathern est vice-présidente de l’OAA Les Enfants de l’Espérance, responsable du pôle Inde. Du Kerala au Manipur elle sillonne l’Inde pour rencontrer les enfants apparentés à ses familles et les responsables de leurs orphelinats et entretenir les relations avec les autorités indiennes.


Les réalités du terrain diplomatique (ou perspectives de l’adoption internationale)– Odile Roussel
Il est fort difficile d’imaginer le futur de l’adoption internationale tant on semble avancer sur des sables mouvants, cette conférence pourra nous expliquer quelques situations actuelles et tenter de nous annoncer quel avenir nous attend.
Son excellence Odile Roussel est l’ambassadrice de l’adoption internationale, avec courage et dévouement, elle tente de faire en sorte que l’adoption internationale se passe… et surtout se passe bien. Elle aussi est membre du Conseil National de la Protection de l’Enfance.


Conclusion : L’enfant à besoins spécifiques existe-t-il ? – JV de Monléon
Il sera difficile de conclure une journée aussi riche, mais ce défi sera tenté pour permettre à tous de partir avec des messages importants



La minute de Bernardo – Bernard Tomianka
A plusieurs reprises Bernard Tominaka se permettra d’intervenir. Encore un passionné, passionné de jazz, passionné de Seychelles, passionné d’adoption, passionné de Coco Lopez, et plus encore passionné de Colombie. Avec sa femme Annie (très grande dame, trop vite partie), ils ont œuvré pour les enfants de ce pays facilitant l’accueil de ceux qui ont adopté en France, trouvant des aides pour ceux qui sont restés en Colombie.
Attention l’humour de Bernardo est irrésistible, mais il est aussi très vif et souvent décapant… ça peut piquer !