mercredi 24 novembre 2010

Plaidoyer pour les OAA

Dans les commentaires du billet où je faisais semblant de faire croire que j'étais contre l'adoption individuelle, une chose m'a attristé : la façon dont les OAA étaient traitées.

Avant que toute allusion personnelle me soit lancée... et pour élever le débat :
- Je n'ai aucune dette envers les OAA, et oui j'ai adopté en individuel
- Mes premières relations avec certaines d'entre elles étaient parfois difficiles, je crois qu'elles ne comprenaient pas bien à quoi servait la Consultation d'Adoption Outremer
- Je sais que certaines ont pu dire des horreurs et je ne me suis pas gêné pour leur dire, du style... "c'est le choc de l'adoption", bien culpabilisant pour expliquer l'autisme d'orphelinat d'un p'tit bout qu'ils ont fait adopter !
- Je sais que certaines ont pu dire de grosses bêtises sur la santé
- Je sais que certaines peuvent être considérées comme trop "dans leurs valeurs", ce que beaucoup d'entre vous traduiront par "sectaires" : trop humanitaire, trop catho, trop grenouille de bénitier, etc, etc.... et parfois je pense un peu cela....

Et bien malgré tout j'en ai marre, que les OAA soient actuellement les boucs émissaires de l'adoption !
En ce moment tout le monde leur tape dessus, c'est du dernier chic, et bien je ne serai pas à la mode.

Les OAA ne sont pas parfaites, mais qui l'est ?
Elles ont leurs défauts mais qui n'en a pas ?
Elles n'acceptent pas tout le monde, mais malgré le contexte "d'entonnoir" de l'adoption internationale, elles ont augmentées leur nombre d'adoptions ces dernières années !
Elles choisissent des critères qui leur sont propres, mais elles pourraient aussi ne rien faire. Tant de monde se fout de tout !
Elles refusent pour la plupart (mais pas toutes) , les célibataires, et les plus de 40 ans, c'est facile c'est simple, c'est sans doute dommage, mais ont-elles d'autres moyens ? Je préférerai moi aussi qu'elles aient le temps d'éplucher chaque dossier sans tenir compte de ces classifications faciles, mais en ont elles le temps ?

Et surtout, le gros reproche : elles manquent de professionnalisme, mais ont elles des moyens de professionnels ?
Ce sont des bénévoles, pour une immense majorité, qui prennent sur le boulot, sur leur vie de famille pour faire cela, que ceux qui en font autant leur jette la première pierre.

Un autre, des grands jeux actuels est de reprocher aux médecins des OAA de ne pas avoir assez d'expérience dans le domaine de la pathologie des enfants adoptés. Toujours agréable de taper sur les petits. On demande aux OAA, d'avoir un médecin, mais on n'a toujours pas donné la moindre reconnaissance aux consultations d'adoption, qui se sont formés tout seul par des efforts de volonté qui ressemblent à du dévouement. Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais !
Je ne vais pas jeter l'opprobre sur le brave papa ou la gentille maman, docteur généraliste ou gériatre qui vient d'adopter avec telle OAA, et à qui on demande de faire se rôle de docteur de l'OAA car on a PERSONNE d'autres. Cette année pour mon Diplôme Universitaire, des médecins d'OAA ont voulus s'inscrire, ils n'ont pu le faire car les OAA n'avaient pas le budget, pourtant ce diplôme est peu cher... Est-ce leur faute ? Savez quelle est leur subvention ?
De plus en plus, les OAA demandent des avis aux médecins spés dans l'adoption, ce qu'on essaie de faire avec plaisir (retard aussi...). Le premier devoir d'un médecin c'est quand il ne sait pas de le dire !

Moi les OAA, je leur tire mon chapeau, même si je vois leurs défauts, et même si ça énerve je redis comme un récent commentaire de Véro (ma confrère Doc Véro ?), qui est la motivation de beaucoup des OAA : L'adoption est avant tout fait pour donner une famille à un enfant et non le contraire.... même si cet argument irrite quand on est dans l'attente, dans la souffrance... on s'aperçoit vite après l'adoption, que l'adoption qui réussit c'est celle où l'enfant a adopté ses parents !

21 commentaires:

Moushette a dit…

Mais non mais non mister Jvm, on nous déteste pas tant que ça, nous les OAA !

Perso, je trouve que le regard des candidats sur nous a bien changé depuis 8 ans. Grâce à qui ? Grâce à qui ? Je vous le donne dans le mille, grâce à l'AFA !!! Depuis l'AFA, les candidats semblent bcp plus indulgeants avec nous...

Sans doute les postulants comprennent que nous faisons ce que nous faisons avec nos faibles moyens.

Certes, certains OAA peuvent être détestables, quant à leur façon de trier sur le volet les candidats bien loin des critères des pays d'origine, et de traiter sans humanité voire avec cruauté certains candidats. Je n'oublierai jamais ce que nous avons vécu lors de notre début de parcours de futurs parents, et je recueille de nombreux témoignages continuent à affluer dans ce sens. Et puis oui, certains OAA sont très skippy http://www.youtube.com/watch?v=k_3hIoUGbls&feature=related et je trouve inadmissible que l'on mélange religion et adoption....

C'est vrai que nous ne sommes pas parfaits. Déjà à cause du peu de moyens dont nous disposons (je rappelle une fois de plus que la subv EdE ne paye même pas les frais de timbres !!!!).

Mais notre grande force reste notre vaste et longue connaissance terrain et notre expérience des communiquer avec les pays d'origine, contrairement à la "jeune" AFA (dixit encore Mister Monchau récemment, oui l'AFA reste eternellement jeune, quelle veinarde !!) et les candidats à l'adoption individuel.

Maintenant, moi perso, les critiques des OAA, je m'en fous un peu. Non, pasque si les candidats critiquent les OAA, et bien moi j'ai des tonnes de critiques à faire sur les candidats !!!!! Ils en arrivent à m'ecoeurer de mon boulot et à me re-questionner sur mon engagement. Pour résumer exagérement mes pensées, je constate souvent que les français sont très "tu me files un ongle, alors je t'arrache le bras", et que l'ingratitude est souvent immense car ils estiment avoir "payé pour le service". Le truc qui m'écoeure le plus c'est leur manque de respect pour le pays d'origine de l'enfant et le personnel des orphelinats... Car oui, cela m'arrive souvent d'avoir honte de certaines de mes familles. Mon côté indien engueule ma moitié française dans ces cas là...

Et c'est surement à cause de ce genre de comportement, qu'il est encore plus facile aux bénévoles de dire qu'ils bossent pour trouver des familles aux enfants et non le contraire...

Mais pour en revenir au sujet original du billet, j'ai bcp de chance de bosser pour un OAA qui a bonne presse chez les candidats, et les louanges que je vois ci et là sur le net ou ailleurs me font chaud au coeur...

Chris'2'L a dit…

Je ne pense pas avoir dit l'inverse ou quoi que ce soit d'autre... elle m'attaque sur un sujet que je n'ai pas abordé, j'ai juste défendu ma part de cake... car nous avons du nous tourner vers l'AI car nous n'avions eu aucune OAA nous acceptant dans leurs divers et nombreux critères...

Et j'aurais "adoré" être entourée d'une OAA compétente mais hélàs pas....

le Doct' est joueur et avec des titres aussi "accrocheurs" se marre bien derrière ses moustaches... c'est pas joli joli !!

Brigitte & lilou a dit…

Moushette vous semblez faire un travail formidable, en tout cas au mieux de ce que vous pouvez et c'est énorme... d'ailleurs j'aimerais beaucoup si la vie me le permet un jour m'investir comme vous le faites dans une OAA pour Haïti...
pour ma part je n'ai rien à dire sur les OAA, vu que je n'ai que vaguement tenté ma chance vu ma situation et mon âge et j'ai pris mon bâton de pélerin et au final rencontré un orphelinat pour lequel comme je l'ai déjà dit nous nous sommes organisés au mieux pour nous entourer/protéger accompagner.. et j'ai assez aimée être actrice à 100% de l'adoption de ma fille, tout ça me correspondait bien.. mais ce n'est pas le cas de tout le monde et c'est essentiel que l'AFA et les OAA aient des subventions pour faire du bon boulot
brigitte

Brigitte & lilou a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Brigitte & lilou a dit…

et j'adore pour ma part les titres accrocheurs du doc.. je trouve ça assez joli joli de pouvoir garder cette liberté de ton...
Brigitte

Véronique a dit…

Cher Doc JVM : non cette Véro célibataire qui a adopté via un OAA n'est pas moi, mais j'aurais sans doute pu écrire (avec mes mots à moi) son message. J'ai eu la chance d'être acceptée bien que célibataire et frisant la quarantaine par un OAA dont le dévouement et le sérieux m'épatent encore : ils n'ont pas de temps, pas de moyens, reçoivent des reproches, voire des injures lors des refus, et pourtant ils se battent encore, ici et sur place! Et ce, pour les enfants, toujours.
Ce qu'il faudrait ce sont plus de temps (de moyens, de personnels) pour prendre en charge plus de dossiers : mais nous somme sloin du compte.
Comme d'hab, je suis à 100% d'accord avec Moushette : quand je serai grande je veux écrire comme elle!

Jean-Vital de Monléon a dit…

Conclusion si vous êtes célibataire et que vous voulez adopter, il vaut se prénommer Véro !

Anonyme a dit…

Je ne déteste pas les OAA, je n'ai pas fait appel à eux car je n'étais dans les critères de pratiquement personne : + de 45ans, célibataire et comble désirant un bébé ..., que ces organismes fassent au mieux de leurs possibilités avec leurs critères bons ou mauvais, et qu'on nous laisse l'adoption individuelle, je suis pour, grâce à elle j'ai eu un magnifique bébé de la manière la plus merveilleuse qui soit à mes yeux : le faaamu !
A quoi bon invectiver les uns et les autres, ça ne fait pas avancer l'adoption internationale, quant à l'adoption nationale : peut-être que là il y a des réformes à faire pour que les enfants privés d'amour, élevés (si on peut dire) dans l'indifférence et la misère (morale et physique) puissent être déclarés adoptables et aient la chance de connaitre le bonheur et la chaleur d'un vrai foyer.
Evlyn'

Misou a dit…

Merci pour vos articles toujours intéressants et qui suscitent tant de réactions !

Bien que notre dossier ait été refusé par tous les OAA, je ne comprends pas trop qu'on leur reproche d'appliquer des critères de sélection, car comment feraient-ils autrement ? Ils n'ont pas assez de moyens pour traiter toutes les demandes qu'ils reçoivent, ni des enfants "disponibles" pour tout le monde. Et même s'ils ne peuvent pas recevoir tous les postulants en entretien, on ne peut pas affirmer qu'ils ne tiennent compte que de quelques critères "faciles" (célibataire, âge...) et pas des rapports, puisque la plupart les demandent. Et puis, les adoptants ont bien des critères sur l'âge ou l'état de santé des enfants qu'ils souhaitent adopter, alors pourquoi pas des critères pour les parents ?
C'est facile de critiquer, mais rien n'interdit à quiconque d'essayer de monter un OAA basé sur d'autres critères (mais ceux qui seraient refusés trouveraient sans doute ces critères tout aussi injustes).
Pour ne pas sélectionner, quelle autre solution que les tirages au sort de l'AFA, que la plupart des gens trouvent scandaleux ?

Stéphane a dit…

Que dire de plus.

Oui, les OAA n'ont pas de moyens. Certaine sont limite (rare et même très rare).

Et des truc tout bête comme mettre une enveloppe timbré et notre adresse pour avoir une réponse ou écrire plusieurs fois pour montrer notre volonté et notre persévérance ... ces petits trucs je les ait appris par les OAA que j'ai rencontré par la suite et il n'y à pas d'information après l'agrément, c'est démerdez vous, point barre !

Anonyme a dit…

Sans doute que les critiques envers les OAA proviennent d'expériences particulières négatives, et donc ne sont pas généralisables... Ceci dit, ce sont toujours les mêmes arguments qui reviennent : sélection sur des critères a priori (situation de famille et âge le plus souvent, revenus confortables et statut social de temps en temps), dissimulation de cette sélection derrière l'argument "trop de dossiers" (alors que dire à une solo ou a des "vieux" pourquoi ils n'ont pas été pris leur permettrait de ne pas se fracasser auprès d'autres OAA... c'est toujours un peu de souffrance économisée), etc... il y a donc sans doute du vrai.
Pour ma part, je n'en veux pas aux OAA (nous avions été "pré-retenus" par 3 OAA avant de préférer l'individuel, qui permet, entre autres, de vivre un peu avec son enfant dans le pays d'origine et de faciliter ainsi la transition).
Par contre, je ne pardonnerai jamais à cette responsable d'OAA (et une très grosse OAA, sans doute la plus connue en France), qui après nous avoir accepté a changé d'avis, en nous assenant un "ah, mais si on DONNAIT un enfant à toutes les femmes de 39 ans et demi, où irait-on ?". (pourtant on a été gentils, promis-juré !)
Merci madame, vous avez grandement contribué à donner une image positive des OAA, à discréditer les services sociaux qui délivrent des arguments à des vieux-quasi liquéfiés de 39 ans et demi, à instaurer le respect des parents adoptants, et surtout à crédibiliser l'argument (au demeurant très vrai) : "on donne une famille à un enfant et non un enfant à une famille". En outre, votre attitude nous a décidé à mener l'aventure en individuel.
Mais évidemment, à partir de là, je me garderais bien de généraliser.

Delphine a dit…

Effectivement les OAAs font un travail formidable.

Mais une des critiques récurrentes qu'on entend à leur sujet, c'est leur manque de communication.
Ils savent peut être gérer un dossier, mais alors gérer l'attente des parents, ça souvent, ils savent pas.

Combien de parents en attente se font envoyer sur les roses (plus ou moins poliment) quand ils appellent pour prendre des nouvelles de leur dossier ? Combien se font "interdire" de parler de leur OAA, de leur dossier et de leur attribution sur les forums ou les blogs, mettant les parents en porte à faux les uns vis à vis des autres (alors que les forums sont souvent une des voies les plus fiables pour avoir des infos sur l'avancement des dossiers !) ?

Bref oui ce sont des bénévoles, mais des bénévoles qui ont tellement la tête dans le guidon qu'ils en oublient parfois d'être humain.

Et je ne parle pas de notre cas perso : acceptés par une OAA pour la Colombie, pris de haut pendant un an parce qu'on s'inquiétait de ne pas être accetés par l'ICBF, et apprenant par hasard (la psy de l'OAA qui nous appelle en loucedé car la directrice ne voulait pas nous prévenir avant d'avoir tout tenté) que notre dossier était en fait refusé après que l'OAA a fourni 4 compléments psy, compléments dont nous n'avions jamais entendu parlé...

Donc oui leur boulot est essentiel et admirable (vraiment !), mais ça n'empêche que certains ont une marge de progression sur certains sujets.

Anonyme a dit…

eh ben nous, on est super content de la petite OAA qui nous a permis d'agrandir notre famille. L'adoption individuelle nous semblait risquée et nous ne regrettons pas notre choix. Nath

tigresses a dit…

Le sujet tombe à point nommé !! Je viens de faire une formation sur l'adoption tardive.. avec, et c'est une grande première pour moi, des OAA et des personnels ASE !! Il n'y avait que moi, pour le moment, en "stand by" du monde institutionnalo professionalo associatif !!
Je sais que certains ont payé leur formation sur leurs propres deniers...
La mixité m'a beaucoup appris de ce qui se vivait de part et d'autres et comme souvent, le dialogue invite la tolérance, le respect de l'autre et la compréhension tout simplement !
Hélène.
P.S : une OAA était bien représentée, mais je ne vous dirai pas laquelle :))

Anonyme a dit…

Je n'ai rien contre les OAA en général. Elles n'ont pas de moyens et font de leur mieux. Et comme partout il y a du bon et du "beaucoup moins bon" dans les OAA. Mais je n'aime pas que les autorités de ce pays montrent ces OAA comme le bon chemin sans leur donner les moyens de leur politique : personnel et formation. Car oui, ce qui me choque le plus ce sont les trop nombreux exemples autour de moi du manque de professionalisme des OAA. De nombreux parents se tournent vers les OAA pour les accompagner dans l'inconnu et l'aventure. Mais pour ma part mon choix a été dans ce cas, d'etre seule plutot que mal accompagnée.

cerisette a dit…

Eh non, il ne faut pas s'appeler Véro pour être acceptée par un OAA. Malgré mes 44 ans - au moment de la candidature - et mon statut de solo, j'ai été acceptée par une petite OAA. Certaines choses m'ont surprise, d'autres m'ont déçue mais aujourd'hui Salomé est à mes côtés. Alors, d'un côté, je leur suis reconnaissante de m'avoir orientée vers une fillette d'un âge tout en haut de la fourchette de mon agrément mais de l'autre, j'ai toujours en travers de la gorge leur absence au lendemain du séisme haïtien. C'est une maman adoptant en individuel qui m'a appris que ma fille était toujours en vie et lorsque j'ai retransmis l'info à mon OAA, j'ai eu droit au joli commentaire suivant : "En vie ne signifie pas en bonne santé !" Réconfortant, non ?
Alors, oui, je pense qu'ils étaient trop petits, composés uniquement de bénévoles qui se font pris la même claque émotionnelle que moi à l'annonce du séisme, pleins d'empathie mais.... je reste blessée.
Cependant, j'en veux beaucoup plus à une très grosse OAA qui ont juste lu que j'étais solo lorsque je leur ai envoyé ma candidature et je les détesterai toujours pour le mal qu'ils ont fait à deux couples d'amis qu'ils ont trimballés lamentablement, les saccageant psychologiquement avant que de renoncer à les accompagner dans leur projet !
Sabine et Salomé, chipie câline de 6 ans

Gurvan a dit…

Nous sommes devenus parents grâce à une oaa, nous en avons détesté une autre dont le manque de tact nous a blessé: de quel droit juger nos vies? A mon sens le fond du problème tient en 2 points: agrément peu crédible (on veut tous des bébés, mais les enfants adoptables sont plus vieux, plus bronsés, plus malades) et manque de moyen ( voir subvention afa et budget global des oaa, moushette en parle très bien. Avec peu on fait peu ou mal ou partiellement)
Corinne maman de victor grâce à mdm

Bernardo a dit…

"... on s'aperçoit vite après l'adoption, que l'adoption qui réussit c'est celle où l'enfant a adopté ses parents "

Tu vois que tu dis pas rien que des bêtises !

On peut tirer le rideau : tout est dit. Le reste c'est de la littérature.

TamaitiJulien a dit…

Merci Jean et Bernardo de souligner cette nécessaire adoption réciproque pour qu'il s'agisse d'une filiation réussie.
Et ce n'est pas le privilège des seuls enfants adoptés, en ce sens où c'est la même chose pour les enfants biologiques...ou autres : on ne choisit pas ses parents, mais on peut choisir de les adopter.

Armelle a dit…

Etre professionnelle dans un OAA, malgré tout l'intérêt que porte le SAI à mon projet associatif qui date de presque 3 ans : ça n'est pas encore fait, reste surtout le problème de la subvention de mon emploi, mais ça n'étonnera personne. Pourtant le rapport de JM Colombani dit bien que c'est le gros problème en France, pour renforcer les OAA, il faut passer par davantage de professionnels en leur sein. Si j'ai bien compris le rapport de la cours des comptes, le budget de l'AFA n'est pas dépensé tous les ans alors pourquoi ne pas répartir ce gros "restachou" d'argent vers les OAA qui se professionnalisent ? Suis-je illogique ? Naïve ? Ou juste pleine d'espoir après 6 ans de travail bénévole pour aider des adoptants dans leurs démarches ? Peut-on être efficace indéfiniment en bénévolat ? Doit-on brader ses diplômes et compétences pour des convictions, alors que quelque part l'argent existe ? En cette fin d'année, je fais des vœux pour la prochaine, en voici un :
- que l'adoption trouve un nouvel essor en France, pour que d'autres aient comme moi la chance d'être maman à 40 ans célib ou pas !
Armelle

Carole M a dit…

Pour quelles raisons faudrait-il que l'on oppose sans cesse adoption individuelle avec adoption par OAA ou adoption par AFA ? Tant que la démarche est belle, ce qui est important n'est-il pas qu'un enfant vive avec l'amour d'une famillle et qu'une famille puisse se créer ? Carole ayant adopté avec fierté 3 enfants en procédure individuelle mais qui aurait aussi bien pu les adopter par un OAA.