vendredi 8 février 2013
Jeudi 14 février à Versailles
Jeudi prochain, je vais sur les terres de ma grande grande amie Anne, et petite soeur dans le domaine de l'adoption, qui dirige d'une main de maître et pour le bien de ses petits patients la Consultation d'Adoption de l'hôpital de Versailles.
Je n'ai accepté de parler pour EFA 78, que si c'était sur un autre sujet que la santé, car pour la santé, Anne le fait au moins aussi bien que moi, pourquoi aller chercher ailleurs ce qu'on a de très bien chez soi ?
C'est donc sur un sujet plus anthropologique que j'interviendrai, je vous en ai déjà dit un mot, dans le précédent mail, ce sera :
Le social et le biologique
Je vous parlerai de l'attachement ancien de notre société aux liens du sang, qui fait que nous passons encore comme des familles de deuxième catégorie.
Je vous parlerai de la génétique mais plus encore de sa petite soeur l'épigénétique.
Je parlerai d'un sujet qui fâche, non pas le mariage et l'adoption homo, mais la "simple" et la "plénière".
Je vous parlerai aussi du choix du prénom, des enfants qui ont LEUR pays dans le sang et du non moins fameux conflit de loyauté.
J'essaierai aussi surtout de ne pas être trop long et de laisser du temps pour que nous puissions discuter.
Les renseignements pratiques :
Les versaillais sont compliqués, j'avais pourtant demandé la salle photographiée ci-dessus, et il parait qu'elle n'est pas libre.
Ce sera :
Salle Richard MIQUE
7 bis Rue Pierre Lescot
78000 Versailles
20H 15 : Point sur les activités d’EFA 78
20H 30 : Conférence
Possibilité de se garer Gare Rive Droite et dans les rues autour
En post scriptum :
Voici quelques autres conférences prévues, vous aurez plus de précisions "à l'approche"
- Le 5 avril EFA 26 + 07, ça fait pas 33, ce ne sera pas à Bordeaux, mais à Valence, le sujet n'est pas encore complètement certain, mais cela tournera peut être autour de l'adolescence des adoptés.
- Le 2 mai EFA 73, à Chambéry, le thème sera "Vivre sous le regard"
- Le 7 juin, j'irai très loin pour EFA 21 dans la banlieue de Dijon, le thème sera "Adopter en 2013" pour parler notamment de l'enfant à particularités.
- Le 10 octobre à Bourges, pour l'APEC ( mais ce sera aussi ouvert aux non-colombiens) sur "L'adoption en fonction de l'histoire et de la culture"
J'avoue être réjoui car 5 conférences, 5 thèmes différents !
Il y a aussi des pourparlers très avancés pour des conférences dans ces villes : Evreux, Lausanne, Genève, Le Havre, Aurillac et à Paris avec l'OAA La Providence. Les pourparlers avancent mais comem ils ne veulent pas tenir compte de mes revendications (que je sais excessives, notamment sur le plan financier), je menace de ne plus communiquer et d'abattre les otages.
Je ne vous parle pas des conférences pour les pros.
mercredi 30 janvier 2013
Le social et le biologique
Je dois faire prochainement une conférence à Versailles sur un sujet qui pour m'être rarement demandé, n'en est pas moins passionnant, tout au moins à mon avis d'anthropologue.
Cette conférence est organisée par EFA 78, le lieu est salle Richard Mique, le 14 février à partir de 20h, je crois.
Le titre en est :
Le social et le biologique
avec en sous-titre : Lien du sang et lien du cœur
(on aurait pu l'appeler aussi : L'inné et l'acquis).
Les sous-chapitres seront :
- le social et le biologique selon le lieu et le temps
- la place de la famille biologique
- le prénom en changer ou le garder
- "il a son pays dans le sang"
Comme vous le savez, je suis toujours heureux de parler d'échanger, même avec des parigots ( mes amis parigots... si, si j'en ai quelques uns... me disent que les versaillais sont pires), et si j'aime beaucoup parler de la santé, de donner des conseils là-dessus, cela me change d'élargir ma casquette de "bon doc jvm", qui parle des vers intestinaux, hépatite B, de gale, de SAF, etc... ma casquette, c'est celle de JVM, individu (non schizophrène) qui avec ses différentes formations, ses différentes expériences, essaie de s'occuper avant tout des enfants, et de réfléchir à ce qui peut être le mieux pour eux, et surtout à ne pas les couper en morceaux, un bout pour le psy, un bout pour le spécialiste de la croissance, un bout pour le spécialiste des pathos tropicales, un bout pour le conseiller socio-familial, etc....
Je comptais vous parler prochainement de cette soirée, mais comme l'info principale sur France Inter ce matin m'a fait une sacrée pub, j'en profite pour vous proposer une lettre ouverte... vos réactions pour et contre seront les bienvenues... merci juste de lire la lettre dans son entier...
Lettre ouverte aux parents des "enfants du séisme" :
Chers parents des enfants du séisme,
Excusez-moi de vous le dire de cette façon, mais vous êtes des couillons !
Il y a à peine plus de 3 ans, vous avez vécu un traumatisme majeur en écoutant la radio un petit matin de janvier, vous avez été dans la crainte, dans l'inquiétude,
Pendant, des jours, des semaines, des mois, vous vous êtes inquiétés du sort, du devenir de vos enfants,
Certains d'entre vous ont pleuré ces enfants, partis trop tôt, qui même loin, étaient déjà les vôtres, faisaient déjà partis de votre chair,
Ensuite, pour les plus chanceux, vous avez dû aller à Orly chercher vos enfants rapatriés, on vous a alors expliqué que tout était mis en place pour faciliter leur accueil (sic),
D'autres ont dû attendre, j'en ai reçu beaucoup en larmes, fous d'inquiétudes,
Vous avez dû manifester pour permettre à vos enfants de rentrer,
J'ai même grondé certains d'entre vous, qui continuaient à trop s'investir, pour le rapatriement des autres, alors que leur enfant était arrivé.... cette solidarité vous honorait, mais il y a des moments où il faut être égoïste et penser d'abord à sa petite famille,
A une majorité écrasante, vous avez respecté la loi,
Vous aviez un agrément, vos démarches n'ont pas déviés, même si les directrices de crèche n'étaient pas toujours exemplaires,
Certains vous ont accusés d'aller faire votre marché sur les ruines d'un pays,
Peu vous ont reconnu des démarches, des apparentements antérieurs, au séisme,
Nous avons été peu (et peu intéressants pour les médias) à réclamer le rapatriement de VOS enfants,
Certains d'entre vous ont connu le sas guadeloupéen, une des meilleures inventions de la France pour les enfants adoptés,
Le sas, où vous avez été accueilli par un grand spécialiste de l'adoption qui a dit être heureux de vous rencontrer puisqu'il n'avait jamais vu auparavant de familles adoptives (sic),
Le sas où on a dosé le taux de cholestérol de vos enfants,
Le sas où on vous a dit que 3 jours après leur arrivée en France, il fallait qu'ils aillent à l'école,
D'autres enfin ont pu rentrer, un an après le séisme,
Une thèse récemment soutenue à Dijon, avec cas-témoins, montrent, que vous, familles des enfants du séisme n'avaient pas de différence, avec celles qui ont adopté en Haïti, l'année qui a précédé le séisme.
Une étude que l'on va bientôt débuter, avec Aubeline Vinay va voir trois ans après (toujours en comparant avec le groupe témoin) comment vont vos enfants...
On pourrait espérer que tout soit fini, que tout rentre dans l'ordre...
Non, car vous êtes des couillons !
On continue dans plein d'endroits, dans certains médias, certaines administrations à vous regarder d'un sale oeil,
Surtout on vous refuse pour une raison mystérieuse, l'adoption plénière, DONC LA NATIONALITE FRANCAISE A VOS ENFANTS, c'est normal vous êtes des couillons, il faut vous punir.
Ce matin, on apprend que ceux, qui aveuglés par leur désir d'enfants, qui ne doit pas tout excuser, ceux qui ont utilisé des moyens illégaux pour se faire "fabriquer" l'enfant auxquels ils avaient droit à l'étranger (l'enfant n'est jamais un droit, même si le désir égoïste est nécessaire pour fonder une famille), eux bénéficient d'une circulaire pour faciliter la nationalité française de leurs enfants.
Ces enfants existent, ils ne doivent payer les écarts de leurs parents, et je me réjouis de cette démarche.
Mais, il faudra juste m'expliquer pourquoi ces familles ont plus de considération que vous.... parce qu'ils sont des malins... et vous des couillons ?
mardi 29 janvier 2013
???
Première impression :
Deuxième impression
« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. »
de François-Marie Arouet.
Comprenne qui pourra....
Deuxième impression
« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. »
de François-Marie Arouet.
Comprenne qui pourra....
samedi 26 janvier 2013
Les conséquences que pourraient avoir la loi sur l'adoption !
C'est un billet de synthèse dans l'état actuel des choses, susceptibles de changer avec l'évolution de la future loi.
Première conséquence : Quels sont les risques pour les enfants ?
Je ne suis pas celui qui en parle le mieux. Mais en dehors du risque de stigmatisation que personne ne nie, il y a aussi le risque de la construction de l'enfant, du manque de repère avec l'absence d'un père ou d'une mère, chose que peuvent connaître aussi les enfants dans les familles monoparentales.
Il y a plus grave de créer une complète généalogie de fiction. On peut dire que l'adoption est aussi une généalogie de fiction. Mais celle-ci se crée en remplacement d’une généalogie disparue par une nouvelle généalogie « possible ». Cette généalogie possible, c'est soit un couple hétérosexuel, soit un seul parent et on sait depuis des siècles (veuvage, séparation, etc....) que cela peut arriver. Créer une généalogie de parents de même sexe est une véritable fiction, et on peut d’ores et déjà s’inquiéter des conséquences... même si elles seront plus évidentes dans une génération.
Deuxième conséquence : Quels seront les enfants qui pourront être adoptés ?
Je classe à part les enfants qui « existent déjà » et qui sont élevés dans des familles homosexuelles, étant l’enfant biologique de l’un des deux. Ces enfants existent il ne faut pas les ignorer, il faut leur donner une sécurité et je vous ai déjà parlé de « mon » adulte-qui-compte. C’est un autre débat.
Comme vous le savez, il y a actuellement entre 20 et 30000 personnes sont titulaires d’un agrément et peu d’adoptions nationales, et de moins en moins d’adoptions internationales.
Les homosexuels risquent de ne pas être favorisés car ils n’apparaitront sans doute pas comme les meilleurs candidats… donc je m’inquiète sans doute pour rien aujourd’hui...... mais demain ?
Et si la priorité leur était donnée ? Voir plus bas…
Troisième conséquence : Quelle conséquence sur l'adoption internationale ?
L'adoption par des homosexuels n’est autorisée que par quelques rares pays d'origine. L’Afrique du Sud, or le nombre d'enfants français adoptés en Afrique du Sud sur les vingt dernières années doit se compter sur les doigts d'une main ! Le Brésil, et si ce pays fut un géant de l'adoption il y a actuellement fort peu d'enfants brésiliens adoptés à l'étranger il ne s'agit maintenant que d'enfants avec des particularités et notamment des âges avancés.
Il y a aussi, à mon avis une différence notable entre autoriser l’adoption par des homosexuels et la réaliser de fait.
Il sera donc très dur pour les homosexuels d’adopter à l'étranger, dans l'état actuel des choses. Peut-être même plus dur si cette loi est votée que ce qui se passe actuellement.
Certains pays, en effet, notamment parmi les plus fiables en matière d'adoption (Colombie, Thaïlande), s'interrogent sur l'opportunité de poursuivre l'adoption de certains de leurs jeunes ressortissants dans un pays où l'adoption homosexuelle est autorisée. L'adoption par les Français (au moins les célibataires) sera peut-être compromise dans ces pays après la validation de cette loi.
Quatrième conséquence : Quelle conséquence sur l'adoption nationale ?
J'ai vu des chiffres assez surprenant sur ce qui se passe en Belgique, où l'adoption homosexuelle est autorisée depuis quelques années. Si l'adoption internationale par des homosexuels est quasi nulle, dans certaines régions (Flandres) près de 40 % des adoptions nationales seraient réalisés par des homosexuels. Il faudrait analyser le détail de ces chiffres. S'il ne s'agit que d'adoption intra-familiale (mais le chiffre me semble trop élevé pour cela) c'est moins problématique.
Sinon, cela voudrait dire que la préférence est donnée aux homosexuels, et cette situation pourrait se produire en France par idéologie.
Je m'associe complètement aux inquiétudes des associations d'adoptés qui savent mieux que personne combien les enfants adoptés sont fragiles, plus encore peut-être ceux qui sont nés sous X, qui n'acceptent pas que cette loi les transforme en cobayes et nie le principe fondamental de l’adoption : UNE FAMILLE POUR UN ENFANT ET NON LE CONTRAIRE.
Cinquième conséquence : Quels sont les effets collatéraux ?
Certains sont déjà là, et divers intervenants du débat en « profitent » pour se questionner, s'offusquer, voir songer à interdire, d'autres particularités (pour lesquelles adoption est possible mais considérée à plus ou moins juste titre comme un risque) : célibat, âge avancé etc.
Et voilà que patatras, politiques et juristes se remettent à parler de l'adoption plénière comme un obstacle majeur de la connaissance des origines et un handicap dans la construction de l'enfant… si des adoptions plénières sont accordés aux homosexuels… mais pour les autres aussi sans doute...
L’adopté encore une fois oublié
Dans les quelques débats sur le mariage pour tous, quelque chose me mets très fortement en colère.
Cette chose c’est le manque de respect très fréquent qui est fait envers l’enfant, dans tout ce que l’on peut entendre depuis des mois sur ce sujet.
J’en veux beaucoup à ceux qui disent qu’ils sont pour l’adoption mais contre la PMA.
Je vivrai très mal qu’un élu de la majorité proclame : « Nous avons été bons, nous avons obtenu un compromis en autorisant l’adoption mais pas la PMA », de la même façon, je vivrai très mal qu’un élu de l’opposition déclare : « Nous avons été bons, l’adoption est autorisée, mais nous avons plier le gouvernement sur la PMA ». De telles phrases seraient une grave injure vis-à-vis des adoptés.
Adoption oui, PMA non, j’ai beaucoup de colère pour les gens qui pensent réellement cela, cela voudrait il dire que les adoptés sont des citoyens de seconde zone, parce que ce sont des métèques, parce que ce sont des enfants de personne ? Un tel raisonnement est épouvantable.
En regardant, certains sondages je vois que beaucoup de français pensent aussi cela.
Les sondages disent qu’environ 40 % des français seraient pour l’adoption par des homosexuels. un autre sondage révèle que 98 % des français parents d’enfants de moins de 15 ans s’ils avaient une impossibilité prolongée pour s’occuper de leur enfant préféreraient que celui soit confiés à une famille hétérosexuelle plutôt qu'à une famille homosexuelle.
C’est sans doute dangereux de mélanger deux sondages, mais j’ai quand même envie de conclure que 2% d’un côté, environ 60% de l’autre sont dans une démarche logique, mais pour environ 38 %, il est clair que les adoptés restent une classe à part et qu’on peut tenter toutes les expériences sur eux, je peux vous dire que je leur en veux beaucoup.
Que l'on confie des enfants à des homos, pourquoi, mais pas les miens, faudrait quand même pas exagérer !
Les enfants adoptés ont une histoire, un parcours plus difficile. Si les consultations d’adoption ont autant de succès, ce n’est pas par hasard, les familles ont besoin d’aide, de support, d’expériences.
PS : la devinette est de trouver quelle est cette statue ?
L'adulte qui compte
Certains parlent depuis longtemps d’un statut du beau-parent qu'il faudrait créer.
Passant la plupart de mes journées avec des enfants, cela me permet d’être utopiste et je rêve quant à moi d’un statut « d’adulte qui compte ».
Un statut qui n'aurait rien à voir avec le mariage, un statut qui n'aurait rien à voir avec le couple, un statut qui n'aurait rien à voir avec la préférence sexuelle.
UN STATUT QUI SERAIT CENTRE SUR L'ENFANT.
L’adulte qui compte se serait quelqu’un qui n'a pas de lien biologique avec l'enfant mais qui en raison d'un lien affectif fort, d'une relation de confiance parce qu'il compte pour cet enfant, dans son éducation pourrait bénéficier d'un vrai stattut, lui donnant des droits mais surtout des devoirs, car c'est l'enfnat qu'il convient de protéger avant tout.
Il serait serait choisi par les responsables légaux de l’enfant et par l’enfant lui-même à partir d’un certain âge, pour être associé aux décisions, qui concerne cet enfant et avoir un tout premier rôle en cas de soucis graves.
Ce statut devrait être valorisé, légalisé, pour qu'un adulte qui compte dans la vie d'un enfant ne soit pas éliminé suite à une dispute entre adultes, pour que son absence brutale et irrémédiable ne soit pas un choc pour l'enfant .
Un adulte qui compte, on imagine par là, le moyen de donner un statut au deuxième adulte dans un couple homosexuel.
Mais aussi dans un couple hétérosexuel : il y a tellement de beaux-parents qui ont des liens forts avec leurs "beaux" enfants dans les familles recomposées, et qui sont condamnés à disparaître ( à leur grande peine et à celle de l'enfant) en cas de nouvelle recomposition. Un divorce, une séparation n'est jamais une partie de plaisir pour un enfant.
Cela pourrait être encore, en périphérie d’un foyer monoparental, famille plus fragile, de pouvoir désigner un prooche qui soit plus qu'un tuteur en cas de décès.
A réfléchir, mais c'est peut être une solution concrète pour les familles qui évoluent.
Un vrai débat national
Les récentes interventions que j'ai faites et les questions que l'ont m'a posées à ce moment-là, l'ampleur de la manif pour tous, les résultats (parfois surprenants) des sondages, tout cela appelle à mon sens un véritable débat national.
Un débat où chacun de ceux qui ont des choses à dire pourra s'exprimer, pas seulement le journaliste ou la vedette du show-biz, le politique qui a un ami homo (on a tous des copains homos) et qui veut lui faire plaisir, sans aller bien loin dans les réflexions et sans bien connaître les conséquences.
Cette absence de débat crispe à mon avis certaines positions, et je crains franchement une radicalisation.
Je crois qu'au jour d'aujourd'hui, la plupart des Français s'ils sont plus ou moins hésitants à l'idée de confier les enfants à des couples homosexuels, ne sont pas homophobes. Mais s'il n'y a pas un vrai débat, national, populaire j'ai peur que la situation se cristallise. Le risque de faire représenter la communauté homosexuelle par un très petit groupe, très actif, mais vraiment très petit et très extrémiste n'est pas forcément un cadeau fait à cette communauté.
Je crains vraiment une montée de l'homophobie, il semble que celle-ci est déjà là, et parmi nos concitoyens, il y a quelques décérébrés dont la réponse à ce débat, mais plus encore à son absence, sera de « casser du pédé » pour reprendre leur terme. Il risque d'y avoir aussi du cassage de cathos ou du bouffage de curés... il a déjà commencé dans les médias.
Comme je vous l'ai dit il y a quelques mois, je suis entré dans ce débat un peu contre ma volonté poussé par des adoptés petits et grands. Je suis finalement ravi d'y être entré dans ce débat, car il m'a fait rencontrer des « pour », des « contre », des avis différents et bien intéressant.
Et si je reste « droit dans des bottes » (je sais ce terme va m'être reproché mais le trouvant amusant je le garde) pour continuer à manifester mon inquiétude par rapport aux enfants élevés dans une famille homosexuelle du fait des nombreux facteurs de risques, je dois vous dire que je comprends mieux les homosexuels, leurs souffrances et leurs inquiétudes.
Je ne pense pas qu'une égalité pour l'égalité permettra de changer les choses car dans ce désir d'égalité est oubliée l’égalité pour les plus fragiles : les enfants, d'autant plus s'ils sont adoptés.
Il y a mon avis d'autres moyens de reconnaître aux homosexuels leurs droits, leur désir de vivre à leur manière, que par une loi trop vite votée. Il y a mon avis d'autres moyens pour donner de la sécurité aux enfants que de changer aussi brutalement une institution séculaire et de choquer ainsi une grande partie de la population française. C'est là que prend toute la place de mon projet ambitieux et utopique de : l'adulte qui compte.
Pour finir sur la nécessité du débat, l'adoption est en danger par ce manque de débat, ou tout au moins par le manque de profondeur du débat. J'en reparlerai aussi dans un nouveau billet.
Je rêve encore d'un débat qui aboutirait à une loi votée à la quasi unanimité à l'assemblée nationale et dont la France pourrait être fière ! Quelque chose de gagnant-gagnant et non la cristallisation sociétale à laquelle on nous pousse.
Post Scriptum : pour illustrer ce billet j'ai voulu mettre une photo des manif contre et pour. En tapant, Manif pour tous sur Images Google, vous tombez essentiellement sur des images de provoc, d'extrémistes : Femen habillée en religieuse, Femen en train de se faire tabasser, Civitas... cela est significatif et me désespère, la parole est aux minorités imbéciles, voilà où le manque de débat conduit. et voila pourquoi, vous n'avez pas d'illustration.
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