Une page de publicité, les années universitaires s'éternisent, la plaquette n'a toujours pas été édité, les élèves de la premières session n'ont pas encore tous rendus leur micro-mémoire, et la validation officielle va encore traîner... mais je repars pour une deuxième année sur cette sympathique AU.
Je crois que la première génération d'élève est satisfaite car la plupart me réclament de revenir pour un DU (Diplôme Universitaire), projet qui existera je l'espère un jour, mais pas tout de suite.
Je vous indique le lien de la plaquette de l'an dernier est là en allant ensuite sur la page 89/91. Sachant que le programme ne devrait pas trop changer, le prix non plus j'espère.
Les dates (sous réserve) devrait être 25 et 26 novembre puis 10 et 11 mars.
Je ne souhaite pas plus de 30 inscrits et malheureusement 5 sont déjà réservées pour 4 élèves de l'an dernier qui ont ratés la 2° session, et une collègue qui a dû annuler au dernier moment ... car réquisitionnée pour vacciner contre Hachin Henin !
Même si rien n'est encore officiel vous pouvez m'envoyer par courrier votre acte de candidature :
Dr JV de Monléon
Pédiatrie 1 -Hôpital d'Enfants - CHU
10 Bd Maréchal de Lattre de Tassigny
21000 Dijon
Je serai peut être moins électif sur les professions que l'an dernier et pus sur l'envie car en plus des enseignements, les discussions et les débats ont été plus qu'intéressants !
Cet AU est donc ouverte aux professionnels (débutants ou plus rodés) de l'enfance et de l'adoption, c'est à dire :
- Personnels des Conseils Généraux, des Autorités Centrales
- Médecins, psychologues, travailleurs sociaux, juristes, enseignants
- Responsables nationaux ou locaux d'associations de parents ou d'enfants adoptés, et d'OAA.
Mais encore, et c'est l'expérience de l'an dernier qui me montre que ce n'est pas un obstacle : parents adoptifs ou futurs parents adoptifs pourvu qu'il y ait un désir vif de faire avancer l'adoption et son acceptation dans notre société.
Depuis l'AU, certains élèves qui m'avaient peut être un peu trompé sur leur rôle se sont investis avec énergie pour l'adoption et les petits adoptés dans leur profession juridique ou de l'enseignement.
Un seul bémol, tout ne doit pas être rapporté à sa propre expérience (encore une fois NE JAMAIS GENERALISER)
Donc j'attends vos courriers, laissez parler vos vraies motivations.
vendredi 2 juillet 2010
Fin d'année scolaire....
Mes "petits" sont en vacances ce soir, et moi dans quelques jours pour revenir dans les derniers jours de juillet.
En Juillet, je serai loin de tout mail... vous croiserez peut être Zorro le Métèque sur les plages de l'Aude (je suis facile à reconnaître : je me baigne en maillot mais avec ma cape et mon masque) ou dans les châteaux cathares et sur les remparts de Carcassonne... afin de faire partager de la campagnes et des cousins à mes chers petiots.
Le bilan de cette première partie de 2010 :
Plus 40 % d'enfants vus pour la première fois par rapport à l'année 2010, c'est à dire que j'ai vu presque autant de nouvelles consultations pour le premier semestre 2010 que pour toute l'année 2009 qui était déjà "record".
La faute à un certain séisme sans doute, la faute à certains de mes collègues, à mon chef de service qui m'ont permis gentiment de faire face à ses besoins nouveaux, à ces demandes urgentes.
Beaucoup de prises de position à propos d'Haiti, certaines publiques sur ce blog, lors de réunions, d'autres plus discrètes mais toutes aussi incisives, et ce n'est pas fini, que les parents en souffrance (je pense au témoignage récent de Stéphane) sache que je ne les oublie pas, je sais que d'autres enfants sont attendus, et que la mobilisation ne doit pas s'arrêter. Faire taire des "légendes urbaines" comme celle qui dit que des parents bio voudraient récupérer leurs enfants en attente d'adoption pour remplacer ceux décédés pendant le séisme.
Une grande réussite, je l'espère, et je suis en train de l'organiser pour la prochaine rentrée l'Attestation Universitaire Accueil et Santé de l'Enfant Adopté !
Depuis quelques semaines l'écriture de pas mal de publications, des articles destinés aux professionnels dont je vous ferai profiter une fois qu'ils seront publiés. L'écriture de mon prochain bouquin aussi a recommencé à "bouger".
Quelques petites parenthèses amusantes comme mon challenge italiano à Florence.
Et une nouvelle charge, je suis depuis quelques semaines, le responsable médical de l'unité des consultations pédiatriques du CHU !
Après le bilan, les regrets sur mon activité :
Le principal c'est que les journées ne durent pas au moins 36 h.
Le courrier (papier mais surtout électronique) a été la principale victime de mon trop plein de consultations. L'adresse cao@chu-dijon est en rade, j'espère pouvoir la relancer à la rentré car là elle ne sert plus à rien !
Les consultations d'adoption n'ont toujours pas la moindre reconnaissance malgré de multiples réunions de "travail" et de multiples promesses, on s'impatiente, si ça ne bouge pas, nous on risque de bouger !
Et ma petite école des parents de l'adoption, elle non plus n'existe toujours pas !
Les projets pour les mois à venir :
Le bâton de pélerin, de septembre à décembre, j'ai 6 voyages à faire dans tous les coins de l'hexagone pour faire des conférences à des professionnels de l'enfance ou de l'adoption, ça fait beaucoup, et un seul (depuis le succès de la réunion dans mon département natal, je crois que les gens ont peur que je ne me déplace pas pour moins de 500 personnes ;-) ).
Ajoutons-y l'Attestation Universitaire qui repart...
... mes 7 thèses à diriger...
... peut être le fait que je vais reprendre des études et m'inscrire à un diplôme...
... le beau projet encore secret de la journée Elisabeth Rousseau (la petite fille que vous avez eu tant de mal à identifier...
... et vous copmprendrez que je croise les doigts pour que je sois en forme et mes collégues de boulot aussi...
En Juillet, je serai loin de tout mail... vous croiserez peut être Zorro le Métèque sur les plages de l'Aude (je suis facile à reconnaître : je me baigne en maillot mais avec ma cape et mon masque) ou dans les châteaux cathares et sur les remparts de Carcassonne... afin de faire partager de la campagnes et des cousins à mes chers petiots.
Le bilan de cette première partie de 2010 :
Plus 40 % d'enfants vus pour la première fois par rapport à l'année 2010, c'est à dire que j'ai vu presque autant de nouvelles consultations pour le premier semestre 2010 que pour toute l'année 2009 qui était déjà "record".
La faute à un certain séisme sans doute, la faute à certains de mes collègues, à mon chef de service qui m'ont permis gentiment de faire face à ses besoins nouveaux, à ces demandes urgentes.
Beaucoup de prises de position à propos d'Haiti, certaines publiques sur ce blog, lors de réunions, d'autres plus discrètes mais toutes aussi incisives, et ce n'est pas fini, que les parents en souffrance (je pense au témoignage récent de Stéphane) sache que je ne les oublie pas, je sais que d'autres enfants sont attendus, et que la mobilisation ne doit pas s'arrêter. Faire taire des "légendes urbaines" comme celle qui dit que des parents bio voudraient récupérer leurs enfants en attente d'adoption pour remplacer ceux décédés pendant le séisme.
Une grande réussite, je l'espère, et je suis en train de l'organiser pour la prochaine rentrée l'Attestation Universitaire Accueil et Santé de l'Enfant Adopté !
Depuis quelques semaines l'écriture de pas mal de publications, des articles destinés aux professionnels dont je vous ferai profiter une fois qu'ils seront publiés. L'écriture de mon prochain bouquin aussi a recommencé à "bouger".
Quelques petites parenthèses amusantes comme mon challenge italiano à Florence.
Et une nouvelle charge, je suis depuis quelques semaines, le responsable médical de l'unité des consultations pédiatriques du CHU !
Après le bilan, les regrets sur mon activité :
Le principal c'est que les journées ne durent pas au moins 36 h.
Le courrier (papier mais surtout électronique) a été la principale victime de mon trop plein de consultations. L'adresse cao@chu-dijon est en rade, j'espère pouvoir la relancer à la rentré car là elle ne sert plus à rien !
Les consultations d'adoption n'ont toujours pas la moindre reconnaissance malgré de multiples réunions de "travail" et de multiples promesses, on s'impatiente, si ça ne bouge pas, nous on risque de bouger !
Et ma petite école des parents de l'adoption, elle non plus n'existe toujours pas !
Les projets pour les mois à venir :
Le bâton de pélerin, de septembre à décembre, j'ai 6 voyages à faire dans tous les coins de l'hexagone pour faire des conférences à des professionnels de l'enfance ou de l'adoption, ça fait beaucoup, et un seul (depuis le succès de la réunion dans mon département natal, je crois que les gens ont peur que je ne me déplace pas pour moins de 500 personnes ;-) ).
Ajoutons-y l'Attestation Universitaire qui repart...
... mes 7 thèses à diriger...
... peut être le fait que je vais reprendre des études et m'inscrire à un diplôme...
... le beau projet encore secret de la journée Elisabeth Rousseau (la petite fille que vous avez eu tant de mal à identifier...
... et vous copmprendrez que je croise les doigts pour que je sois en forme et mes collégues de boulot aussi...
mardi 29 juin 2010
Divorce et Adoption
Pour commencer une blague bête et à la mode reçue ce matin.
C'est l'histoire d'un petit garçon dont les parents divorcent.
Le juge dit au garçon :"tu iras vivre avec ta mère !"
"Non, elle me bat" répond le garçon.
"Alors tu vivras avec ton père !"
Et le garçon dit "non il me bat aussi".....
"Bon alors avec qui veux-tu vivre ?"
"Avec l'équipe de France, elle ne bat personne !!
C'était nul, mais ça permet de sourire un peu sur un sujet grave.
Je ne suis pas un spécialiste de l'adoption, mais un pédiatre qui essaie d'avoir les yeux ouverts, doublé d'une vieille rombière...
Et les deux à la fois me montrent que malgré toute la pub sur les "supers familles recomposées" qui doivent exister parce qu'on en voit pleins les magazines scientifiques (Voici and C°) et les pubs... je reste persuadé que dans la grande majorité des cas, le divorce reste un drame pour les enfants.
Il y a toujours les cas, où il vaut mieux éloigner un parent maltraitant, il est souvent mieux d'avoir des parents séparés que des parents qui se déchirent en restant ensemble... mais dans le divorce (et le drame) j'inclue la période de la séparation avec les disputes.
Pour l'adoption, je tire quelques conclusions particulières, par rapport au divorce en général, elles sont le fruit mon expérience (je vous parle du cas général que je constate, tout en sachant qu'il y a plein de cas particuliers).
Le divorce est plus rare chez les parents adoptifs... un couple a eu tout le "loisir" d'exploser pendant les phases pleines de joie et de détente de la stérilité, de la PMA et des démarches pour adopter...
Par contre j'ai l'impression qu'il est encore plus violent dans les familles adoptives.
Le divorce est encore plus dur pour les enfants adoptés, encore un abandon, encore un chamboulement, encore un choc affectif et parfois aussi encore une culpabilité.
Mes petits conseils (qui marchent aussi hors adoption) :
Beaucoup d'enfants divorcés me font part du désir que Papa et Maman se "remettent ensembles".... il faut leur expliquer avec beaucoup de tendresse que si on n'est pas aux pays des Bisounours, si Papa et Maman ne s'aiment plus, ils n'en aiment pas moins leur(s) bout de choux.
L'enfant doit entendre de SES DEUX PARENTS :
1- que ce n'est pas à cause de lui qu'on se sépare
2- que l'autre (papa pour maman et maman pour papa) moi (maman ou papa) je ne l'aime plus, mais il t'aime toujours et il reste pour toujours TON papa ou TA maman, et tu as le droit de l'aimer encore.
Le mot de la vieille rombière : en devenant parents, on s'engage, en devenant parents adoptifs encore plus. Soyez adultes, en cas de séparation, pensez à vos enfants.
Se déchirer sur le dos des enfants en se servant comme des otages est parfois criminel.
C'est l'histoire d'un petit garçon dont les parents divorcent.
Le juge dit au garçon :"tu iras vivre avec ta mère !"
"Non, elle me bat" répond le garçon.
"Alors tu vivras avec ton père !"
Et le garçon dit "non il me bat aussi".....
"Bon alors avec qui veux-tu vivre ?"
"Avec l'équipe de France, elle ne bat personne !!
C'était nul, mais ça permet de sourire un peu sur un sujet grave.
Je ne suis pas un spécialiste de l'adoption, mais un pédiatre qui essaie d'avoir les yeux ouverts, doublé d'une vieille rombière...
Et les deux à la fois me montrent que malgré toute la pub sur les "supers familles recomposées" qui doivent exister parce qu'on en voit pleins les magazines scientifiques (Voici and C°) et les pubs... je reste persuadé que dans la grande majorité des cas, le divorce reste un drame pour les enfants.
Il y a toujours les cas, où il vaut mieux éloigner un parent maltraitant, il est souvent mieux d'avoir des parents séparés que des parents qui se déchirent en restant ensemble... mais dans le divorce (et le drame) j'inclue la période de la séparation avec les disputes.
Pour l'adoption, je tire quelques conclusions particulières, par rapport au divorce en général, elles sont le fruit mon expérience (je vous parle du cas général que je constate, tout en sachant qu'il y a plein de cas particuliers).
Le divorce est plus rare chez les parents adoptifs... un couple a eu tout le "loisir" d'exploser pendant les phases pleines de joie et de détente de la stérilité, de la PMA et des démarches pour adopter...
Par contre j'ai l'impression qu'il est encore plus violent dans les familles adoptives.
Le divorce est encore plus dur pour les enfants adoptés, encore un abandon, encore un chamboulement, encore un choc affectif et parfois aussi encore une culpabilité.
Mes petits conseils (qui marchent aussi hors adoption) :
Beaucoup d'enfants divorcés me font part du désir que Papa et Maman se "remettent ensembles".... il faut leur expliquer avec beaucoup de tendresse que si on n'est pas aux pays des Bisounours, si Papa et Maman ne s'aiment plus, ils n'en aiment pas moins leur(s) bout de choux.
L'enfant doit entendre de SES DEUX PARENTS :
1- que ce n'est pas à cause de lui qu'on se sépare
2- que l'autre (papa pour maman et maman pour papa) moi (maman ou papa) je ne l'aime plus, mais il t'aime toujours et il reste pour toujours TON papa ou TA maman, et tu as le droit de l'aimer encore.
Le mot de la vieille rombière : en devenant parents, on s'engage, en devenant parents adoptifs encore plus. Soyez adultes, en cas de séparation, pensez à vos enfants.
Se déchirer sur le dos des enfants en se servant comme des otages est parfois criminel.
dimanche 27 juin 2010
Je n'ai pas lu Marianne..
.. et je ne le lirai pas !
Cela ne m'intéresse pas de me faire mal, et de voir encore certains chercher à se justifier, car j'ai bien peur que c'est de cela qu'il s'agit.
Plusieurs d'entre vous m'ont parlé de cet article, certains me demandent qui est Pierre Lévy-Soussan, interrogé dans cet article et qui semble avoir (une fois encore depuis 5 mois c'est sa spécialité) un discours très néfaste contre l'adoption, d'autres me demandent s'il est vrai que les échecs de l'adoption sont un tabou.
Commençons par répondre à cette deuxième question, si les échecs de l'adoption était un tabou un sujet dont on ne parle jamais, qu'est ce que les journaleux à deux balles seraient malheureux... au moins un article sur deux sur l'adoption, nous ressert les tabous, avec l'interview de familles en grande détresse (réelle) que l'on fait parler et qui sont soulagés par cette expression de leurs (tout aussi réelles) souffrances, le gros souci étant la généralisation qui en résulte. Le tabou des échecs de l'adoption est aussi important que le tabou du mondial de foot, même si comme moi les exploits de ces manchots comédiens vous laissent indifférents, vous avez entendu au moins 20 fois depuis ce matin que l'Allemagne et l'Argentine se sont qualifiés et que les arbitres étaient des vilains pas beaux aveugles !
Il est tout à fait normal de parler des échecs de l'adoption, ils existent bel et bien, mais en parler pour salir toute l'adoption, pour "balancer" des lieux communs ne sert à rien, si on ne fait que condamner plutôt que d'accompagner plutôt que de tenter d'améliorer.
Qui est PLS ? La question m'étonne... il s'est rendu (tristement) célèbre depuis plusieurs mois. Avec Sophie Marinopoulos, et sans oublier les très malins responsables du CUMP de la Guadeloupe (ces derniers état les spécialistes du "je sais rien mais je dirai tout !"), ils sont ceux qui ont fait arrêter les rapatriements des enfants du séisme !
Avant cela c'était deux personnes que j'appréciais, qui avaient un discours de connaisseurs sur l'adoption, là j'avoue ne pas comprendre, et je n'ai pas eu la réponse à leur action : en service commandé ? en mal de notoriété ?
Ils ont été très critiqués par beaucoup d'autres spécialistes de l'adoption et plus encore par leurs propres confrères psy...
Ce qui me chagrine c'est que PLS semble prendre la place laissé vacante de Pierre Verdier, ce monsieur n'intervient plus trop actuellement, mais pendant longtemps, il a été le "spécialiste de l'adoption contre le phénomène", certains médias se l'arrachaient, car sous un air gentillet, il déclarait quelques "vérités vraies" sur l'adoption, avant de l'assassiner l'air de rien, il a eu quelques dérapages qui ont permis de le situer à sa juste valeur : du style la comparaison de l'adoption à la déportation d'enfants juifs en 39-40.
Avec PLS, nous avons combattu à plusieurs reprises ce monsieur, lui reprochant sa généralisation systématique à partir de quelques cas catastrophiques, son manque de compassion, cela me fait beaucoup de peine que PLS semble occuper ce créneau. L'accompagnement est toujours une voie plus difficile que la condamnation...
Tout ceci me fait revenir encore une fois sur Haiti et le séisme.
Je m'envoie des fleurs (cela me fait surotu plaisir à moi, j'aime avoir ma conscience pour moi) mais je viens de relire mon article sur Agoravox écrit dans la semaine du séisme et je ne change pas une ligne. Pour Haiti, je préfère vous dire que plutôt que Mariane j'ai lu : Mon Quotidien, le petit journal de quelques pages que lit tous les jours une de mes filles. Ce petit journal pour des pré ados n'oublie pas Haiti et a fait il y a quelques jours un article et sa Une, sur l'angoisse avec l'arrivée des pluies. Merci à ce petit journal, les enfants seront peut être moins "cons" que les adultes !
La connerie sur Haïti et le séisme on en a eu des wagons, vous n'avez qu'à relire les commentaires sur Agoravox !
Mais il y a eu pire que la connerie et si j'ai insisté que l'on ne profite pas de la détresse des familles et des enfants pour revendiquer le rôle des consultations d'adoption (qui se sont magnifiquement mobilisés lors de cette épreuve), il y a eu quelques prises de position qui m'ont donné la nausée, je dis oui, je dis non, pas en pensant aux enfants, mais pour trouver la meilleure solution pour ma petite carrière, et pus grave encore des silences assourdissants quand on attendait des prises de position fortes.
J'ai été à deux doigts de démissionner du CSA, je ne l'ai pas fait car j'ai compris que je peux y rester utile mais aussi parce que sa présidente est quelqu'un de bien, et pour moi ce n'est pas un compliment en l'air.
Cela ne m'intéresse pas de me faire mal, et de voir encore certains chercher à se justifier, car j'ai bien peur que c'est de cela qu'il s'agit.
Plusieurs d'entre vous m'ont parlé de cet article, certains me demandent qui est Pierre Lévy-Soussan, interrogé dans cet article et qui semble avoir (une fois encore depuis 5 mois c'est sa spécialité) un discours très néfaste contre l'adoption, d'autres me demandent s'il est vrai que les échecs de l'adoption sont un tabou.
Commençons par répondre à cette deuxième question, si les échecs de l'adoption était un tabou un sujet dont on ne parle jamais, qu'est ce que les journaleux à deux balles seraient malheureux... au moins un article sur deux sur l'adoption, nous ressert les tabous, avec l'interview de familles en grande détresse (réelle) que l'on fait parler et qui sont soulagés par cette expression de leurs (tout aussi réelles) souffrances, le gros souci étant la généralisation qui en résulte. Le tabou des échecs de l'adoption est aussi important que le tabou du mondial de foot, même si comme moi les exploits de ces manchots comédiens vous laissent indifférents, vous avez entendu au moins 20 fois depuis ce matin que l'Allemagne et l'Argentine se sont qualifiés et que les arbitres étaient des vilains pas beaux aveugles !
Il est tout à fait normal de parler des échecs de l'adoption, ils existent bel et bien, mais en parler pour salir toute l'adoption, pour "balancer" des lieux communs ne sert à rien, si on ne fait que condamner plutôt que d'accompagner plutôt que de tenter d'améliorer.
Qui est PLS ? La question m'étonne... il s'est rendu (tristement) célèbre depuis plusieurs mois. Avec Sophie Marinopoulos, et sans oublier les très malins responsables du CUMP de la Guadeloupe (ces derniers état les spécialistes du "je sais rien mais je dirai tout !"), ils sont ceux qui ont fait arrêter les rapatriements des enfants du séisme !
Avant cela c'était deux personnes que j'appréciais, qui avaient un discours de connaisseurs sur l'adoption, là j'avoue ne pas comprendre, et je n'ai pas eu la réponse à leur action : en service commandé ? en mal de notoriété ?
Ils ont été très critiqués par beaucoup d'autres spécialistes de l'adoption et plus encore par leurs propres confrères psy...
Ce qui me chagrine c'est que PLS semble prendre la place laissé vacante de Pierre Verdier, ce monsieur n'intervient plus trop actuellement, mais pendant longtemps, il a été le "spécialiste de l'adoption contre le phénomène", certains médias se l'arrachaient, car sous un air gentillet, il déclarait quelques "vérités vraies" sur l'adoption, avant de l'assassiner l'air de rien, il a eu quelques dérapages qui ont permis de le situer à sa juste valeur : du style la comparaison de l'adoption à la déportation d'enfants juifs en 39-40.
Avec PLS, nous avons combattu à plusieurs reprises ce monsieur, lui reprochant sa généralisation systématique à partir de quelques cas catastrophiques, son manque de compassion, cela me fait beaucoup de peine que PLS semble occuper ce créneau. L'accompagnement est toujours une voie plus difficile que la condamnation...
Tout ceci me fait revenir encore une fois sur Haiti et le séisme.
Je m'envoie des fleurs (cela me fait surotu plaisir à moi, j'aime avoir ma conscience pour moi) mais je viens de relire mon article sur Agoravox écrit dans la semaine du séisme et je ne change pas une ligne. Pour Haiti, je préfère vous dire que plutôt que Mariane j'ai lu : Mon Quotidien, le petit journal de quelques pages que lit tous les jours une de mes filles. Ce petit journal pour des pré ados n'oublie pas Haiti et a fait il y a quelques jours un article et sa Une, sur l'angoisse avec l'arrivée des pluies. Merci à ce petit journal, les enfants seront peut être moins "cons" que les adultes !
La connerie sur Haïti et le séisme on en a eu des wagons, vous n'avez qu'à relire les commentaires sur Agoravox !
Mais il y a eu pire que la connerie et si j'ai insisté que l'on ne profite pas de la détresse des familles et des enfants pour revendiquer le rôle des consultations d'adoption (qui se sont magnifiquement mobilisés lors de cette épreuve), il y a eu quelques prises de position qui m'ont donné la nausée, je dis oui, je dis non, pas en pensant aux enfants, mais pour trouver la meilleure solution pour ma petite carrière, et pus grave encore des silences assourdissants quand on attendait des prises de position fortes.
J'ai été à deux doigts de démissionner du CSA, je ne l'ai pas fait car j'ai compris que je peux y rester utile mais aussi parce que sa présidente est quelqu'un de bien, et pour moi ce n'est pas un compliment en l'air.
lundi 21 juin 2010
Le cas général et le cas particulier....
Quand on est un spécialiste de quelque chose, plus encore lorsque l'on est médecin, et que la santé de nos petits (ou grands) patients est en jeu, nous devons tenter de donner le meilleur de nous même. Un des meilleurs moyens reconnus de donner le meilleur est de nous fier à l'expérience. Notre propre expérience, si elle est grande dans un domaine, celles des autres, si la notre est insuffisante... ce qui arrive souvent. C'est pourquoi la médecine du XXI° siècle est basée sur les études. C'est à dire que par exemple un nouveau médicament ne pourrait, ne devrait être utilisé que si on est sûr de son efficacité (en le comparant à un placebo) et que ses avantages sont largement supérieurs à ses inconvénients. C'est pourquoi, on ne doit dire que tel ou tel comportement est un véritable facteur de risque, que parce que des études montrent de "manière statistiquement significative" qu'il est plus à risque qu'un autre comportement.
Cependant, il faut toujours garder à l'esprit avec beaucoup de modestie que face à nous, nous n'avons pas une généralité, un "cas clinique lambda" mais un être humain, dans toutes ses particularités.
Je vais vous en raconter un exemple concret, souvenir douloureux, car il est à l'origine d'une brouille certaine avec une association de parents adoptifs qui était rentré dans ce jeu de manière beaucoup trop excessive. C'était il y a quelques années, et suite à des publications norzaméricaines, qui si elles souvent très rigoureuses et sérieuses, sont parfois trop tranchées, il est apparu qu'un petit périmètre crânien était un facteur de risque pour le développement neurologique de l'enfant adopté. C'est vrai, totalement vrai, cela peut être le témoin de graves carences, de certaines malformations, souvent causes de soucis ultérieurs. Mais, ou je ne suis pas du tout d'accord, c'est quand on conseillait aux futurs parents, qui ne sont pas des professionnels, qui sont particulièrement fragiles lors de cette rencontre avec leur enfant de partir avec des mètres rubans et une courbe de Périmètre Crânien à l'autre bout du monde. En plus du caractère choquant que cela pouvait avoir pour les personnel dans les orphelinats : ça fait un peu foire aux bestiaux que de prendre des mesures un peu le style "je lui regarde les dents, et je lui palpe la croupe !", c'était faire croire aux parents qu'un critère qui semblait objectif était la panacée !
Certains parents ne s'apercevaient pas que l'enfant en face d'eux était parfait avec une petite tête ou lourdement handicapé avec une grosse tête. Ce n'est pas de leur compétence, c'est dangereux de leur faire croire qu'un marqueur aussi anodin pouvait tout faire à lui seul.
Je pense à une petite fille malgache qui lors de son arrivée en France avait un retard de périmètre crânien monstrueux, 12 ans après elle a toujours un retard de "tour de tête ridicule", mais elle suit une scolarité tout à fait normale et elle a même un très bon niveau scolaire ! Et ce qui ne gâche rien, elle s'entend merveilleusement avec ses parents qui ne lui ont jamais mesurer le tour de tête.
Je pense surtout à toutes les familles que j'ai vu en pleurs dans ma consultation, car je leur annonçait (avec beaucoup de précautions) un diagnostic difficile comme un SAF, et que leur réponse était : "mais pourtant son périmètre crânien est excellent"... comme si un seul critère suffisait à prédire l'avenir d'un enfant.
A propos de ces facteurs de risque, on peut parler aussi des enfants du séisme, tout le monde est persuadé que ces enfants ont des risques particuliers, mais dire que tous vont mal, et le dire dans des médias grand public, de manière systématique, comme certains l'ont proclamés pour leur petites revendications, cela m'a mis dans une rage folle.
Toujours dans les facteurs de risque, je sais et l'expérience nous le montre que l'adoption en solo et l'adoption individuelle sont des facteurs de risque, mais je connais des "wagons" d'adoption en solo par démarche individuelle qui sont de pleines réussites. Aussi il est trop facile à mon avis d'interdire purement et simplement cela plutôt que de proposer des accompagnements pour que les choses se préparent et se passent mieux, accompagnement d'ailleurs tout aussi utile pour les familles non à risque qui ne sont pas épargnées par les problèmes !
Enfin parlons un peu du sommeil, et plus particulièrement du cosleeping : faire dormir son enfant dans le même lit que soi. J'avoue avoir été quelque peu surpris des réactions après le billet sur le sujet du sommeil que l'on me demandait depuis longtemps. Je précise bien que ce billet était quelques généralités, quelques conseils de base et de logique, et que pour les cas particuliers rien ne remplace une bonne consultation. j'ai donc été surpris de voir tant de promotion et de militantisme pour le cosleeping.
A titre général mon avis reste le même. Une chose sur laquelle je suis formel, c'est que c'est quelque chose de dangereux pour les nourrissons, une des causes principales de la Mort Inopinée du Nourrisson, et pour avoir reçu des familles victimes de cela, je serai intransigeant à qui prétendra le contraire. Sinon, je sais et je l'ai dit dès mon billet que si cela se pratiquait dans beaucoup d'autres sociétés, cela ne se pratique plus en France depuis un moment. C'est le cas général de dire de ne pas faire quelque chose qui n'est pas dans notre culture, afin de ne pas trop différencier nos enfants, mais dans le cas particulier, il peut y avoir sans doute de bonnes raisons. Je ne me prononcerai pas sur des cas particuliers en public, et je ne tiens pas à que chacun exprime sa propre petite histoire au su et au vu de tous, sur ce blog, question de pudeur, de vie privée. Si des familles, lors d'une consultation me demandent mon avis sur le cosleeping qu'ils pratiquent avec leur enfant, de manière régulière (pas dans les quelques jours qui suivent l'arrivée de l'enfant "du séisme" ou la fois où on l'a pris dans le lit car il était malade), je leur poserai quelques questions.
Je ne les interrogerai pas trop à la recherche de "vices". Je suis persuadé que la plupart (la totalité) des familles qui pratiquent le cosleeping n'ont pas d'idées pédophiles en faisant cette pratique, ne me faites pas dire, ce que je ne pense pas.
Pour un couple, les questions que je poserai sera pour être sûr que leur vie de couple continue bien, tout ne se passe pas qu'au lit dans un couple, mais si les enfants sont souvent le plus beau fruit d'un couple, le couple, en tant que tel doit continuer à exister.
Pour tout le monde (et c'est là la grande question) : "Le cosleeping, le faites vous pour vous ou pour votre enfant ?" et son annexe : "A quel moment, lors de quel évènement songez vous arrêter ?".
Cela ouvre des voies à la discussion, il y a sans doute des réponses tout à fait satisfaisantes... posez les vous à la maison, parlez à qui vous voulez, en qui vous avez confiance... mais cela ne regarde que vous, ne cherchez pas à vous justifiez sur ce blog.
Cependant, il faut toujours garder à l'esprit avec beaucoup de modestie que face à nous, nous n'avons pas une généralité, un "cas clinique lambda" mais un être humain, dans toutes ses particularités.
Je vais vous en raconter un exemple concret, souvenir douloureux, car il est à l'origine d'une brouille certaine avec une association de parents adoptifs qui était rentré dans ce jeu de manière beaucoup trop excessive. C'était il y a quelques années, et suite à des publications norzaméricaines, qui si elles souvent très rigoureuses et sérieuses, sont parfois trop tranchées, il est apparu qu'un petit périmètre crânien était un facteur de risque pour le développement neurologique de l'enfant adopté. C'est vrai, totalement vrai, cela peut être le témoin de graves carences, de certaines malformations, souvent causes de soucis ultérieurs. Mais, ou je ne suis pas du tout d'accord, c'est quand on conseillait aux futurs parents, qui ne sont pas des professionnels, qui sont particulièrement fragiles lors de cette rencontre avec leur enfant de partir avec des mètres rubans et une courbe de Périmètre Crânien à l'autre bout du monde. En plus du caractère choquant que cela pouvait avoir pour les personnel dans les orphelinats : ça fait un peu foire aux bestiaux que de prendre des mesures un peu le style "je lui regarde les dents, et je lui palpe la croupe !", c'était faire croire aux parents qu'un critère qui semblait objectif était la panacée !
Certains parents ne s'apercevaient pas que l'enfant en face d'eux était parfait avec une petite tête ou lourdement handicapé avec une grosse tête. Ce n'est pas de leur compétence, c'est dangereux de leur faire croire qu'un marqueur aussi anodin pouvait tout faire à lui seul.
Je pense à une petite fille malgache qui lors de son arrivée en France avait un retard de périmètre crânien monstrueux, 12 ans après elle a toujours un retard de "tour de tête ridicule", mais elle suit une scolarité tout à fait normale et elle a même un très bon niveau scolaire ! Et ce qui ne gâche rien, elle s'entend merveilleusement avec ses parents qui ne lui ont jamais mesurer le tour de tête.
Je pense surtout à toutes les familles que j'ai vu en pleurs dans ma consultation, car je leur annonçait (avec beaucoup de précautions) un diagnostic difficile comme un SAF, et que leur réponse était : "mais pourtant son périmètre crânien est excellent"... comme si un seul critère suffisait à prédire l'avenir d'un enfant.
A propos de ces facteurs de risque, on peut parler aussi des enfants du séisme, tout le monde est persuadé que ces enfants ont des risques particuliers, mais dire que tous vont mal, et le dire dans des médias grand public, de manière systématique, comme certains l'ont proclamés pour leur petites revendications, cela m'a mis dans une rage folle.
Toujours dans les facteurs de risque, je sais et l'expérience nous le montre que l'adoption en solo et l'adoption individuelle sont des facteurs de risque, mais je connais des "wagons" d'adoption en solo par démarche individuelle qui sont de pleines réussites. Aussi il est trop facile à mon avis d'interdire purement et simplement cela plutôt que de proposer des accompagnements pour que les choses se préparent et se passent mieux, accompagnement d'ailleurs tout aussi utile pour les familles non à risque qui ne sont pas épargnées par les problèmes !
Enfin parlons un peu du sommeil, et plus particulièrement du cosleeping : faire dormir son enfant dans le même lit que soi. J'avoue avoir été quelque peu surpris des réactions après le billet sur le sujet du sommeil que l'on me demandait depuis longtemps. Je précise bien que ce billet était quelques généralités, quelques conseils de base et de logique, et que pour les cas particuliers rien ne remplace une bonne consultation. j'ai donc été surpris de voir tant de promotion et de militantisme pour le cosleeping.
A titre général mon avis reste le même. Une chose sur laquelle je suis formel, c'est que c'est quelque chose de dangereux pour les nourrissons, une des causes principales de la Mort Inopinée du Nourrisson, et pour avoir reçu des familles victimes de cela, je serai intransigeant à qui prétendra le contraire. Sinon, je sais et je l'ai dit dès mon billet que si cela se pratiquait dans beaucoup d'autres sociétés, cela ne se pratique plus en France depuis un moment. C'est le cas général de dire de ne pas faire quelque chose qui n'est pas dans notre culture, afin de ne pas trop différencier nos enfants, mais dans le cas particulier, il peut y avoir sans doute de bonnes raisons. Je ne me prononcerai pas sur des cas particuliers en public, et je ne tiens pas à que chacun exprime sa propre petite histoire au su et au vu de tous, sur ce blog, question de pudeur, de vie privée. Si des familles, lors d'une consultation me demandent mon avis sur le cosleeping qu'ils pratiquent avec leur enfant, de manière régulière (pas dans les quelques jours qui suivent l'arrivée de l'enfant "du séisme" ou la fois où on l'a pris dans le lit car il était malade), je leur poserai quelques questions.
Je ne les interrogerai pas trop à la recherche de "vices". Je suis persuadé que la plupart (la totalité) des familles qui pratiquent le cosleeping n'ont pas d'idées pédophiles en faisant cette pratique, ne me faites pas dire, ce que je ne pense pas.
Pour un couple, les questions que je poserai sera pour être sûr que leur vie de couple continue bien, tout ne se passe pas qu'au lit dans un couple, mais si les enfants sont souvent le plus beau fruit d'un couple, le couple, en tant que tel doit continuer à exister.
Pour tout le monde (et c'est là la grande question) : "Le cosleeping, le faites vous pour vous ou pour votre enfant ?" et son annexe : "A quel moment, lors de quel évènement songez vous arrêter ?".
Cela ouvre des voies à la discussion, il y a sans doute des réponses tout à fait satisfaisantes... posez les vous à la maison, parlez à qui vous voulez, en qui vous avez confiance... mais cela ne regarde que vous, ne cherchez pas à vous justifiez sur ce blog.
dimanche 20 juin 2010
Viaggio, casa e bambini....
Deux semaines sans messages sur le blog, hors périodes de vacances, non e possibile.
Tout va bien, je vais vous donner des nouvelles dans ce message HK. Je n'ai pas eu à subir la honte du ridicule lors du congrès de Florence, cela aurait été catastrophique avec le mauvais anglais à l'accent lamentable que je parle, cela a été tout à fait correct, grâce à l'aide de Silvia, et la prononciation italienne est innée chez moi (des vieux gènes ou mon enfance marseillaise font que je prononce les intonations là où il le faut !).
Mon pari a fonctionné au delà de mes espérances, mardi il y a 10 jours. Des 5 délégations étrangères, c'est le représentant de la France et de son Conseil Supérieur de l'Adoption qui s'est exprimé en dernier. Les 4 premières délégations (Bolivie, Espagne, Colombie et Russie) s'étaient toutes exprimées dans leur langue d'origine ! On sortait de 4 allocutions intéressantes, mais parfois un peu dure à suivre, et tout le monde en avait ras les oreillettes, la Colombie a respecté sa durée de parole (15 minutes) mais a une vitesse telle que les traducteurs ont criés grâce. La Russie a dépassé sont temps de parole le multipliant par trois.... et c'est là que j'annonce que ne parlant pas italien "Ma adoro il vostro paese e in ricordo dei miei antenati che lasciarono la repubblica di Genova nel quattrocento vorrei esprimermi nella lingua di Dante. Spero di essere comprensibile"
Applaudissements nourris et grande joie des 300 pro de l'adoption italiens présents. Ouf, le petit trac se lève...
Un quart d'heure plus tard, après avoir présenté l'adoption alla francese, et dit un grand mot sur le consulenze d’adozione et un autre sur la sindrome del aeroporto di Bogota, je concluais par "Vi ringrazio dell’attenzione e mi scuso encora di avere maltratto la vostra bella lingue."
Au vu des applaudissements et du petit mot de la président du congrès souhaitant que la nostra bella lingue soit souvent maltratto de la sorte, puis quand le ministre de la famille italien a pris la parole pour annoncer que lui aussi il allait essayer de faire son discours en italien comme l'avait bien fait nostro amico francese, j'avais gagné, pour l'honneur du pays j'étais meilleur que nos footeux ! Je sais y a pas de mal !
Quelques petits regrets, ne pas avoir assez parlé des consultations d'adoption qui sont vraiment un grand plus et il serait temps qu'on nous reconnaisse enfin et nous donnent les moyens de nous développer !
Regret aussi d'être partit trop vite, d'avoir raté la fin des sessions et de n'avoir pas pu visiter cet "Institut des Innocents" magnifique monument qui nus accueillait : sans doute le plus vieil orphelinat du Monde (600 ans).
Il fallait continuer de prendre mon bâton de pèlerin, la semaine était chargée, après Florence et une journée de mercredi plein de consultations, j'étais à Brest pour deux conférences, une pour les familles, une pour les pros... L'occasion de faire des rencontres, des gens que je connais déjà Armelle la sympathique présidente des Bolomigs, ancienne de mon AU, et Marie-Reine, amie, collègue, ancienne élève elle aussi de mon AU et responsable de la grande et belle consultation d'adoption de Brest. L'occasion de faire aussi brièvement connaissance avec Romi, lectrice aux nombreux et agréables commentaires sur ce blog.
Et puis la connaissance de Gladys directrice de la Crèche haitienne de la Maison des Anges. Une dame que j'ai apprécié pour son franc parler, son expérience, son boulot incessant pour les enfants, et qui a pu nous dire en direct quelques réalités haitiennes.
Même pas le temps de repasser par Dijon, la journée de samedi à Lyon pour un cours au Diplôme Universitaire de Psychopathologie de l'Enfance et de l'Adolescence, que dirige mes vieux amis pédopsychiatres (nous avons usé les mêmes bancs de la faculté) : Hugues Desombre et Pierre Fourneret, plus de 3h de cours, d'échanges pas toujours consensuels mais toujours passionnants.
Cette semaine qui se termine, ça devait être un congrès (pour écouter et apprendre) à San Diego, ça devait car cela ne s'est pas fait, ayant bloqué ces dates depuis longtemps, j'ai utilisé l'année de RTT et récup de gardes que j'ai en stock et j'ai profité un peu (beaucoup) de ma petite famille,e t pendant qu'ils étaient au travail ou à l'école, je poursuivais ce que j'avais fait dans le train : l'écriture d'articles et de mon futur bouquin... tout entier à cela je vous ai un peu oublié.
Six articles sont presque finis, dès qu'ils sont publiés vous y aurez droit dans le blog.
De quoi parlent-il ?
Adoption et Société
Puberté précoce de l'enfant adopté
Le syndrome de l'aéroport de Bogota
L'adoption peut elle résister à l'adolescence
Les particularités des enfants malgaches adoptés en France
La visite médicale avant l'adoption...
Si je vous ai oublié, je ne me suis pas ennuyé
Tout va bien, je vais vous donner des nouvelles dans ce message HK. Je n'ai pas eu à subir la honte du ridicule lors du congrès de Florence, cela aurait été catastrophique avec le mauvais anglais à l'accent lamentable que je parle, cela a été tout à fait correct, grâce à l'aide de Silvia, et la prononciation italienne est innée chez moi (des vieux gènes ou mon enfance marseillaise font que je prononce les intonations là où il le faut !).
Mon pari a fonctionné au delà de mes espérances, mardi il y a 10 jours. Des 5 délégations étrangères, c'est le représentant de la France et de son Conseil Supérieur de l'Adoption qui s'est exprimé en dernier. Les 4 premières délégations (Bolivie, Espagne, Colombie et Russie) s'étaient toutes exprimées dans leur langue d'origine ! On sortait de 4 allocutions intéressantes, mais parfois un peu dure à suivre, et tout le monde en avait ras les oreillettes, la Colombie a respecté sa durée de parole (15 minutes) mais a une vitesse telle que les traducteurs ont criés grâce. La Russie a dépassé sont temps de parole le multipliant par trois.... et c'est là que j'annonce que ne parlant pas italien "Ma adoro il vostro paese e in ricordo dei miei antenati che lasciarono la repubblica di Genova nel quattrocento vorrei esprimermi nella lingua di Dante. Spero di essere comprensibile"
Applaudissements nourris et grande joie des 300 pro de l'adoption italiens présents. Ouf, le petit trac se lève...
Un quart d'heure plus tard, après avoir présenté l'adoption alla francese, et dit un grand mot sur le consulenze d’adozione et un autre sur la sindrome del aeroporto di Bogota, je concluais par "Vi ringrazio dell’attenzione e mi scuso encora di avere maltratto la vostra bella lingue."
Au vu des applaudissements et du petit mot de la président du congrès souhaitant que la nostra bella lingue soit souvent maltratto de la sorte, puis quand le ministre de la famille italien a pris la parole pour annoncer que lui aussi il allait essayer de faire son discours en italien comme l'avait bien fait nostro amico francese, j'avais gagné, pour l'honneur du pays j'étais meilleur que nos footeux ! Je sais y a pas de mal !
Quelques petits regrets, ne pas avoir assez parlé des consultations d'adoption qui sont vraiment un grand plus et il serait temps qu'on nous reconnaisse enfin et nous donnent les moyens de nous développer !
Regret aussi d'être partit trop vite, d'avoir raté la fin des sessions et de n'avoir pas pu visiter cet "Institut des Innocents" magnifique monument qui nus accueillait : sans doute le plus vieil orphelinat du Monde (600 ans).
Il fallait continuer de prendre mon bâton de pèlerin, la semaine était chargée, après Florence et une journée de mercredi plein de consultations, j'étais à Brest pour deux conférences, une pour les familles, une pour les pros... L'occasion de faire des rencontres, des gens que je connais déjà Armelle la sympathique présidente des Bolomigs, ancienne de mon AU, et Marie-Reine, amie, collègue, ancienne élève elle aussi de mon AU et responsable de la grande et belle consultation d'adoption de Brest. L'occasion de faire aussi brièvement connaissance avec Romi, lectrice aux nombreux et agréables commentaires sur ce blog.
Et puis la connaissance de Gladys directrice de la Crèche haitienne de la Maison des Anges. Une dame que j'ai apprécié pour son franc parler, son expérience, son boulot incessant pour les enfants, et qui a pu nous dire en direct quelques réalités haitiennes.
Même pas le temps de repasser par Dijon, la journée de samedi à Lyon pour un cours au Diplôme Universitaire de Psychopathologie de l'Enfance et de l'Adolescence, que dirige mes vieux amis pédopsychiatres (nous avons usé les mêmes bancs de la faculté) : Hugues Desombre et Pierre Fourneret, plus de 3h de cours, d'échanges pas toujours consensuels mais toujours passionnants.
Cette semaine qui se termine, ça devait être un congrès (pour écouter et apprendre) à San Diego, ça devait car cela ne s'est pas fait, ayant bloqué ces dates depuis longtemps, j'ai utilisé l'année de RTT et récup de gardes que j'ai en stock et j'ai profité un peu (beaucoup) de ma petite famille,e t pendant qu'ils étaient au travail ou à l'école, je poursuivais ce que j'avais fait dans le train : l'écriture d'articles et de mon futur bouquin... tout entier à cela je vous ai un peu oublié.
Six articles sont presque finis, dès qu'ils sont publiés vous y aurez droit dans le blog.
De quoi parlent-il ?
Adoption et Société
Puberté précoce de l'enfant adopté
Le syndrome de l'aéroport de Bogota
L'adoption peut elle résister à l'adolescence
Les particularités des enfants malgaches adoptés en France
La visite médicale avant l'adoption...
Si je vous ai oublié, je ne me suis pas ennuyé
dimanche 6 juin 2010
Brest Les Bolomigs
Il n'y a pas que Florence dans la vie et ne serait ce que cette semaine, avant des cours à Lyon samedi, je pars à Brest dés jeudi, invité par les Bolomigs !
Ces deux rencontres ont lieu à la Maison des familles de l’UDAF-29
(près de Conforama Kergaradec de Brest) :
15, rue Gaston Planté 29850 Gouesnou
06 98 77 20 11
Soirée du 10 juin 2010
l’enfant adopté et sa santé
de 20h à 23h
Ouvert à tous, gratuit, inscription recommandées sur email lesbolomigs@voila.fr ou par téléphone au 06 98 77 20 11
Madame Galdys Maximilien directrice d’un orphelinat haïtien et Docteur Jean-Vital de Monléon pédiatre au CHU de Dijon spécialisé dans la consultation d’enfants adoptés débattront des problèmes des enfants adoptés.
A leur arrivée à l’orphelinat et au cours de leur séjour pendant le temps de la longue procédure d’adoption haïtienne puis à leur arrivée en France.
Quelles sont les pathologies liées au pays d’origine, celle liée à l’adoption ?
Journée du 11 juin 2010
l’enfant adopté et sa santé
de 9h à 12h et de 13h30 à 16h30
Pour toutes personnes professionnelles de l’enfance ou de la famille ou bénévoles dans une association d’aide aux adoptants ou adoptés.
OBJECTIFS
L’objectif de cette journée de formation, est d’offrir une information sur le sujet de l’enfant adopté et de sa santé. 70 000 enfants, ces vingt dernières années ont été adoptés en France, le plus souvent à l’étranger.
Ils arrivent rarement en bonne santé, quels sont les pathologies les plus souvent rencontrées et pourquoi ?
Comment les professionnels de l’enfance et de la famille peuvent aider les familles à accueillir cet enfant souvent venu de l’autre bout du monde ?
PROGRAMME
De 9h à 12h : Le docteur de Monléon, pédiatre au CHU de Dijon vous présentera un service « COCA » le rôle et sa fonction.
Il vous proposera de voir quels sont les conseils qu’il donne avant l’adoption : qu’est-ce qu’une visite pré-adoption et son intérêt seront abordé, Que recherche t-il lors de la première consultation, combien de temps pense t-il nécessaire de suivre les enfants adoptés dans son service ?
Quels sont les risques propres à l’adoption et ceux du pays d’origine.
Et le génétique dans tout ça docteur ?
De 13h30 à 16h30 : Madame Maximilien vous présentera la santé des enfants en Haïti, telle qu’elle le perçoit en tant que directrice d’orphelinat. Le système de santé en Haïti, procédure d’hospitalisation, coût de la santé. Pour qui ? Comment ?
Malnutrition, famine, paludisme, retard de croissance, à l’arrivée dans l’orphelinat que doit faire un directeur d’établissement haïtien ? Quel dépistage ?
ORGANISATION
La formation se déroule dans la maison des familles de l’UDAF-29 : 15 rue Gaston Planté Gouesnou
Dès 8h30 nous vous accueillerons avec le café ou le thé afin de faire plus amples connaissances. Le matin seul 20 stagiaires seront acceptés.
A midi, restauration libre de nombreuses possibilités sont offertes sur la Zone de Kergaradec-Brest-Gouesnou.
L’ap-midi nous nous retrouverons dans l’amphithéatre de la maison des familles de l’UDAF-29, même adresse.
En fin d’ap-midi, nous vous inviterons à vous exprimer sur les attendus de la journée : ont-ils été rempli selon vous, qu’auriez-vous envie de voir aborder lors d’une prochaine journée ?
INSCRIPTION
Sur l’adresse email des Bolomigs
lesbolomigs@voila.fr
ou par téléphone :
06 98 77 20 11
COÛT
Gratuit
Ces deux rencontres ont lieu à la Maison des familles de l’UDAF-29
(près de Conforama Kergaradec de Brest) :
15, rue Gaston Planté 29850 Gouesnou
06 98 77 20 11
Soirée du 10 juin 2010
l’enfant adopté et sa santé
de 20h à 23h
Ouvert à tous, gratuit, inscription recommandées sur email lesbolomigs@voila.fr ou par téléphone au 06 98 77 20 11
Madame Galdys Maximilien directrice d’un orphelinat haïtien et Docteur Jean-Vital de Monléon pédiatre au CHU de Dijon spécialisé dans la consultation d’enfants adoptés débattront des problèmes des enfants adoptés.
A leur arrivée à l’orphelinat et au cours de leur séjour pendant le temps de la longue procédure d’adoption haïtienne puis à leur arrivée en France.
Quelles sont les pathologies liées au pays d’origine, celle liée à l’adoption ?
Journée du 11 juin 2010
l’enfant adopté et sa santé
de 9h à 12h et de 13h30 à 16h30
Pour toutes personnes professionnelles de l’enfance ou de la famille ou bénévoles dans une association d’aide aux adoptants ou adoptés.
OBJECTIFS
L’objectif de cette journée de formation, est d’offrir une information sur le sujet de l’enfant adopté et de sa santé. 70 000 enfants, ces vingt dernières années ont été adoptés en France, le plus souvent à l’étranger.
Ils arrivent rarement en bonne santé, quels sont les pathologies les plus souvent rencontrées et pourquoi ?
Comment les professionnels de l’enfance et de la famille peuvent aider les familles à accueillir cet enfant souvent venu de l’autre bout du monde ?
PROGRAMME
De 9h à 12h : Le docteur de Monléon, pédiatre au CHU de Dijon vous présentera un service « COCA » le rôle et sa fonction.
Il vous proposera de voir quels sont les conseils qu’il donne avant l’adoption : qu’est-ce qu’une visite pré-adoption et son intérêt seront abordé, Que recherche t-il lors de la première consultation, combien de temps pense t-il nécessaire de suivre les enfants adoptés dans son service ?
Quels sont les risques propres à l’adoption et ceux du pays d’origine.
Et le génétique dans tout ça docteur ?
De 13h30 à 16h30 : Madame Maximilien vous présentera la santé des enfants en Haïti, telle qu’elle le perçoit en tant que directrice d’orphelinat. Le système de santé en Haïti, procédure d’hospitalisation, coût de la santé. Pour qui ? Comment ?
Malnutrition, famine, paludisme, retard de croissance, à l’arrivée dans l’orphelinat que doit faire un directeur d’établissement haïtien ? Quel dépistage ?
ORGANISATION
La formation se déroule dans la maison des familles de l’UDAF-29 : 15 rue Gaston Planté Gouesnou
Dès 8h30 nous vous accueillerons avec le café ou le thé afin de faire plus amples connaissances. Le matin seul 20 stagiaires seront acceptés.
A midi, restauration libre de nombreuses possibilités sont offertes sur la Zone de Kergaradec-Brest-Gouesnou.
L’ap-midi nous nous retrouverons dans l’amphithéatre de la maison des familles de l’UDAF-29, même adresse.
En fin d’ap-midi, nous vous inviterons à vous exprimer sur les attendus de la journée : ont-ils été rempli selon vous, qu’auriez-vous envie de voir aborder lors d’une prochaine journée ?
INSCRIPTION
Sur l’adresse email des Bolomigs
lesbolomigs@voila.fr
ou par téléphone :
06 98 77 20 11
COÛT
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