vendredi 4 décembre 2009

Feno

Un petit message intimiste ou "Hello Kitty", je ne parle pas trop de ma vie privée, mais j'avais envie de dire un mot sur ce bonhomme.

Je crois que je ne vais pas trop vous étonner, mais depuis quelques semaines avec ma femme et mes enfants nous sommes devenus les parrains d’un petit garçon. Il se prénomme Feno, a bientôt 6 ans, il habite (vous l’auriez deviné) à Akany Sambatra, je pense que ce qui a été fait pour lui là-bas a permis de lui sauver la vie, tant son petit frère et lui étaient dans un état catastrophique il y a 6 mois en arrière. Depuis ils ont fait leur petit trou, et sont redevenus joyeux.

Il est très beau, mais je ne vous montrerai pas sa photo (pas de raisons ! Je ne vous ai jamais montré celles de mes enfants !).
Ce que j’ai vu à Akany Sambatra, m’a enlevé tous mes doutes sur le parrainage (besoin de voir des choses concrètes le docteur !), je suis content de le faire avec FSF, et touché qu’un enfant d’Akany Sambatra ait eu besoin de nous, peu de temps après mon retour en France.

Voilà c'était un tout petit message pour Feno, pour lui dire combien je suis très fier d’être son parrain et que nous espérons pouvoir l’accompagner tout le temps où il aura besoin de nous !
Et puis il faut vite retourner à Mada pour le voir "pour de vrai", car il était à la piscine quand je suis allé chez lui !

9 commentaires:

Brigitte & lilou a dit…

bienvenue à Feno !
c'est un belle famile qui le parraine
brigitte

Lise a dit…

Le parrainage est une chose merveilleuse. J'ai parrainé pendant des années une petite fille de 7 ans qui est devenue infirmière à 18 ans, en Inde. Jamais je n'ai été aussi fière de la "rentabilité" des (faibles) sommes investies et l'émotion de la voir grandir au travers de ses lettres et dessins fut grande.
j'avais 25 ans au début - 37 ans à la fin mais jamais je n'oublierais cette enfant.
Grande fut aussi la joie de savoir que toute sa famille profitait de ce parrainage, les frères et les soeurs bénéficiant par ricochet de cette instruction de leur soeur aînée, permettant à une ONG de suivre la famille et enfin, permettant à cette jeune femme de gagner le respect des siens dans un pays ou les femmes ne sont pas toujours bien considérées. Elle a certes aidé sa famille mais j'ai aussi la quasi certitude que ses futurs enfants iront à l'école et sortiront ainsi d'une trop grande précarité.
Mais le parrainage nécessite une certaine maturité, une distance afin de gérer cette relation au mieux de l'enfant, dialoguant avec lui via les ONG (il a besoin de cet intérêt extérieur qui lui ouvre la porte des rêves parce que pour nous "rien n'est impossible" en tout cas pas devenir infirmière)mais sans se substituer aux parents, fragilisés mais présents , en leur gardant toute leur place et en s'abstenant de faire du "colonialisme intellectuel".
Pas simple pour une jeune femme de 25 ans qui fut peu entourée par l'ONG en question et qui dut donc trouver seule les réponses à ses trop nombreuses questions, incertitudes et craintes de se faire "envahir"... Trouver la bonne distance et le bon ton fut difficile et cette jeune enfant en fit certainement les frais.
j'espère aujourd'hui, quelques 15années plus tard, reprendre ce chemin là, avec ma fille adoptive cette fois pour partager avec elle ce lien au travers des océans avec un enfant inconnu. et qui le restera.

Anonyme a dit…

euh... j'ai quand même l'impression qu'il y en a un qui est en couverture de votre blog rugby (qui me fait bien rigoler moi la Toulousaine de coeur)?

Anonyme a dit…

EUh ... le petit bonhomme sur votre blog de rugby, il est pas à vous ????

Jean-Vital de Monléon a dit…

Euh... les anonymes, le petit bonhomme viril et correct sur mon blog rugby (et non mon blog adoption) est là car il s'agit du capitaine de l'équipe de France 2023, qui rapportera (enfin) à la France le trophée William Webb Ellis.

Image prémonitoire !

Jean-Vital de Monléon a dit…

Quant aux photos de mes filles ainées, il n'est pas question que je les montre à la foule, car j'ai déjà dû grillager ma maison, acheter deux pittbulls croisés rotweiller et un fusil à gros sel pour éloigner les ados transis !

Lise a dit…

Pour JVM
les anonymes en fait c'est moi... mais parfois je n'arrive pas à poster mes commentaires sous mon nom : je n'ai jamais été très douée en informatique.
bon pour la suite je sais déjà que je dois acheter des pitbulls et du grillae pour protéger ma Sarah de ses amoureux déjà transis à 8 ans !!!
Lise

Bernardo a dit…

Tes filles aînées, ami Zorro, tu peux leur conseiller d'aller sur le site de l'APAEC (y'a un lien sympathique sur ce blog). En page d'accueil, on y voit un jeune séducteur séduisant, charmeur et charmant, sourire aux lèvres dans son maillot colombien sur le semi-marathon de Paris.
Il ne sera ni Miles Davis, ni Walter Spanghero, mais Xavier Benjamin ...
Le 7 mars, on réédite notre opération d'aide aux enfants de Cali (10.000 euros chaque année).60amigos, dont Xavier, courent pour leur venir en aide.

Brigitte et Eric a dit…

Avez-vous des nouvelles de votre filleul Feno à nous donner ? Notre fille Nina a passé ses premières années en sa compagnie, il reste un de ses grands souvenirs (et pour nous aussi) et elle nous demande régulièrement où est son ami. Le centre Famille sans frontière a fermé dans les conditions que nous savons. Feno a-t-il été admis dans celui d'Aïna ? Merci