jeudi 23 juin 2011

Parigots, têtes de veaux




Cela fait longtemps que je voulais écrire ce message, à l'origine il devait s'appeler : « les jours, où je suis pas très fier de moi ». Mais finalement, je trouve assez amusant que deux billets écrits en même sur mes deux blogs portent le même titre. Même si je vais passer pour le gros plouc raciste.

Quels sont les jours où je ne suis pas fier de moi ?



Cela m’arrive finalement assez souvent :



C’est par exemple, lorsque je demande à une maman dont je suis l’enfant en consultation : « le petit frère c'est pour quand ? » Et que celle-ci, rougissante me répond : « non je ne suis pas enceinte, j'ai juste pris un peu de poids ». Là je peux vous dire que je passe sous mon bureau , afin que plus personne ne me voit jamais, jamais, jamais !





C'était par exemple, le matin de la journée Élisabeth Rousseau lorsque mon ami Chang, taquin et goguenard comme il sait souvent l’être me balance : « alors un peu pressé et un peu stressé ce matin ! », Et que je comprends que le conducteur de la voiture, qui m'a très légèrement grillé la priorité, et que j'ai copieusement klaxonner : c'était lui. J'ai déjà avoué sur les ondes (Autoroute Info) que je n'étais pas un calme au volant. Je m’en repens et j'en ai honte !




Mais ce qui me donne le plus de de honte, c'est commettre une injustice. J'en avais commis une grosse sur ce blog il y a quelques mois et en bon adepte de l'autocritique je vais maintenant la réparer.

Les blogs sont dangereux, on oublie parfois qu’il ne s’agit pas de journaux intimes et que finalement beaucoup de gens les lisent. Je devrais me méfier, car avec près de 1000 de connections par jour en 2010, je ne suis pas seul dans ce journal intime.





Celui qui m'a initié aux joies du blog, c’est un curé (si, si c’est vrai, ne croyez pas que je vous raconte un blague de Toto, son blog est d'ailleurs en lien ici). Certaines mésaventures lui sont arrivées :




Il se moque dans son blog de son « collègue » traditionaliste de la rue d’à côté, en soutane et col romain. Boum : celui-ci lui met un petit mot sur son blog ! Cela c’est fini à l’apéritif.




Il allume un « confrère » américain, jeune prêtre, beau gosse qui participe à des tournois de poker télévisé afin de remplir les caisses de sa paroisse : Boum, celui-ci parfaitement francophone et lecteur de blogs outre-Atlantique lui dépose un mot sur son blog ! La distance était trop lointaine pour se permettre un apéro.





Parfois on espère que son blog soit lu, mais il me semble qu'à d'autres moments on ne s’en rend pas du tout compte. Lorsqu'il y a quelques mois, j'allumais une journaliste de la capitale, qui s'étonnait que la principale consultation adoption d'Europe soit basée dans la misérable ville de Dijon je dois avouer que j'espérais peut-être qu'elle lise ce billet. Billet particulièrement lourdingue, surtout lorsque j'ai découvert secondairement combien cette journaliste était sympathique et surtout pas aussi parigote que cela.





J'avais tapé, méchamment, bêtement sur la mauvaise personne, même si elle ne me le demandait pas je m'en suis excusé et je m'en excuse encore.

Toujours est-il que le parisianisme est une catastrophe. Plus que parisianisme c'est le centralisme de notre pays qui est horripilant.





Prenez garde de ne pas me faire dire ce que je ne de ce que je n'ai pas dit. J'ai des amis parisiens (si,si), j'ai de la famille à Paris, je pense que Paris est une des plus belles villes du monde, j'ai adoré le dernier Woody Allen qui rend hommage cette ville. Mais les parisiens doivent se rappeler que leur ville n'est pas le centre du monde, et que les ploucs sont tout aussi capables de grandes choses.








La première chose c'est d'arrêter de parler de la province et des provinciaux, pour parler de régions aussi différentes que la Bourgogne, la Bretagne, la Provence, le Pays basque, l’Aquitaine, la Normandie et j'en passe. Cela me hérisse autant que lorsque pour parler des pays d'origine des enfants adoptés, j'entends certains parler de « ces pays-là ».




Les journalistes, les politiques sont souvent les champions dans leur précipitation, leur facilité de prendre un avis au plus près plutôt que de chercher à quelques centaines de kilomètres un peu plus de compétences. On a bien vu le « niveau » des intervenants en 2010 pour parler de l'adoption d'Haïti. Les familles continuent à en payer les conséquences : la réplique actuelle du séisme étant le refus des adoptions plénières. Le passage devant le tribunal serait sans doute moins stressant si tout et n'importe quoi n'avait pas été dit par des incompétents de la capitale.




PS : l'image c'est pas pour le parisien tête de chien, c'est pour exprimer mon mea culpa !

6 commentaires:

Brigitte & lilou a dit…

ah ! je ne me reconnaissais pas dans ce chien, mais c'est vrai que je suis boulonnaise pas parisienne... différence subtile mais réelle ;-)
brigitte

Jean-Vital de Monléon a dit…

Brigitte vous vous êtes une parigotte qui sais que même loin de Paris on peut très bien manger !

J'ai vu "votre" livre sur les sandwiches lors d'un passage récent chez votre "protégé".

Brigitte & lilou a dit…

:-) merci
il est beau ? hein ? (pas mon protégé quoi que ...) le livre...
Brigitte

Laure a dit…

Moi j'aime bien le petit chien et je ne me sens pas offensée ( en tant que Parisienne ... c'est pas de ma faute...) que ce petit amour soit une représentation des "Parigots"... Hi, hi, hi... Trop mignon!!
Bises, Laure http://suivre-mon-etoile.blogspot.com/

Mamaucy a dit…

tiens il n'y a que des parisiens et assimilés qui ont lu le blog ces jours ci (remarque perfidissime de parisiennissime) ?
La photo est rigolote.
signé : une parigote tête qui vote (et en plus le mot de passe pour valider ce commentaire c'est DOGic :=))

katell a dit…

Non Non , les provinciaux expatriés lisent aussi à 15000 kms de la capitale !!!mais bon , là on ne compte même plus ...
Je suis parfaitement d'accord , il est dit tout et n'importe quoi sur les compétences des pros loin de la capitale et pourtant , je peux témoigner que mes petits loups ont été mieux soignés et considérés à Nantes puis à Papeete que dans un grand hôpital Parisien ...ou ils ne remettront plus jamais les pieds !!!

Katell , maman de 4 engins de bonheur d'ici et d'ailleurs ... qui attend la plénière de son petit gars d'Haiti !
http://breizhfenuamichler.blogspot.com/